Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mardi 30 octobre 2007

Dans le monde qui se construit sous nos yeux, même si nous vivons tous sur la même planète au même moment, les pays évoluent pourtant, quant à eux, dans trois temps différents :

1) l'Europe et une partie de l'Occident vivent dans un temps "post-national" : ce qui importe c'est moins la puissance des nations que la solidarité qui les lie par des règles de droit, rendant toute idée de guerre impossible. Dans ce contexte, l'idée-même "d'Europe-puissance" paraît à certains désuète, "d'un autre temps", justement.

2) les pays émergents, pour leur part, vivent pleinement le temps "national". Ce qui compte, c'est le développement de sa propre puissance. C'est le temps de l'affirmation de soi.

3) d'autres pays, enfin, rongés par la pauvreté et la guerre, vivent dans un temps "pré-national". On n'en est pas encore à l'affirmation de la puissance, mais à celui de la construction de ses fondations, c'est-à-dire d'une identité nationale et des institutions pour la faire vivre.

Dès lors, comment rendre sûr et harmonieux un monde dans lequel les pays ne partagent pas les mêmes ambitions pour eux-mêmes ?

- pour les pays de la 1ère catégorie, il s'agit de convaincre l'opinion que "l'Europe-puissance" n'est pas un retour en arrière mais une nécessité imposée par le reste du monde. L'utopie post-nationale a, pour le coup, un temps d'avance : il faut la promouvoir sans y succomber ;

- pour les pays de la 2ème catégorie, il s'agit de mettre en garde contre les excès d'une affirmation de soi trop forte. L'expérience européenne le prouve : elle peut conduire au pire. Il s'agit de les convaincre que la puissance solitaire est, pour eux-mêmes, moins pertinente que la puissance assise sur des liens transnationaux forts ;

- pour les pays de la 3ème catégorie, il s'agit de les aider à "habiter" le même temps que les autres et donc à bâtir les seules institutions qui permettent de construire l'avenir avec sérieux : des Etats, dignes de ce nom.

L'idée post-nationale est née en Europe avec la fin de la seconde guerre mondiale. Souhaitons qu'il ne faudra pas, à nouveau, une déflagration universelle pour l'imposer partout.

La promouvoir, donc, mais sans céder à la naïveté de croire que le reste du monde y adhère.

par sébastien publié dans : politique-monde
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Mardi 30 octobre 2007

J'ai fait un cauchemar !

Je me demande, en effet, si la progression des nationalismes un peu partout sur la planète n'est pas tout simplement inévitable. Je vois deux raisons à cela :

1) Il y a les pays qui ont du mal à s'adapter à la mondialisation.

La remise en cause des systèmes de protection sociale, la montée du chômage dans les couches de population les moins qualifiées, l'affaiblissement des institutions qui assurent un minimum de cohésion sociale, tout cela entretient la méfiance de l'opinion, invite à se retrancher derrière ses frontières, à se replier sur la nation.

N'est-ce pas là un des enseignements à tirer du "non" au référendum sur la Constitution européenne ? Et comment ne pas se rappeler aussi un certain 21 avril. Partout en Europe, dans les pays où la croissance demeure molle, progressent les partis de l'extrême.

De nouveau, battre sa propre monnaie, retrouver sa pleine souveraineté, voilà les signes d'un renouveau nationaliste.

Le nationalisme, pour sortir du monde.

2) Il y a les pays qui s'adaptent à la mondialisation.

La maîtrise et le développement des nouvelles technologies, les découvertes dans le domaine de la recherche, l'acceptation de la mobilité professionnelle et la perception du risque comme une chance et non comme une menace, voilà qui construit une société à l'aise dans le monde tel qu'il va.

En contrepartie, l'acceptation de la précarité sociale, de la privatisation de pans entiers du service public, à commencer par la santé et l'éducation, passent par le renouveau de l'idée nationale : c'est bien parce qu'elle a conscience de travailler à l'essor de la nation tout entière que l'opinion accepte la remise en cause de certains avantages.

N'est-ce pas la fierté nationale, le culte de sa propre puissance, qui donnent aux Américains, comme aux Chinois, le désir d'avancer, en dépit de conditions sociales parfois douloureuses?

Le drapeau comme antidote à la douleur. Le nationalisme, pour vaincre dans la mondialisation.

