Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

coups de coeur

Vendredi 18 février 2005

Tous les matins, je prends une correspondance à la station Saint lazare.

J'aimerais saluer l'aveugle qui diffuse des chansons de Brassens au niveau de la ligne 13. Ecouter ces morceaux met un peu de gaieté à des lieux où l'on se croise rapidement et le visage fermé. Merci à lui !

Cette initiative me rappelle celle des aveugles d'istanbul qui circulent dans les rues avec une balance à la main. Ils proposent aux gens de se peser avant de donner une petite pièce. Désir d'être utile malgré tout, pour ne pas demeurer définitivement en marge de la société. 

Par sébastien
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Vendredi 4 mars 2005

Il y a dans le sport, comme dans toute activité humaine, ceux qui se bornent à faire leur boulot de leur mieux, qui s'appliquent à respecter les schémas qu'on leur impose, qui ne cherchent, en ouvriers du quotidien, aucune autre reconnaissance que celle du travail bien fait.

Et il y a ceux, plus rares, un ou deux par génération, qui inventent leur propre style, créent des gestes, provoquent l'inattendu. De leur jeu, on ne sait rien à l'avance. Sauf qu'il nous surprendra. Et nous ravira.

Au rang de ces magiciens, il y eut Pelé, Maradona, Platini ou Zidane. Il y a désormais Ronaldinho.

Il invente le but "aveugle" et crée de nouveaux dribbles. Cerise sur le gâteau, il ne se déprend jamais de son sourire, preuve que le génie n'est pas toujours torturé !

Dire que cet homme évoluait encore récemment dans notre championnat et qu'un entraîneur, trop attaché sûrement à la consécration de son seul égo, refusait de le faire jouer !

Le FC Barcelone n'a pas eu autant d'appréhensions. Bien lui en a pris. Le Barça est aujourd'hui en tête du championnat et Ronaldinho probablement le meilleur joueur du monde.

 

 

Par sébastien
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Jeudi 10 mars 2005

Vu lundi sur France 2 le bouleversant téléfilm de Christian Faure : "Un amour à taire".

Au printemps 1942, à Paris, jean et Philippe s'aiment. A la suite d'une dénonciation de son frère, Jean va être arrêté et déporté par les nazis.

Le scénario qui multiplie les rebondissements et le jeu des acteurs qui est exceptionnel rendent ce film admirable.

Au-delà du pari de l'émotion qui est plus que gagné, le film est doublement utile.

Il met en lumière, d'abord, des faits trop longtemps occultés. La mémoire collective rend enfin justice à ces oublés de l'horreur.

Film utile également car il montre l'homosexualité comme une sexualité possible, présente dans la nature. Thème que Christian Faure avait déjà eu à coeur de défendre dans sa précédente oeuvre "Juste une question d'amour".

Pour tout cela, un grand coup de chapeau aux auteurs et acteurs de ce film !

Et, pour ceux qui l'auraient manqué, le film est sorti en DVD !

Par sébastien
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Mardi 19 avril 2005

Cette phrase, d'un auteur portugais, est citée en conclusion de son intervention le 12 avril dernier devant l'Assemblée nationale par Jorge Sampaio, le Président de la République portugaise. Plutôt pas mal, je trouve !

Un beau discours dans lequel Sampaio rend hommage à la France des années de sa jeunesse, où il a trouvé un réconfort, notamment intellectuel, au moment où la dictature sévissait dans son pays.

L'intervention de Sampaio est aussi un hommage à la construction européenne, qui a permis de stabiliser la démocratie et d'assurer le décollage de l'économie portugaise.

En filigrane, son discours est aussi un plaidoyer pour la Constitution.

Par sébastien
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Vendredi 22 avril 2005

L'histoire se passe à la fin des années 1950.

L'Egypte de Nasser entreprend la construction d'un grand barrage sur le Nil pour couvrir les besoins du peuple égyptien en pleine expansion démographique.

Malheureusement, cette construction va noyer des trésors d'architecture de l'ancienne Nubie. Et parmi eux le temple d'Amada, l'un des plus purs joyaux contruits par l'homme.

Christiane Desroches Noblecourt, la grande égyptologue française, ne peut se résoudre à une telle perte pour l'humanité.

Aussi, au cours d'une réunion avec des officiels égyptiens, sous le coup de l'émotion et sans en avoir parlé à personne, elle assure que la France prendra à sa charge la reconstruction à l'identique du temple. Elle décidait ce jour-là d'être la voix de la France.

Mais le plus dur restait à faire : convaincre son pays de débloquer les fonds nécessaires. Elle court les administrations, rencontre les directeurs généraux, s'invite chez les ministres. Rien n'y fait. Elle ne convainc personne.

Ne reste qu'une "folle" entreprise : convaincre le Général de Gaulle, himself.

Grâce à des amis, elle obtient une audience. Elle raconte l'histoire au Général. D'abord souriant et amical, il prend rapidement la mouche :

- Comment avez-vous pu parler au nom de la France sans y avoir été autorisée ?!

Notre égyptologue s'effondre sur sa chaise et voit déjà les courants emporter son temple chéri. Jusqu'à ce qu'elle trouve cette heureuse réplique :

- Et vous, mon Général, comment avez-vous pu lancer l'appel du 18 juin sans l'accord du Maréchal Pétain ?!

