Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Lundi 7 mai 2007


L'éditorial du magazine "Le Monde des Religions" qui vient de sortir (mai-juin 2007) évoque le documentaire "Jesus Camp" consacré aux évangéliques américains, qui est sorti le 18 avril sur les écrans français.

Le "Jesus Camp" est une "formation à la foi" d'enfants de 8 à 12 ans de familles appartenant au mouvement évangélique. Les enfants y reçoivent un véritable bourrage de crâne : "une visite d'un président Bush en carton-pâte qu'on leur fait saluer comme le nouveau Messie ; une distribution de petits foetus en plastique pour qu'ils réalisent l'horreur de l'avortement ; une critique radicale des théories darwiniennes sur l'évolution des espèces ...".

Comme le dit si bien Frédéric Lenoir, l'auteur de cet éditorial : "ces gens-là n'ont d'"évangélique" que le nom. Leur idéologie sectaire (nous sommes les vrais élus) et guerrière (nous allons dominer le monde pour le convertir) est aux antipodes du message des Evangiles."

Ils sont en outre complètement obsédés par le "péché sexuel". Ils condamnent le sexe avant le mariage, hors du mariage, entre personnes du même sexe.

Voilà qui cache bien des pulsions refoulées, démontrant combien ce fanatisme est de surcroît teinté d'hypocrisie. Je cite à nouveau l'éditorialiste : "Le révérend Ted Haggard, le charismatique président de l'association nationale évangélique américaine, qui regroupe 30 millions de membres, en est la parfaite illustration. On le voit dans le film haranguer les enfants. Mais ce que le film ne dit pas, car le scandale est arrivé après, c'est que ce héraut de la lutte contre l'homosexualité a été dénoncé il y a quelques mois par un prostitué de Denver, comme un client particulièrement assidu et pervers. Après avoir nié les faits, le pasteur a finalement reconnu son homosexualité, "cette saleté" dont il se dit victime depuis des années".

Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet exemple de l'affaire qui secoue en ce moment Washington. Accusée de diriger un réseau de call-girls, Deborah Jeane Palfrey se défend en balançant le nom de clients haut placés. Parmi ces derniers, on trouve notamment un secrétaire d'Etat adjoint, Randell Tobias, naguère promoteur en chef de la politique d'abstinence sexuelle préconisée par l'Administration Bush contre le sida. En matière d'hypocrisie, c'est pas mal non plus ...

Cette amérique intégriste fait peur, même si, bien sûr, elle ne concerne qu'une minorité des 50 millions d'évangéliques américains.

Bande-annonce
par sébastien publié dans : cinéma
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Lundi 3 juillet 2006

Vu hier "Crazy", un film de Jean-Marc Vallée.

C'est l'histoire d'une famille québécoise, la famille Beaulieu, du début des années 1960 et jusqu'à la fin des années 1970.

On suit, en particulier, le parcours chaotique de Zac, écartelé entre son attirance pour les garçons, et la rigidité d'un père qu'il ne veut pas décevoir. Ce dilemme que beaucoup ont connu, qui place le jeune adolescent entre la difficulté d'être soi sans blesser ceux que l'on aime.

Le tout est mis en scène avec brio. Le film est plein d'humour. Certaines scènes méritent de passer à la postérité.

Un film qui reproduit avec minutie les années 60 et 70, à l'aide d'une image très étudiée et d'une bande-son d'enfer.

Un film qui est profond sans être larmoyant, au contraire. On se marre beaucoup !

Et, peut-être qu'à la vue de ce film, certains pourront même être sensibilisés à la souffrance des jeunes ados qui découvrent leur identité sexuelle. Parler de choix est une "niaiserie" comme diraient les acteurs québécois de ce film ! On ne choisit pas de souffrir et de peiner ses parents.

En quoi, ce film, drôle et émouvant, fera aussi oeuvre utile.

 

par sébastien publié dans : cinéma
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Mardi 20 décembre 2005

Manifeste des "indigènes de la République", dont j'ai déjà dit ici tout le mal que j'en pensais, création du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) et du collectif Devoirs de Mémoires, débat enflammé sur le passé colonial de la France, autant d'épisodes qui obligent la France à regarder en arrière.

Une question me vient à l'esprit : pourquoi maintenant ?

Maintenant, parce que les émeutes des banlieues ont servi de révélateur : il y a une France exclue, et cette France est colorée. La mixité sociale n'existe pas. L'ascenseur social est une vue de l'esprit. Besoin alors, devant ce pays qui exclut, de se retrouver entre soi. Se retrouver, physiquement, en montant des collectifs. Se retrouver, symboliquement, en refaisant le point sur son histoire.

