Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mercredi 16 novembre 2005
La France n'a pas la taille de ses ambitions. L'Europe n'a pas les ambitions de sa taille.
par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mercredi 9 novembre 2005

A la suite des élections législatives en Pologne, tous les observateurs pensaient que le parti vainqueur de la droite conservatrice s'allierait, pour obtenir la majorité à la Diète, avec le parti de la droite libérale. Les dirigeants de chacun des partis en avaient fait la promesse aux électeurs.

Aujourd'hui, on apprend que cette association ne verra pas le jour. La droite conservatrice a décidé de s'associer avec les populistes de droite et avec l'extrême-droite.

Les conséquences risquent d'être nombreuses : refus de l'euro, regain du protectionnisme, obstacles nouveaux pour les entreprises étrangères ; refus des différences d'ordre sexuel, politique nationaliste, consécration de la famille et des valeurs religieuses.

Il est étonnant de constater que cette évolution polonaise ne suscite guère l'intérêt des médias ou de réaction chez les hommes politiques.

On est loin de la levée de boucliers, initiée par Jacques Chirac, au moment où le parti extrémiste de Jorg Haider faisait son entrée dans le gouvernement de Wolfgang Schüssel en Autriche.

Signe que tout le monde se fait à la progression inexorable des partis d'extrême-droite en Europe ? Volonté de ne pas critiquer un résultat obtenu par le suffrage universel ?

Peu importe. En ces circonstances, il convient de rappeler des règles simples : l'Europe s'est consumée dans le nationalisme. La crise économique ne justifie pas le retour à des politiques qui mènent toujours au pire. Et doit toujours peser sur un Etat membre la menace d'une exclusion de l'Union dès lors qu'il remet en cause les valeurs sur lesquelles se fonde cette Union. Rappeler ces principes avant qu'il ne soit trop tard.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mercredi 2 novembre 2005

La Pologne s'est choisie un nouveau président : Lech Kaczynski. Et il est ouvertement homophobe.

En 2005, alors maire de Varsovie, il avait obtenu l’interdiction de la Lesbian & Gay Pride dans la capitale, tout en autorisant une manifestation homophobe d’extrême droite, la "marche de la normalité". Récemment, Lech Kaczynski proposait même d’interdire aux homosexuels d’enseigner.

Et pourtant, cet aspect du personnage n'est guère traité par les médias. Tout cela semble passer comme une lettre à la poste.

Le Parlement européen qui s'était justement offusqué des propos de l'italien Buttiglione au moment de la constitution de la Commission Barroso ne dit rien aujourd'hui sur l'élection polonaise.

Tout cela est regrettable et inquiétant.

S'il est bon d'exiger que les pays candidats se conforment aux règles qui prévalent au sein de l'Union en terme de libertés fondamentales et de droit des minorités, il est tout aussi indispensable de rappeler ces règles aux pays qui sont déjà membres de l'Union. Et mieux, de prévoir des sanctions pour les gouvernements qui reviendraient sur le respect de ces règles communes.

Sinon, le "modèle européen" que l'on vante au monde entier n'est qu'une chimère.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Lundi 4 juillet 2005

L'Europe paraît aujourd'hui, à beaucoup, trop éloignée. La plupart d'entre nous ignorons son fonctionnement et ses compétences. Elle souffre d'un "déficit démocratique".

Il existe, pourtant, une occasion régulière pour permettre aux citoyens de s'approprier cette construction : ce sont les élections parlementaires européennes au cours desquelles sont élus les futurs députés européens.

Les dernières élections ont connu un taux d'abstention record. Je ne crois pas que ce soit par désintérêt de l'opinion pour l'Europe. Le débat sur la Constitution a montré, au contraire, qu'il y avait une vraie soif de débats et d'échanges.

Simplement, le système électoral était tel qu'un record d'abstention semblait inévitable : on a découpé la France en 8 super-régions qui ne voulaient rien dire et on a appliqué un scrutin de liste proportionnel au sein de ces 8 super-régions.

Dans un tel système, le citoyen ne peut avoir de réponse à la question simple : qui est mon député européen ?

Or, si l'on veut rapprocher les citoyens de l'Union, il serait souhaitable que le citoyen puisse répondre facilement à cette simple question. Il faut que le député européen joue, pour les questions européennes, le même rôle que le député traditionnel pour les questions nationales.