De Gaulle, beau joueur, s'inclina : "Vous avez gagné !".

On trouva l'argent et le temple d'Amada fut sauvé. Quand la petite histoire rejoint la grande. Quand la folle passion d'une femme permet, à elle seule, de renverser des montagnes.

Par sébastien
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Lundi 2 mai 2005

Ce sont des histoires de corps que l'on frôle dans des bordels enfumés, de peaux que l'on caresse sur des rythmes sensuels et de vapeurs d'alcool qui enivrent de dangers.

Ce sont des volcans toujours prêts à rugir et des hommes toujours prompts à combattre. La vie qui joue avec la mort.

Ce sont des voyages. Des quais dans la brume. Et des bars, toujours, pour principaux repaires.

Ce sont des chansons où le Bien et le Mal ne font qu'un : l'amour torture, le soleil brûle et le danger est doux.

La pénombre attire car on y devine la vérité des hommes et de la vie.

Pour Bernard Lavilliers, c'est dans l'ombre que l'on trouve la lumière. Et autant que sa musique et ses textes, c'est cette idée qui me séduit.

"Je suis là sur le seuil de ce matin sacré

Les embruns de la nuit à mon cuir accrochés

Les lieux troubles ambigus

Où je brûle ma vie

Ont glissé sur ma voix un voile qui séduit

Rendez-vous à Bahia où l'aigle du Brésil

Est aussi orgueilleux que le puma des villes

Tatouages marins ou chansons des bordels

Je t'emmène en musique vers le rêve

essentiel"

L'amour et la mort (1977)

Par sébastien
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Mercredi 22 juin 2005

Est-ce que vous connaissez "The Onion" ? C'est un journal satirique américain hebdomadaire. Et j'adore leur humour !

Je vous invite à lire la "une" de cette semaine : "Democratic Middle Eastern Union votes to invade US" !

Un vrai morceau de politique-fiction : l'Union des pays démocratiques du Moyen-Orient, constituée en 2042, a décidé de mettre un terme à l'occupation par les Etats-Unis, Etat-voyou, de 31 pays dans le monde ! Il s'agit d'apporter la liberté au peuple américain oppressé.

La preuve aussi que certains Américains peuvent rire d'eux-mêmes.

A lire aussi, l'article sur le 5ème clone de Dick Cheney, qui a remporté l'appel d'offres pour reconstruire le Midwest, après la guerre féroce qui a opposé les forces loyales du Texas aux seigneurs de guerre locaux.

L'un des premiers chantiers consistera à rétablir les lignes satellites dont la disparition a empêché la population de consulter, depuis 2052, les hologrammes qui leur donnent des nouvelles de leurs célébrités préférées.

On apprend aussi que la Maison Blanche se trouve désormais à Crawford, que le Texas est un empire dont la capitale s'appelle Rumsfeld et que la nouvelle monnaie américaine depuis 2055 est le "néo-yen" qui est émis par la société ChaseMitsubishi.

J'aimerais bien assister à leurs conférences de rédaction !

Par (paris)
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Lundi 27 juin 2005

Vu samedi soir la pièce "1,2,3 sardines" qui se joue actuellement au théâtre Fontaine (10, rue Pigalle).

C'est l'histoire d'un entrepreneur dans la Net-économie, qui vient de perdre son principal investisseur à la veille de son entrée en bourse. Panique à bord !

Heureusement, il va trouver un pigeon pour le sauver dans cette passe difficile.

Au même moment, il doit subir les crises de son épouse qui lui reproche de ne même plus connaître le prénom de ses propres enfants, à force de travailler jour et nuit dans son bureau. Il doit aussi accepter les avances de la baby-sitter qui voit en lui le père qu'elle n'a pas connu et, enfin, subir les railleries de son meilleur ami.

Les répliques font mouche. Il n'y a aucun temps mort. A voir absolument !

Par sébastien
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Samedi 16 juillet 2005

Assisté mercredi dernier au concert de musique brésilienne à Bastille. 4 heures fabuleuses en compagnie des grands noms de la musique brésilienne : gilberto gil, lénine, seu jorge,  et j'en passe.

L'occasion de découvrir le large éventail que recouvre la musique brésilienne : du funk de seu jorge au rock de lénine, des performances vocales de bebel gilberto aux balades de gilberto gil. Une musique en fusion permanente avec ce que lui apporte le reste du monde, mais qui conserve ses couleurs locales, son goût du rythme, des percussions, ...

Comme le décrit gilberto gil dans un papier récent, nous sommes à l'heure de la "glocalisation", une mondialisation qui ne fait pas qu'uniformiser mais qui permet aussi d'exporter au large les qualités locales.

Par sébastien
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Mercredi 24 août 2005

Mes dernières balades dans la blogosphère m'ont conduit vers deux blogs de photo que je trouve particulièrement intéressants :

- le premier prend des photos de la capitale ;

- le second des photos dans le métro.

Alimentés presque quotidiennement, ces blogs sont pleins de poésie. Le travail présenté ne mériterait-il pas une "vraie" expo ?

Ousontlesrevesdejeunesse_017b

Legoutdurizauthevert_012b

Unefemmedetokyo_013b_1

Par sébastien
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