Cette situation me navre. Parce qu'elle invite à la surenchère.

Il est bon qu'un pays sache d'où il vient. Il y puise des motifs de fierté ou de tristesse. Mais, en tout cas, cela fonde une identité, qui assure la cohésion nationale.

Mais, ici, la chose est nouvelle. Il ne s'agit pas de regarder l'Histoire avec l'oeil avisé du spécialiste qui s'oblige à faire avec la complexité des hommes et de leurs actes. Ici, l'Histoire devient un enjeu politique. Trouver dans le passé les créances d'hier qui assureront les droits de demain. L'objectif politique appelle alors toutes les manipulations.

L'histoire, objective, scientifique, cède le pas à la guerre des mémoires, subjective, irrationnelle. C'est pourquoi le débat de spécialistes, apaisé, devient un débat de militants, excités. Tout devient passionnel.

Le mot de Valéry : "ce qui est simple est faux, ce qui est complexe est inutile" doit être médité par tous ces collectifs, qui, au nom des combats politiques d'aujourd'hui, trahissent la vérité d'hier.

Plus qu'un devoir de mémoire, je préfère le devoir d'histoire. L'histoire est universelle, elle appartient à tous. La mémoire est personnelle, elle fait le lit de tous les excès communautaristes.

L'histoire n'est pas simple et ne peut être réduite à des slogans. Elle est complexe et, en ce sens, inutile aux mouvements cités plus haut. La manipulation devient alors une obligation, pour qui veut passer un message politique.

Méditer aussi Ricoeur : "Nous écrivons et réécrivons l'histoire en fonction des aspirations du présent".

Et urgent, enfin, de proposer un projet à la France. En ayant l'esprit tourné vers demain, la manipulation du passé sera moins tentante. Obligation surtout de mixité sociale : en se côtoyant, on évitera le repli.

par sébastien publié dans : cinéma
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Mercredi 2 novembre 2005

Un article du Figaro ce matin faisait part de l'audience croissante du mouvement évangéliste au Brésil. Plus de 3 millions de membres, des télés, des radios, des églises géantes et, désormais, un parti politique, diffusent à longueur de journée la "bonne Parole".

Cette évolution témoigne, de nouveau, comme je l'indiquais dans une note précédente que le fanatisme se nourrit de la misère et, surtout, de l'absence d'Etat. Là où l'Etat faillit, des mouvements religieux s'imposent qui, sous couvert de bonnes actions, font du prosélytisme.

Une grande tristesse m'envahit particulièrement puisqu'il s'agit du Brésil. Douloureux de voir ce pays, où la liberté sous toutes ses formes est si constitutif de l'identité nationale, se convertir à vitesse accélérée au mouvement liberticide que représente le mouvement évangéliste.

par sébastien publié dans : cinéma
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Jeudi 15 septembre 2005

Dans Le Figaro d'aujourd'hui, Bernard Debré, député UMP de Paris, demande solennellement à la mairie de Paris et la région Ile de France de ne pas soutenir la candidature du collectif parisien à l'organisation des Gay Games dans la capitale en 2010.

Il estime que cette manifestation constitue un abus communautariste, voire même une forme de ségrégation vis-à-vis des hétérosexuels. Rien que cela !

Un article qui appelle 4 commentaires :

1) Sur la forme, le ton de Debré me paraît déplacé. Accuser les homosexuels de faire acte de ségrégation, c'est y aller fort de café ! M. Debré devrait comprendre, parce qu'il est intelligent, que l'on est victime de ségrégation quand on a moins de droits que les autres, et ce en raison de son identité (orientation sexuelle, couleur de peau, ...). Jusqu'à plus amples informations, et à moins d'avoir hiberné sans m'en rendre compte, il me semble que ce sont les gays qui ont toujours moins de droits que les hétéros dans notre pays. Il y a là une inversion des rôles qui prêterait à sourire si la chose n'était pas sérieuse.

2) Contrairement à ce que prétend M. Debré, les Gay Games ne sont pas réservés aux athlètes homosexuels, de même que la Gay Pride n'est pas une marche réservée aux seuls gays. Ce sont toutes deux des manifestations auxquelles chacun peut participer dès lors qu'il en partage les objectifs, à savoir la lutte contre l'homophobie et l'égalité des droits.

3) C'est l'inégalité des droits qui créent le repli communautaire, et parfois les excès du communautarisme. C'est bien parce qu'il y a des causes à défendre que des évènements médiatiques s'organisent. Si M. Debré le regrette, qu'il se mette à militer pour le mariage gay !