D'où le besoin de modifier ce scrutin et, par conséquent, cette proposition :

- Arrêter le srutin de liste et revenir à un scrutin majoritaire à deux tours ;

- cela implique de redessiner les circonscriptions : elles seraient moitié moins que le nombre de députés auquel peut prétendre l'Etat-membre : en France, par exemple, au lieu de 8 super-régions, les élections se dérouleraient dans 36 circonscriptions ;

- ceci afin que ce soit un ticket de 2 députés qui gagne dans chaque circonscription. Pourquoi ? Parce qu'il est indispensable que les députés élus se partagent les tâches entre travaux au Parlement et explications dans leur circonscription. Un seul élu ne peut faire tout cela : il faut donc que ce soit un ticket qui représente la circonscription.

De la sorte, les citoyens sauraient mettre un visage sur leurs représentants à Strasbourg et à Bruxelles et ils seraient tenus plus régulièrement au courant de ce qui s'y passe.

Une réunion d'information régulière et obligatoire dans chaque chef lieu de département pourrait d'ailleurs être fixée par la loi.

Que pensez-vous de cette proposition ?

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Vendredi 1 juillet 2005

Elle a joué un grand rôle dans la victoire du "non" au référendum. Elle a rendu célèbre la corporation des plombiers polonais. Elle a permis des discussions sans fin sur la manière de prononcer "stein" en hollandais.  Hier dans la lumière, que devient notre chère directive Bolkenstein ?

Et bien, elle avance. Et pas dans le sens prôné par la France. Il y a, en effet, un signe qui ne trompe pas.

La directive suit ce que l'on appelle la procédure de codécision : elle devra être adoptée à la fois par le Parlement européen et par le Conseil, qui est l'instance qui réunit les membres des gouvernements.

Pour l'heure, la directive subit l'examen du Parlement.

Comme cela se passe en France, la directive est d'abord analysée par une commission parlementaire, en l'occurence la commission du marché intérieur.

Le rapporteur de cette Commission est une socialiste allemande : Mme Gebhardt. Elle a rédigé un rapport dans lequel elle propose l'exclusion du principe du pays d'origine, ce principe qui autoriserait des ressortissants communautaires à venir travailler en France selon les réglementations de leur pays d'origine.

C'était là une demande de la France. On se rappelle la "remise à plat" que Chirac appelait de ses voeux. La rapporteure a suivi la France. On entend déjà les cris victorieux et les sons de trompette ...

Sauf que ...

Sauf que, fait inhabituel, le rapport de Mme Gebhardt fait l'objet de plus d'un millier d'amendements , 1154 exactement, de la part des membres de la commission parlementaire.

Cela n'est pas normal. En effet, le rapporteur cherche toujours une position de consensus qui puisse emporter une majorité au sein de sa commission. Sinon, elle court le risque d'être discréditée. Et, on pourra même considérer, qu'en privilégiant ses propres idées sur celles susceptibles d'emporter la majorité, elle aura mal fait son travail.

Le nombre d'amendements est un signe du peu de consensus qui existe au sein de la Commission sur le rapport de Mme Gebhardt et, par conséquent, du fait que celui-ci semble davantage refléter des exigences politiques d'un moment (son rapport, en date du 25 mai, a été élaboré avant le référendum français) plutôt que les exigences de la majorité des députés européens. Dès lors, on peut parier à coup sûr que sa position est très vraisemblablement minoritaire.

Ce qui m'amène à penser sérieusement que seuls les Français croient aujourd'hui en la "remise à plat" de la directive !

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mardi 28 juin 2005

Les rapports se succèdent qui confirment la perte d'influence de la France en Europe. Nos positions sont régulièrement minoritaires. Nous pratiquons avec entrain l'examen critique, mais peu nombreux sont les textes dont on peut nous accorder la paternité. Bref, nous sommes davantage dans la réaction que dans l'action, ce qui irrite nos partenaires.

Pourquoi cela ?

Il y a bien sûr la perte d'influence qui est la conséquence des difficultés économiques que nous rencontrons. Pour prétendre être un modèle à suivre, encore faut-il véritablement en être un !

Mais, je crois, qu'il y a aussi une autre explication qui est souvent ignorée : il existe, en effet, une différence culturelle de taille dans la manière dont sont prises les décisions en France et en Europe, de sorte que les comportements traditionnels de nos hommes politiques ne conviennent pas au mode de décision européen.