Ainsi, que l'on désire s'écarter du monde ou, au contraire, s'y déployer avec force, il me paraît, j'ai bien peur, que cela soit, à chaque fois, au bénéfice d'un idéal dont on sait qu'il porte en germe les pires malheurs.

par sébastien publié dans : politique-monde
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Dimanche 1 juillet 2007
Ce qui est bien avec le cable et l'explosion du nombre de chaînes mises à notre disposition, c'est l'éventail de points de vue qui est proposé et qui, en retour, nous oblige à nous interroger sur ce que nous pensions juste ou injuste.

La journée d'hier est un bon exemple. A l'aéroport de Glasgow, en Ecosse, une voiture vient se fracasser contre un bâtiment de l'aéroport. Des dégâts, bien sûr. La peur, naturellement. Mais, au jeu froid du décompte des victimes, voilà un accident qui ne bouleverse pas tant que cela les choses : seules deux victimes en situation critique, ce sont celles qui conduisaient le véhicule ...

Et pourtant, les journaux font la "une" sur cette affaire et les JT "ouvrent" sur cet évènement.

Tous les JT ... sauf un ! Sur Al Jazeera (programme 72 sur Freebox), on préfère titrer sur les 65 civils tués le même jour en Afghanistan à la suite d'une opération de l'OTAN. On diffuse l'interview du ministre australien des affaires étrangères, en visite sur place, qui parle d'accident. On enchaîne sur les 7 palestiniens tués le même jour dans la Bande de Gaza à la suite d'une intervention israélienne. On poursuit sur l'attaque américaine dans le quartier al-sadr à Baghdad.

Puis, on a droit à un excellent reportage sur les effets de l'agent orange au Vietnam, diffusés par les Américains lors de la guerre du même nom. Photos de bébés monstrueux en guise d'images ... Et cet amer constat : les Etats-Unis refusent toujours de reconnaître leurs responsabilités. L'évidence s'impose : les Etats-Unis onta attaqué Saddam parce qu'il était supposé détenir des armes chimiques, et ils refusent dans le même temps de reconnaître leur propre emploi de ces armes au Vietnam, avec ces conséquences sur la population et l'environnement.

L'augmentation du nombre de chaînes d'information est une chance. Elle permet de ne pas avoir une seule vision du monde, celle que l'on développe, presque malgré soi, à force de toujours entendre les mêmes raisonnements.

C'est de la confrontation de nos visions, de nos perceptions, que naîtra une meilleure compréhension, indispensable à la préservation de la paix.

Donc, si vous avez Free, n'hésitez pas à visiter le canal 72. De surcroît, c'est excellent pour improver son english !
par sébastien publié dans : politique-monde
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Samedi 5 mai 2007
Non, la Terre ne s'arrête pas de tourner en dépit du second tour de l'élection présidentielle ! Et il s'y passe même des choses intéressantes si l'on prend le temps de la regarder un peu :

- en Estonie, le Gouvernement souhaite déplacer un monument dédié aux morts soviétiques qui ont libéré le pays, du centre-ville en banlieue de Talinn, la capitale. Les Estoniens voient, en effet, dans ce monument davantage l'expression de la domination soviétique que la libération de son peuple ... Colère de Moscou, qui laisse les supporters de Poutine menacer ouvertement l'ambassadrice estonienne en Russie à l'occasion d'une conférence, en même temps qu'ils s'autorisent dans l'impunité le blocage de l'ambassade ;

- En Turquie, des manifestations monstres pour défendre la laïcité contre le risque de voir à la tête de l'Etat un chef du parti islamiste remettre en cause cet héritage.

Quelles leçons ?

D'abord, que la paix n'est pas forcément consolidée par la progression des échanges et la croissance économique. L'Estonie a un fort taux de croissance et ses échanges avec la Russie voisine sont nombreux. La Turquie connaît une croissance élevée depuis plusieurs années. Non, ce qui échauffe les esprits, ce sont les symboles. Les marques de l'identité. Un monument aux interprétations diverses, d'un côté. La laïcité, cet héritage kémaliste, de l'autre. Il n'y a pas de société apaisée s'il n'y a pas le sentiment d'un partage de valeurs communes. L'identité est ce socle transverse sur lequel se fonde toutes choses.  Unité dans la diversité, c'était un beau slogan ... C'est surtout une nécessité vitale.

Ensuite, pour ceux qui en doutaient encore, la résurgence du nationalisme russe est la marque de la présidence de Poutine. Elle n'accepte pas encore que ses anciens satellites affirment leur souveraineté contre elle. Ne pas l'humilier, bien sûr. Mais, surtout, avoir à l'esprit qu'une Russie isolée est une Russie qui fait la guerre. Il faut oser s'ouvrir à elle, malgré cet état d'esprit, ou plutôt à cause de lui.

