Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

cinéma

Lundi 14 février 2005 1 14 /02 /2005 00:00

Vu récemment au cinéma :

- les soeurs fâchées : c'est l'histoire d'un eparisienne, jouée par isabelle Huppert, qui reçoit sa soeur (Catherine Frot) venue du Mans. Celle-ci vient voir un éditeur qui se propose de publier son premier roman.

C'est une comédie qui joue sur la confrontation Paris/Province. C'est un peu caricatural, mais l'ensemble se suit avec plaisir. Isabelle Huppert joue de nouveau une névrosée, qui sous l'apparence d'une femme plutôt branchée et sûre de sa supériorité, cache en réalité un mal de vivre que l'épanouissemnt de sa soeur finira de mettre en évidence. Ne pas se fier aux apparences, ne pas juger sur une idée préconçue. Comédie des apparences. A voir.

- Les Choristes : je n'étais pas très enthousisaste à l'idée de voir ce film, mais j'ai horreur de ne pas savoir de quoi tout le monde parle. C'est ainsi que je me suis astreint à aller voir "les visiteurs" par exemple. Un film qui fait plus de 8 millions d'entrées en dit plus sur les attentes de la société que n'importe quelle étude marketing.

J'ai trouvé le film un peu gnangnan, "gentillet". Je suis convaincu qu'il plaira aux américains car les ingrédients du succès outre-atlantique sont là : la rédemption par l'effort et le happy end.

Comment expliquer le succès du film : une intrigue simple, la nostalgie de l'école d'autrefois, l'innocence de la jeunesse, je ne sais pas ...

- Vu également "swimming pool". Quelqu'un a-t-il compris la fin. SVP expliquez moi !

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Jeudi 17 février 2005 4 17 /02 /2005 00:00

Vu hier en DVD "La mauvaise éducation" d'Almodovar. Il est sorti il y a un petit moment déjà, mais il n'y a pas de petites économies quand on a programmé l'achat de son appartement !

Ignacio, jeune comédien qui court le cachet, frappe à la porte d'Enrique, metteur en scène qui cherche des idées pour son prochain film. Ignacio se présente comme un copain du collège. Enrique a des doutes et mène son enquête, qui le mènera sur les traces de son premier amour et sur celles d'un ancien prêtre, professeur de littérature et pédophile.

J'ai aimé ce film. Cela reste du Almodovar : on est dans l'Espagne du début des années 80, les amours sont masculines et les travestis ne sont pas oubliés.

En même temps, c'est nouveau car c'est d'abord un film d'hommes exclusivement. La figure maternelle est absente, et lorsqu'elle apparaît, furtivement, c'est pour témoigner de son impuissance.

Les amours sont rarement jolies : elles sont contraintes, simulées ou l'objet de regrets. Un film, dès lors, peut-être un peu plus noir que d'habitude.

La construction du film est très originale. Almodovar maîtrise son récit et son art.

Une critique que j'approuve ici.

 

 

 

 

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Vendredi 18 février 2005 5 18 /02 /2005 00:00

Vu hier l'adaptation ciné de "San Antonio" avec Gérard Lanvin dans le rôle du flic créé par Frédéric Dard et Depardieu dans celui de Bérurier.

Le Président de la République a disparu. On l'a vu pour la dernière fois dans les toilettes. A-t-il été kidnappé par des terroristes ? Béru et Sana mènent l'enquête, chacun de leur côté.

Comment dire ? Ce n'est pas du Grand Cinéma ! L'histoire est confuse et le jeu des acteurs caricatural.

Mais, j'aime bien malgré tout ce genre de films qui appartient à un genre propre : le nanar.

Catégorie très exigeante puisqu'un mauvais film comique ne fait par définition pas rire...Il s'agit de rire de la distance qui sépare l'effet recherché par le réalisateur de la réaction finale du spectateur. On rit donc à contre-temps. A cela s'ajoute le rire nerveux provoqué en général par la succession de gags navrants.

Souvent décrié à leur sortie pour leur mauvais goût, ces films s'installent dans le temps au point parfois de devenir cultes. Ce sont les séries des gendarmes ou de Max Pécas.

Je suis quasi certain que "San Antonio" sera de ceux-là. Il fera les beaux jours de M6 les soirs d'été !


 

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Lundi 21 février 2005 1 21 /02 /2005 00:00

Vu ce weekend le "Pacte du silence" avec Elodie Bouchez et Gérard Depardieu.

Elodie Bouchez joue le rôle d'une soeur dans une mission au Brésil. Elle est prise de maux d'estomac. Mais, les examens médicaux ne dévoilent aucun problème particulier. Le prêtre-médecin de la mission souhaite en savoir davantage ...