4) Enfin, il ne faut pas être naïf. Quand bien même l'égalité des droits interviendrait un jour, on ne pourra pas empêcher des gens qui partagent une identité commune et qui, surtout, peuvent connaître des difficultés à l'assumer, à se regrouper au sein d'associations et autour de manifestations. Cela permet de rompre la solitude, de faciliter l'intégration, et de valoriser ainsi sa propre image.

Les Gay Games n'appellent pas à plus de droits pour les gays que pour les autres, ce n'est donc pas du communautarisme. C'est le désir, là encore, de poursuivre le combat pour une égalité de droits, en appelant au soutien de tous. C'est le désir, aussi, de partager une identité commune. Désir somme toute naturel.

Add : Vous trouverez une autre critique de l'article de Bernard Debré sur le blog de Philippe Liotard.

par sébastien publié dans : cinéma
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Mercredi 14 septembre 2005

Il y a peu de temps, j'ai fait un billet tendant à démontrer que la France était un pays où l'on réforme en douce.

Aujourd'hui, un nouvel exemple pourrait être évoqué : le plafonnement de l'imposition à 60%. quels que soient ses revenus, on est assuré de ne pas en donner plus de 60% à l'Etat.

La mesure est habile. Nulle part le mot d'ISF est lâché.

Pourtant, ce plafonnement devrait réduire pour plusieurs milliers d'assujettis à l'ISF la facture en fin d'année.

Un travail d'artiste !

par sébastien publié dans : cinéma
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Mardi 13 septembre 2005

Bien souvent, je m'oblige à voir des films qui, pourtant, à leur sortie, ne m'attiraient guère.

Mais, ayant connu un succès considérable, ils en disent beaucoup sur l'état de l'opinion, ses envies et ses attentes, et ils deviennent alors des objets d'étude sociologique qu'on aurait tort d'éviter.

Ainsi, c'est avec un retard considérable sur le reste du monde que j'ai regardé les deux premiers épisodes du "Seigneur des Anneaux" ou le "Alexandre" d'oliver Stone.

En ce qui me concerne, ces films ne m'ont pas enthousiasmé plus que cela. En vérité, je n'ai guère envie de voir le dernier épisode de la trilogie.

Bien sûr, il y a des batailles gigantesques, des images superbes, des effets spéciaux grandioses, de l'imagination à revendre.

Mais, en ce qui me concerne, il n'y a guère d'émotion. Les tableaux se succèdent mais je les suis à distance. Rien ne me touche vraiment. Et, finalement, l'ensemble m'ennuie plutôt.

Je ne cherche pas à me distinguer à tout prix. Et il y a même quelque chose de plutôt inquiétant à se démarquer ainsi de l'avis général du public.

Mais c'est ainsi ! Comment expliquer une telle distance ?

Je crois, simplement, que les hommes, dans ces films, se comportent davantage en machines qu'en humains. Une imagerie chevaleresque, ponctuée de dialogues qui sont autant d'extraits de codes d'honneur, remplissent le discours. Pas de place pour l'auto-critique ou l'ironie. Ici, le héros affirme. Il n'hésite pas.

Or, pour moi, l'émotion au cinéma naît, justement, lorsque les êtres découvrent leur intimité. Lorsqu'ils fendent l'armure, plutôt que lorsqu'ils bombent le torse. Lorsqu'ils sont faibles, c'est-à-dire lorsqu'ils aiment ou lorsqu'ils souffrent.

Le cinéma me touche quand il nous parle de nos faiblesses. C'est terriblement français, ça, non ?!

 
par sébastien publié dans : cinéma
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Vendredi 5 août 2005

Vu pendant ces vacances deux films réussis : "Tu marcheras sur l'eau", film israélien de eytan Fox, et "The assassination of Nixon", premier film de Niels Muller, avec Sean Penn dans le rôle-titre.

Le premier film raconte la recherche par un agent du Mossad d'un ancien dignitaire nazi. Pour ce faire, il va approcher les petits-enfants de l'ancien SS, en se faisant passer pour un guide touristique.

Comment les Allemands vivent-ils aujourd'hui avec le spectre du IIIème Reich ? Les enfants, ceux qui ont protégé l'ancien SS dans sa fuite, optent pour le devoir familial. On aide, parce qu'on a le sentiment que c'est son devoir, et on ne pose pas de questions. La seconde génération, en revanche, celle des petits-enfants, n'a pas cette pudeur. On accuse car on ne comprend pas. On ne craint pas de scandaliser. De fuir la bulle familiale et son tas de secrets car c'est à ce prix que l'honneur s'affirme.