Enfin, dernière question : l'Islam est-il compatible avec la laïcité ? La Turquie est, à ce jour, le rare exemple d'un Etat musulman laïc. L'Islam qui entend réglementer toutes les activités de la vie peut-il accepter le principe d'un Etat qui sépare le temporel et le spirituel ? N'est-ce pas aussi cela qui se joue en Turquie ? 

par sébastien publié dans : politique-monde
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Vendredi 23 février 2007
Après l'échec en Irak, les Etats-Unis redécouvrent le problème palestinien. La théorie des dominos, qui allait démocratiser le Proche-Orient, sur le modèle Irakien, a raté. Dès lors, voilà le Département d'Etat revenu à des fondamentaux plus réalistes, prêt à reconnaître que le problème israélo-palestinien est, sinon la mère de tous les problèmes de la région, au moins son épine la plus douloureuse. Il est temps de s'en préoccuper à nouveau après 6 ans d'absence d'initiatives véritables.

Ainsi, Condoleeza Rice a-t-elle réuni Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas la semaine dernière. Cependant, rien de concret n'est sorti de cette rencontre au sommet, chacun reconnaissant seulement que la solution passe par deux Etats. Cela est déjà bien connu. Bush avait fait sienne cette solution en 2005. En somme, rien de nouveau sous le soleil.

Dans le même temps, Israël poursuit sa politique du fait accompli, en continuant la colonisation de Jérusalem Est. Elle continue de bloquer les taxes normalement dues à l'Autorité palestinienne. Elle construit un mur dont le tracé s'enfouit au-delà de la ligne verte, divisant les villages palestiniens. Elle refuse toujours de reconnaître un gouvernement issu des urnes.

Dès lors, quel crédit accorder au désir de paix d'Ehoud Olmert ? Quand les actes contredisent les pensées, ne demeurent que les actes et s'évanouissent les pensées.

Quel est donc cet Etat palestinien que sont prêts à accepter Israël et les Etats-Unis dès lors qu'on laisse s'implanter les colonies aux endroits stratégiques ?

La politique du fait accompli constitue la politique du pire.
par sébastien publié dans : politique-monde
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Vendredi 23 février 2007
Un évènement est passé à peu près inaperçu cette semaine alors qu'il constitue selon moi un fait marquant : Zilla Huma Usman, ministre des Affaires sociales de la province du Pendjab, au Pakistan, a été assassinée d'une balle dans la tête lors d'une rencontre avec des militants de son parti.

Le meurtre a été commis par un militant islamiste qui reprochait à Mme Huma de porter des vêtements non conformes au code vestimentaire musulman. Âgée de 35 ans, Mme Huma militait pour les droits des femmes.

Le suspect avait déjà été arrêté il y a deux ans pour le meurtre de deux prostituées, mais libéré faute de preuve. Il aurait commis d'autres agressions contre des femmes pour des questions de moralité.

La ville de Gujranwala, où l'assassinat a été commis, a connu des émeutes en avril 2005, après que la police eut empêché des militants islamistes de perturber une épreuve sportive à laquelle participaient des femmes.

Plusieurs enseignements, selon moi, de ce tragique évènement :

1) Le terrorisme est d'abord un problème du Sud, comme le montre encore l'attentat du train de l'Amitié entre l'Inde et le Pakistan qui a fait plus de 60 morts. Si le Nord n'est pas sécurisé, il est néanmoins moins touché que le Sud. Le combat contre le fanatisme est un combat contre l'obscurantisme où qu'il soit, et sûrement pas le choc entre diverses civilisations ;

2) Le terrorisme vise tout le monde en général mais les femmes, aux yeux de ces assassins, constituent une cible de choix, encore plus justifiée que les autres, selon leur idéologie ;

3) A ceux qui en douteraient encore, la vraie fracture n'est pas entre l'Occident et l'Islam, elle passe à l'intérieur de ce dernier, entre l'Islam dit des Lumières, cher à un Malek Chebel par exemple, et l'islam fondamentaliste, ce fascislamisme, comme le nomme Bernard-Henri Lévy ;

4) Dès lors se pose la question de la manière dont nous pouvons lutter contre cet extrémisme. "Comment guérir un fanatique ?" (Amos Oz), voilà la question qui se pose, comment vaincre une idéologie totalitaire qui ne veut le monde qu'à son image et qui refuse l'Autre ? Voilà le défi pour demain.

par sébastien publié dans : politique-monde
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Lundi 28 août 2006

Certains pensent inéluctable le passage du libre-échange en économie à la démocratie politique. Comment accepter, en effet, d'être libre lorsque l'on fait des affaires et censuré lorsque l'on fait de la politique ? L'ouverture de l'un devrait, en toute logique, assurer l'ouverture de l'autre. C'était le pari de Clinton au moment où la Chine s'apprêtait à faire son entrée à l'OMC.