En France, tout se joue en fin de procédure. Il est toujours loisible au Gouvernement ou à un député de présenter un amendement ou un sous-amendement à tout moment. Dans notre mode de décision, tout est toujours possible.

Les lois sont en outre suivies de décrets d'application puis d'arrêtés, enfin de circulaires, qui font que l'essentiel de l'influence doit porter au terme de la procédure.

Le mode de décision européen est différent, voire contraire.

D'abord, contrairement à ce que l'on pense, l'adoption d'un texte par le collège des commissaires, ne marque pas le début de la procédure. A bien des égards, tout est déjà joué.

Ces textes sont, en effet, les conséquences de consultations passées qui ont donné lieu à des études d'impact poussées et à des recommandations précises : ce sont les communications de la Commission, ainsi que les livres verts et les livres blancs.

Dès lors, le texte adopté par le collège des commissaires, par exemple la directive services en janvier 2004, est déjà porteur d'une orientation précise, d'une philosophie, qu'il sera difficile de modifier.

Le Gouvernement, qui ne sera pas d'accord avec cette philosophie, sera, déjà, en position défensive. Déjà dans la réaction.

Ensuite, la procédure législative, elle-même, oblige les gouvernements à intervenir tôt. Pourquoi ?

1) Les textes de la Commission sont examinés par des commissions du Parlement européen, qui proposent des amendements. Ces amendements sont ensuite ou non adoptés en séance plénière au Parlement. Mais, et c'est là le point important, il est très difficile de proposer de nouveaux amendements en séance plénière. La procédure le prévoit, mais dans des circonstances très exceptionnelles. Il ne faut donc pas attendre la plénière pour agir.

Ainsi, pour la directive Bolkenstein tant décriée, tout se joue actuellement en commission parlementaire. Surtout, amis français, n'attendez pas la plénière de septembre pour intervenir !

2) Ensuite, lors du passage en 2ème lecture au Parlement européen, le rapporteur de la commission parlementaire ne peut pas introduire de nouveaux amendements qui n'étaient pas en 1ère lecture, sauf élément vraiment nouveau. Voilà un frein supplémentaire pour ceux qui interviendraient tard dans la procédure.

3) De plus, les amendements en 2ème lecture ne peuvent être adoptés qu'à la majorité de la totalité des membres du Parlement, alors qu'en première lecture la majorité simple des présents suffit. Cette nouvelle majorité, en 2ème lecture, est donc plus difficile à obtenir.

4) Enfin, la procédure de codécision prévoit que le Conseil des ministres, qui constitue avec le Parlement européen l'autre branche du législatif, ne peut adopter des amendements du parlement européen, qui auraient été refusés par la Commission européenne, qu'à l'unanimité de ses membres. A 25, cela est impossible. La procédure invite donc à un travail de compromis avec la Commission, c'est-à-dire à un travail, bien souvent, à la marge du texte.

Bref, comme on le voit, la procédure européenne est telle que, plus on avance dans le temps, plus il est difficile en réalité d'agir sur les textes. Le contraire, en quelque sorte, du mode de décision "à la française".

C'est ce que j'appelle "l'explication culturelle" de la perte d'influence de la France en Europe.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mardi 21 juin 2005

La fondation Robert Schuman analyse ici les conclusions du dernier Conseil européen qui portent sur la ratification de la Constitution et sur le budget 2007-2013.

1) Sur la première question, la Fondation Robert Schuman estime qu'il faut d'abord travailler à la démocratisation du fonctionnement du système européen. C'est l'un des rares consensus qui unit les divers tenants du non : le fonctionnement de l'Europe n'est pas clair ; elle est trop éloignée des citoyens.

Les deux enquêtes Eurobaromètre, effectuées au lendemain des référendums en France et aux Pays-Bas, ne confirment cependant pas cette analyse : parmi les premières raisons invoquées au vote "non" figurent moins l'illisibilité des institutions européennes que des préoccupations nationales. 

Les citoyens se contenteraient volontiers d'institutions éloignées si elles étaient efficaces !

N'empêche, tout ce qui clarifie le système est bon à prendre.

La fondation propose en particulier la publicité des débats au sein du Conseil. Cela permettrait aux journalistes de mieux faire leur boulot. Cela interdirait également aux politiques, de retour dans leur pays, de faire peser le poids de décisions impopulaires sur le seul compte de l'Union.