C'est un film sur la gémellité. A en croire le film, une jumelle peut ressentir les symptômes d'une maladie qui touche en réalité sa soeur. Est-ce vrai ?

Une fois que l'on a saisi ce point, l'intrigue ne progresse pas vraiment et le dénouement est assez incompréhensible.

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Lundi 21 février 2005 1 21 /02 /2005 00:00

Vu également ce weekend "Agents secrets" de Frédéric Schoendoerffer.

C'est un film sur les services secrets français.

Des espions français doivent couler un bateau qui est à quai à Casablanca. Il s'agit d'empêcher les armes qui sont à bord de rejoindre l'Angola où la guerre civile a repris de plus belle. La mission se passe bien mais la suite beaucoup moins.

Pour ceux qui ont toujours rêvé d'être espion, ce film pourrait calmer leurs ardeurs. Les espions y sont piégés. Ils jouent le rôle de petit fusible dans des machinations qui les dépassent. Et surtout ils ne devraient jamais mêler boulot et sentiment !

Le film est très réussi, sauf la fin à mon goût ! Aussi, si quelqu'un a compris le dénouement, qu'il m'envoie un petit mot !

"Swimming Pool" m'avait déjà laissé sur ma faim (fin !), au niveau du dénouement. J'ai pris l'habitude !

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Mardi 1 mars 2005 2 01 /03 /2005 00:00

Vu récemment "Concurrence déloyale", un film d'Ettore Scola sorti en 2001.

Dans l'Italie de 1938, à Rome, deux magasins de vêtements, qui sont voisins, s'accusent régulièrement de concurrence déloyale. Leurs patrons respectifs ne se supportent pas. La première famille est catholique, l'autre est juive.

Ces querelles de voisinage interviennent à une période où les mesures contre les Juifs ne cessent de monter en puissance : la confiscation des postes de radio, l'interdiction d'employer du personnel "aryen", l'impossibilité pour les enfants juifs d'aller à l'école, la suppression des licences et la fermeture des boutiques, ...

Le film montre comment ces mesures sont perçues par les différents membres de chaque famille. Les masques tombent. Les caractères se révèlent. Les anciens ennemis se lient d'amitié. Certains acceptent, d'autres s'interrogent, d'autres encore sont révoltés.

La reconstitution de cette rue romaine où se déroule toute l'histoire est réussie. Le rappel des dispositions anti-juives, jusqu'aux moins connues, est utile. Et l'émotion est distillée avec justesse. L'humour est aussi présent.

Enfin, le film rappelle que face aux mensonges professés par les chefs, l'éducation et la culture sont indispensables. 

Souvent, je me demande à quoi cela sert-il d'être cultivé. Ne peut-on pas en effet être la première puissance du monde tout en étant peuplée d'une majorité d'incultes ?

Le film apporte une réponse : la culture permet de voir plus clair, d'avoir du recul sur les choses et, finalement, d'éviter les trous noirs de l'Histoire. L'ignorance engendre la méfiance, et la méfiance peut accoucher du pire.

Voilà pourquoi l'école ne saurait être uniquement un lieu d'apprentissage de matières diverses et variées ; voilà pourquoi elle doit aussi professer des valeurs et des principes humanistes.

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Samedi 12 mars 2005 6 12 /03 /2005 00:00

Vu récemment le dernier Scorsese : "Aviator", qui retrace le parcours d'Howard Hugues, incarné par Di Caprio.

Honnêtement, hormis quelques scènes qui font mouche, l'ensemble m'a paru long. L'intrigue est décousue, si bien que l'émotion joue aux montagne russes : une scène peut toucher, mais on retombe vite dans une séquence plus soporifique.

En outre, le personnage d'Howard Hugues est rapidement campé. Il n'y a pas d'évolution perceptible. Ce qui donne au film une linéarité ennuyeuse.

Filmer une vie n'est probablement pas aussi passionnant que de lire une biographie. Là où le livre remet en perspective une époque, décrit des personnages secondaires importants, prend le temps d'expliquer les évènements qui émaillent un parcours, le film, quant à lui, s'attarde sur des "moments" de la vie du héros, laisse dans l'ombre les éléments qui expliquent sa formation et son caractère, lesquels ne se prêtent pas à une restitution par l'image. Un film ne peut véritablement rendre compte de la cohérence d'une vie.

D'ailleurs, quel "film biographique" a été un véritable succès aux yeux de la critique ou du public : "Evita" fut un bide, "Malcolm X" un demi-échec, ...

Seuls les fims qui s'attardent sur une période-clé de la vie du héros peuvent fonctionner : "JFK" d'Oliver Stone ou "Pollock" d'Ed Harris. Cas où le film prend le parti d'explorer un bout révélateur d'une vie, pour restituer un caractère. Cas où le film fait le pari de s'attarder sur une période pour témoigner d'une existence entière.