Pourtant, deux évènements récents amènent à douter d'un tel engrenage vertueux :

- c'est, dabord, Yahoo et Google qui acceptent de jouer les mouchards pour le compte du régime chinois, en faisant en sorte que leurs moteurs de recherche ne puissent recenser les pages censurées par le gouvernement. Ce compromis doit être, pour les entrepreneurs américains, le prix à payer pour conquérir le vaste marché chinois ;

- c'est, ensuite, Wal Mart, le distributeur américain, qui décide, quant à lui, d'intégrer une cellule du parti communiste dans un de ses magasins chinois, pour s'assurer de la sorte le contrôle des mouvements sociaux.

Ainsi, loin de diffuser un message de liberté politique, les entreprises américaines font le jeu du gouvernement chinois parce que c'est leur intérêt financier qui en dépend. L'économie se marie ainsi très bien avec la dictature.

D'ailleurs, cela n'est pas la première fois. Dans le Japon de Meiji et d'entre les deux guerres, et encore, par exemple, dans l'Etat singapourien de Lee Kuan Yew, l'essor économique s'est conjugué avec une sévère limitation des libertés fondamentales.

La démocratie n'est donc pas une forme achevée de gouvernance, vers laquelle se dirigeraient inéluctablement l'ensemble des pays du monde, à raison de leur niveau de développement. C'est un choix de gouvernement, qui doit être sans cesse défendu, surtout au moment où se lève à l'Est une autre forme de gouvernance, un capitalisme autoritaire, qui pourrait bien, un jour, servir de modèle au reste du monde.

par sébastien publié dans : politique-monde
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Jeudi 3 août 2006

Au début du VIème siècle avant Jésus-Christ, Nabuchodonosor avait envahi le royaume de Juda et décidé d'exiler à Babylone, la capitale de son empire, les Juifs qui y vivaient.

C'est en -539 que Cyrus II, le fondateur de l'empire perse, prend Babylone. Il décide alors de libérer les Juifs de leur exode. Il autorise 40 000 juifs à rentrer chez eux et à reconstruire leur temple.

Ainsi, Cyrus II a aidé les tribus juives à retrouver leur terre, reconstruire Jérusalem et pratiquer leur culte, là où Ahmadinejab, son lointain successeur, prône aujourd'hui l'inverse, mourrant d'envie d'envoyer les Juifs à la mer !

L'Histoire ne se répète pas toujours !

par sébastien publié dans : politique-monde
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Jeudi 20 juillet 2006

Hier, Bush a utilisé son droit de véto pour empêcher la mise en oeuvre d'une décision du Congrès autorisant les scientifiques à travailler sur les cellules souches à des fins thérapeutiques.

Le même jour, il s'est opposé à toute résolution du Conseil de sécurité visant à instaurer une force d'interposition internationale, sous légide de l'ONU, dans le Liban Sud afin de désarmer le Hezbollah, au motif qu'Israël serait en droit de se défendre par elle-même.

D'un côté, la préservation d'êtres en devenir, encore à l'état de promesse, au nom d'une morale personnelle et au mépris des espoirs suscités par la science. Défendre la vie avant qu'elle ne soit là.

De l'autre côté, le soutien d'Israël, au mépris de la vie de civils, qui eux existent bel et bien. Ne plus défendre la vie ici présente. 

Les êtres en devenir comptent-ils donc plus, selon la "morale" de Bush, que les vivants d'aujourd'hui ? 

par sébastien publié dans : politique-monde
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Jeudi 6 juillet 2006

A ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe au Darfour, juste un chiffre en passant : le Darfour, c'est 10.000 morts par mois depuis fin 2003, dixit Jan Egeland, le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU.

Soit plus de trois "11-Septembre" tous les mois, depuis deux ans et demi.

Les choses sont peut-être plus parlantes ainsi. Sur l'échelle de l'horreur, dont le "11-Septembre", par sa force symbolique, constitue l'étalon, le Darfour semble atteindre un pic vertigineux.

Malheureusement, le traitement médiatique ne paraît pas à la hauteur du drame et, par conséquent, l'opinion mondiale voit la chose de très loin.

Pourtant, ce sont eux-aussi nos frères d'humanité, les mêmes que ceux morts dans le World Trade Center.

Injustice jusque dans la tombe.

par sébastien publié dans : politique-monde
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