En Allemagne, comme ailleurs, la 2ème génération ne se sent redevable de rien et affirme, tête haute, ce qu'elle a sur le coeur. Ainsi débarassé de ce poids du passé, celui du mensonge et de la honte, on se sent prêt à avancer, et, enfin légers, se prend-on à rêver de marcher sur l'eau ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 2ème film, "The assassination of Nixon" offre une nouvelle fois un grand rôle à Sean Penn. C'est le looser parfait, si l'on peut dire : il est commercial mais ne vend rien - il abhorre le mensonge ! -, sa femme le quitte, son projet d'entreprise de pneus n'est pas pris au sérieux. Ne reste alors que l'action d'éclat pour s'affirmer. Et quoi de mieux que de s'en prendre au Président, le plus grand des menteurs, pour finir en beauté ?

Faut-il voir dans ce film une tentative d'explication aux actes terroristes ? Je ne sais pas. Mais l'acte désespéré du "héros" paraît presque naturel, au moins inéluctable. Même les gestes les plus fous ont leur histoire.

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par sébastien publié dans : cinéma
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Jeudi 30 juin 2005

Vu hier "les poupées russes" de Cédric Klapisch. C'est la suite de "l'auberge espagnole", qui racontait l'histoire d'une bande d'étudiants européens qui, dans le cadre des échanges ERASMUS,  travaillaient et faisaient la fête à Barcelone.

Aujourd'hui, les mêmes approchent ou dépassent légèrement la trentaine. Qu'ont-ils fait de leur vie ? Sont-ils heureux ?

Pas vraiment. L'ex du jeune héros (Audrey Tautou) a eu un fils mais s'est séparée du papa. La jeune anglaise s'est éprise d'un cinglé, d'une jalousie maladive. Notre amie lesbienne (Cécile de France) vient de plaquer sa copine. Et notre héros (Romain Duris) poursuit des boulots d'écriture divers et variés auxquels il ne prend guère de plaisir, dans l'attente, de surcroît, de la femme qui lui apportera la stabilité.

Bref, des situations bancales, loin des rêves de prince charmant de l'adolescence !

Les scènes comiques parcourrent le récit et font que l'on passe un bon moment.

Mais, surtout, le film est plus profond que le précédent. Les choses sont plus sérieuses. La mélancolie, plus présente.

Les acteurs se posent des questions : "quand on n'a personne on est triste, quand on a quelqu'un on se demande si c'est le bon !".

Les films sur la trentaine se multiplient. Souvent pour évoquer un certain refus de grandir, le désir de demeurer plus longtemps encore dans l'adolescence. Un phénomène que des sociologues avertis appellent l'adulescence et qui s'explique, selon eux, par le refus de s'engager dans un monde qui paraît tout sauf confortable.

La mondialisation, plus que les voyages et les nouvelles technologies, évoque, il est vrai, d'abord le stress et les exigences de rendement au travail. La vie affective et sexuelle semble elle-aussi plus délicate à assumer : il n'y jamais eu autant de célibataires qu'aujourd'hui.

Pour ma part, j'aurais 30 ans à la fin de cette année. Evidemment, les chiffres ronds appellent le bilan. La situation est honnête sans être glorieuse !

Le phénomène qui est décrit dans ce film existe. Mais, il me paraît limité : il est d'abord urbain, voire parisien.

De votre côté, vous reconnaissez-vous dans le tableau de cette génération un peu désabusée ?

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Mardi 3 mai 2005

Vu hier le film "Va, vis et deviens" de Radu Mihaileanu.

En 1984, les Etats-Unis et Israël organisent l'opération "Moïse" qui permettra à 4000 juifs éthiopiens de fuir la famine et la guerre pour la Terre sainte.

Parmi eux, un enfant de 9 ans à qui sa mère, chrétienne, exhorte de se faire passer pour juif pour se sauver : va, vis et deviens ! L'amour d'une mère qui va jusqu'au sacrifice de son enfant.

Celui qui s'appellera désormais Schlomo est accueilli par une famille française. Difficultés de l'intégration. Haine des extrêmistes pour ces Noirs qui ne sauraient être leurs égaux. Et là encore l'amour d'une mère de substitution pour panser les blessures du déracinement.

Comment vivre loin des siens et de sa terre. Comment vivre au contact de l'inconnu et de la haine.

Il y faut l'amour des mères et l'espérance des lendemains.

Pour moi, le plus beau film que j'ai vu cette année. Plein d'émotions, sans jamais être larmoyant, plein de scènes drôles et de phrases fortes, plein d'amour surtout.

Un film qui vous donne envie d'être meilleur.

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