L'image révèle l'instant tandis que le livre décrit des périodes. Temps court contre temps long. Finalement, le "film biographique" porte en lui-même sa propre contradiction.

 

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Dimanche 20 mars 2005 7 20 /03 /2005 00:00

Vu cette semaine le dernier film de Jacques Audiard : "De battre mon coeur s'est arrêté".

J'y suis allé pour le titre, que je trouvais sympa, et en raison de la critique, plutôt élogieuse.

C'est l'histoire d'un agent immobilier, la jeune trentaine, très magouilleur, qui, suite à une rencontre fortuite avec un ancien professeur de piano, décide de reprendre la musique et, pourquoi pas, d'en faire sa nouvelle raison de vivre.

J'ai trouvé que c'était un bon film, plutôt noir, mais avec des scènes cultes franchement comiques : notamment une scène où notre héros se fait engueuler par sa prof de piano, le tout en chinois auquel il ne comprend pas un traître mot. Ou cette scène, où il apprend à son père qu'il a couché avec la femme d'un mafioso russe, ce qui lui vaut cette réplique cinglante prononcée par un Niels Arestrup, totalement désabusé : "je crois que tu deviens con, mon fils !". Génial !

Je ne trouve pas que le film vaut pour son histoire, qui est finalement assez simple et sans grand rebondissement. On retrouve un thème déjà exploré dans "sur mes lèvres" : quand devient-on réellement adulte ? Pour être soi, faut-il un moment ou un autre accepter de rompre le cours de sa vie, tel qu'il se déroule naturellement ? Film sur la rédemption aussi, sur comment être meilleur.

Le film vaut surtout, à mon sens, pour la mise en scène : le choix de la caméra à l'épaule restitue ce parfum d'ivresse dans lequel semblent tremper la majorité des protagonistes. Les couleurs sont travaillées. On sent qu'Audiard prend un soin particulier à filmer Paris, la nuit, et à accompagner le tout par une bande-son bien choisie.

De la sorte, Audiard poursuit une recherche esthétique déjà repérable dans "sur mes lèvres". La tentation du clip par moments apparaît. Je trouve ça très réussi.

Bref, un "beau" film, au premier sens du terme. 

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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Mardi 5 avril 2005 2 05 /04 /2005 00:00

Vu récemment le film d'Avi Nesher, "Au bout du monde, à gauche", sorti en mars 2004, et à présent visible en DVD.

C'est un vrai petit bijou !

L'histoire raconte la cohabitation, à la fin des années 60, aux frontières d'Israël, entre familles juives tout juste arrivées d'Inde et familles marocaines installées ici après le départ des Français de leur colonie.

Le film montre, dans une succession d'épisodes drôles et émouvants, comment les relations passent de l'hostilité des débuts aux premières esquisses de solidarité. La crainte originelle de l'Autre laisse place progressivement à la découverte d'un destin commun : d'abord, la bataille contre les propriétaires de la seule usine dans ce désert, qui les exploitent tous, indifféremment les uns des autres, la même nécessité, ensuite, de trouver, ici, dans un lieu qu'ils n'ont pas choisi, les conditions de leur bonheur.

Le film montre aussi combien la jeunesse, agacée par le poids des traditions, a, ici comme ailleurs, en cette fin des années 60, soif de modernité.

Formidable film sur la fraternité. Plein de soleil, d'amour et de sensualité !

A voir, absolument !

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Mardi 3 mai 2005 2 03 /05 /2005 00:00

Vu hier le film "Va, vis et deviens" de Radu Mihaileanu.

En 1984, les Etats-Unis et Israël organisent l'opération "Moïse" qui permettra à 4000 juifs éthiopiens de fuir la famine et la guerre pour la Terre sainte.

Parmi eux, un enfant de 9 ans à qui sa mère, chrétienne, exhorte de se faire passer pour juif pour se sauver : va, vis et deviens ! L'amour d'une mère qui va jusqu'au sacrifice de son enfant.

Celui qui s'appellera désormais Schlomo est accueilli par une famille française. Difficultés de l'intégration. Haine des extrêmistes pour ces Noirs qui ne sauraient être leurs égaux. Et là encore l'amour d'une mère de substitution pour panser les blessures du déracinement.

Comment vivre loin des siens et de sa terre. Comment vivre au contact de l'inconnu et de la haine.

Il y faut l'amour des mères et l'espérance des lendemains.

Pour moi, le plus beau film que j'ai vu cette année. Plein d'émotions, sans jamais être larmoyant, plein de scènes drôles et de phrases fortes, plein d'amour surtout.

Un film qui vous donne envie d'être meilleur.

72 Ko

Par sébastien - Publié dans : cinéma
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