Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

soirées, spectacles, expos

Jeudi 24 février 2005 4 24 /02 /2005 00:00

Vu hier le one-woman show de Julie Ferrier au Petit Palais de Glaces.

Cette jeune comédienne, qui a écrit elle-même son spectacle, enchaîne à tambour battant les compositions : de la jeune "meuf" de cité hyperspeed à la prof de dessin complètement "space", de la prof de danse autoritaire et méchamment drôle à la conseillère d'orientation stricte.

Quelques accessoires pour passer d'un personnage à l'autre. Des textes bien inspirés, la palette des émotions visitée, et une mise en scène réussie.

Voilà une comédienne dont on devrait entendre parler !

 

Par sébastien - Publié dans : soirées, spectacles, expos
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Lundi 7 mars 2005 1 07 /03 /2005 00:00

Vu récemment l'expo consacrée à Stephen Shore, un photographe américain, au musée du jeu de paume à Paris.

Je ne suis pas un spécialiste de la photographie. Mais c'est néanmoins un art qui m'intéresse à double titre :

- d'abord, je considère que c'est l'art de l'émotion : la photo se donne à voir et nul besoin de filtre pour en apprécier la grandeur. Plus que l'art de l'émotion, c'est l'art de toutes les émotions : quel autre art peut ainsi transmettre les sensations de mélancolie, de nostalgie, d'ivresse, ...

- ensuite, la photo est un témoignage : d'une période donnée, d'un lieu précis, d'une activité particulière. C'est un support de la mémoire.

Stephen Shore est reconnu comme un grand photographe. Il a ainsi été le premier photographe à être exposé de son vivant au MOMA à New York : il n'avait que 24 ans !

L'exposition qui lui est consacrée présente des clichés qui correspondent à différents cycles :

- un premier cycle, American surfaces, où l'auteur saisit ce qui fait son quotidien alors qu'il parcourt l'Amérique dans tous les sens : les motels, les repas, les chambres, ...

- un second cycle, Uncommon places, où il photographie des lieux inhabituels pour ce genre d'exercices, au coeur ou en périphérie des villes : stations essence, intersections, parkings, ...

- un cycle enfin, Landscapes, où il photographie des paysages : parcs naturels, vastes prairies, ...

De cette exposition, l'homme est particulièrement absent. Il est rarement sur les photos. Lorsqu'il y est, c'est en simple élément du décor. L'auteur ne s'y attarde pas. Les rares portraits ne font l'objet d'aucune mise en scène. L'homme est soit absent soit photographié de manière brute, tel un objet.

Pour moi, Shore est le photographe du quotidien. Il agit un peu tel un ethnologue : voilà où je vis (les hôtels), voilà où nous vivons (les villes), voilà comment nous vivons (les voitures, les parkings, les centres commerciaux), voilà ce que nous mangeons (hamburgers,...), voilà qui nous sommes (absence de mise en scène ou de maquillage). En se photographiant lui, dans son quotidien, il prend la pose d'une génération.

Un ami qui m'accompagnait pensait tout le contraire : Shore photographie ce qui ne nous caractérise pas et ce qui est par conséquent intemporel : les paysages, les routes, les maisons, ...

Bref, deux lectures assez opposées.

Mais que veut bien nous dire Shore ?

 

Par sébastien - Publié dans : soirées, spectacles, expos
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Mercredi 6 avril 2005 3 06 /04 /2005 00:00

Dans le cadre de l'année du Brésil en France, la Maison des Amériques Latines expose deux photographes brésiliens qui, chacun à leur manière, ont travaillé sur la capitale Brasilia.

Le premier, Alberto Ferreira, photographie la construction de la ville au début des années 50. Ville nouvelle, construite en seulement 5 ans au milieu de nulle part, sous l'impulsion du Président Kubitschek et selon l'inspiration de Niemeyer. Ferreira est émerveillé par cette ville qui surgit de manière si rapide. Par la modernité des oeuvres. Et le labeur des ouvriers.

Les photos sont visibles ici.

Pour les connaisseurs, Ferreira est aussi l'auteur de la célèbre photo de la bicyclette de Pelé :

De son côté, Jair Lanes, jeune photographe né en 1967, photographie une autre Brasilia : une ville non pas détaillée au scalpel, mais ressentie, comme un objet lointain, indéfini, sans vie.

Les photographies sont accessibles ici.

La Brasilia de Ferreira est concrète, vivante, détaillée. Celle de Lanes est abstraite, lointaine, confuse. Une vision historique d'un côté qui s'attache à montrer, une vision artistique de l'autre qui suggère un ressenti. 50 ans séparent ces deux cycles. Le temps d'apprendre à vivre une ville.

Par sébastien - Publié dans : soirées, spectacles, expos
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Vendredi 10 juin 2005 5 10 /06 /2005 00:00

Vu aujourd'hui l'exposition organisée par Reporters Sans Frontières sur les grilles du Jardin du Luxembourg.

A l'occasion de ses 20 ans, RSF a demandé à 20 photographes de proposer leurs meilleurs clichés. Sont notamment exposés le brésilien Salgado et les célèbres français Marc Riboud et Willy Ronis (95 ans).

Des images difficiles de peuples en souffrance. La guerre, la famine. Les naissances dans des endroits sordides. Les corps blessés. Les voyages comme autant de fuites nécessaires.

Un enfant au Soudan, à qui un homme vole un sac de maïs dans un centre pour réfugiés (Tom Stoddart, 1998) :

Stoddart's photo at Ajiep feeding centre

 

Et puis, dans ce cauchemar, des corps, jeunes le plus souvent, qui dansent malgré tout. Qui célèbrent la vie, comme un dernier défi à la mort qui les guette. Comme cette femme, en habits du dimanche, le port altier, qui va narguer en 1993, à Sarajevo, les militaires ennemis qui ceinturent la ville (Tom Stoddart) :

 

 

Comme cet enfant du Nicaragua qui fait de ce tank un nouveau terrain de jeu (James Nachtwey, 1983) :

 

Et partout des prières, des rites, des mains levées au ciel. Parce que dans ces circonstances, l'espoir d'un ailleurs est comme une obligation pour ne pas sombrer, définitivement.

Des images qui nous racontent le monde tel qu'il est. Tant qu'il y aura des reporters libres pour le faire.

 

Paris, 1952

"Le petit parisien"- Willy Ronis, 1952.

Par sébastien - Publié dans : soirées, spectacles, expos
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Mardi 21 juin 2005 2 21 /06 /2005 00:00

Pour ceux et celles qui sont sur Paris, le magazine de la RATP "A Nous Paris" a sorti aujourd'hui un numéro spécial sur la fête de la musique.

L'idéal pour faire son choix. Et en plus c'est gratuit !

Pour ma part, je sens bien Palais Royal, Louvre, Tuileries et retour à Bastille !

Si vous êtes dans le coin, laissez-moi un message !

La fête de la musique est un succès international. Quelques affiches de cette année :

Londres :

Italie :

Thaïlande :

Espagne :

aff_madrid_05.jpg

Népal :

aff_katmandou_05.jpg

Liban :

aff_beyrouth_05.jpg

Brésil :

Panama :

Nicaragua :

aff_nicaragua_05.jpg

Seychelles :

Par sébastien - Publié dans : soirées, spectacles, expos
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