Au-delà de cette disposition, on recherche vainement de nouvelles idées : "il conviendra de poursuivre cette discussion sur le défi démocratique à relever", preuve que les think tanks les plus créatifs paraissent eux-aussi assez désemparés aujourd'hui !

2) Sur la question du budget, la Fondation déplore la manière dont le débat s'est engagé.

Au lieu de penser d'abord en terme de contibution pour chaque pays, il faut au préalable se demander de quels moyens l'Europe doit disposer à partir de 2007 pour mener à bien les objectifs qui lui sont assignés.

Pour la Fondation, deux axes sont à mettre en avant :

- la solidarité avec les nouveaux membres, ce qui implique probablement un plafonnement au-delà du 1% du revenu national brut européen ;

- le recentrage sur les politiques qui favorisent la croissance (R&D, réseaux transeuropéens, ...).

Sur ce dernier point, la Fondation, sans le dire explicitement soutient vraisemblablement la méthode Blair.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mardi 14 juin 2005

Le dilemme de l'Europe ?

Soit c'est une Idée et elle n'a plus de frontières,

Soit elle a des frontières et ce n'est plus une Idée.

 

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Vendredi 20 mai 2005

Nous voici dans la dernière ligne droite.

L'occasion pour moi de faire le point sur ce que l'on perdrait en cas de rejet du traité. Pour voter en connaissance de cause.

Pas moins de 13 avancées, à mon avis, seraient alors remises en cause :

1) La majorité qualifiée ne serait pas assouplie (55% des Etats membres et 65% de la population dans le traité contre 72% du total des voix pour Nice). Plus difficile donc de prendre des décisions.

2) Le vote à la majorité qualifiée ne serait pas étendu, en particulier au domaine de la coopération judiciaire et policière, et à certaines décisions en matière de politique étrangère et de sécurité commune.

3) Les clauses-passerelles qui permettent de passer de l'unanimité à la majorité qualifiée ne seraient pas introduites. Avec Nice, il faudrait une ratification à l'unanimité des Etats membres.

4) La charte des droits fondamentaux ne serait plus contraignante pour les actes communautaires.

5) Le Parlement européen ne verrait pas ses prérogatives renforcées en matière de co-décision, notamment dans le domaine budgétaire.

6) les réunions du Conseil ne seraient pas publiques. Une occasion ratée pour ceux qui exigent justement davanatge de transparence dans le processus décisionnel.

7) les parlements nationaux ne seraient pas impliqués dans le contrôle de la subsidiarité.

8) Pas de ministre européen des affaires étrangères. Pas plus de service européen d'action extérieure, l'embryon pourtant d'une diplomatie européenne.

9) Pas de coopération structurée en matière de défense. Pas davantage d'Agence européenne de l'armement.

10) Pas de fusion des 3 anciens piliers en un seul : voilà qui est contraire à l'objectif de simplification pourtant réclamé par les tenants du "non".

11) La clarification des compétences entre ce qui relève de l'Union et des Etats membres ne serait pas opérée.

12) Pas de personnalité juridique pour l'Union et donc pas de possibilité de signer les traités, c'est-à-dire de devenir un acteur de la vie internationale.

13) Pas de Président permanent du Conseil européen. Maintien d'un système de rotation dont tout le monde reconnaît la faiblesse.

Voilà : treize points à avoir en tête au moment de déposer le petit papier dans l'urne.

Bon vote !

 

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Jeudi 19 mai 2005

Qui a dit :

"Je me désole de l'erreur collective d'appréciation commise par des journalistes militants sincères et convaincus de l'intégration européenne qui ont jugé que Nice était un échec, en décalage stupéfiant par rapport aux résultats" ?

Réponse : Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, le 12 janvier 2001.

Puisque c'est amusant, on continue. Qui a dit :

"Je ne partage pas le sentiment de ceux pour qui l'esprit européen n'a pas soufflé sur Nice. C'est le meilleur traité possible compte tenu des contraintes qui existaient et il permettra à l'Europe de demain de continuer à fonctionner avec efficacité." ?

Réponse : Jacques Chirac, Président de la République, discours du 26 février 2001, lors de la signature du traité.

Enfin, en novembre 2001, Pierre Moscovici, ministre délégué aux affaires européennes, publiera un livre, L'Europe, une puissance dans la mondialisation, dans lequel il essaye de "réparer l'erreur judiciaire dont ce traité a été l'objet". Pas moins !

Et dire que tous ces gens reprochent aujourd'hui à Fabius d'avoir changé d'avis !

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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