Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mercredi 9 août 2006

Lu récemment un petit livre de Roland Cayrol, "la Nuit des Politiques".

Roland Cayrol est directeur de l'institut de sondages CSA. Il essaie dans ce petit livre d'expliquer ce que sont les attentes des citoyens vis-à-vis des hommes politiques et la manière dont ils les perçoivent. Il tente également de mesurer l'influence des médias dans le choix des citoyens.

Sa conclusion est paradoxalement heureuse. Il explique que les Français savent faire la part de l'artifice de communication et de l'argument de fond. Ils savent que leur avenir passe par l'Europe. Ils savent aussi que la France doit se réformer pour garder son rang.

Alors que les hommes politiques se plaignent que les citoyens ne sont pas prêts à entendre les vérités qui fâchent, ce veilleur de l'opinion leur dit que c'est tout le contraire : foin des promesses non tenues, l'avenir est à ceux qui sauront parler vrai.

A l'heure où la démocratie d'opinion semble gagner des points, où la candidat le mieux placé de la gauche est celle qui souhaite, fût-il articificiel, cultiver un rapport direct avec les "experts du quotidien", Roland Cayrol, à force d'études qualitatives, assure que le choix de la vérité sera finalement le plus porteur.

Dire vrai pour gagner, voilà une révolution dans le monde politique !

 

par sébastien publié dans : lectures
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Jeudi 29 juin 2006

Lu "Il m'aimait" de Christophe Tison.

Christophe Tison est aujourd'hui journaliste à Canal +.

Enfant et jeune adolescent, il a été victime d'un oncle pédophile.

Celui-ci lui a fait subir, on l'imagine, les pires choses. Christophe Tison, s'il reste pudique, laisse deviner la violence des actes.

Le récit évite l'opposition facile du bien et du mal. La nuance est de mise. A la lecture, on comprend la difficulté de l'enfant à comprendre vraiment ce qui lui arrive, placé qu'il est devant ce qui lui paraît d'une formidable complexité. Comment comprendre le mal de l'acte de la nuit et la bonté des sentiments du jour ?

Cet oncle l'ouvre à la culture, aux arts et aux voyages. Et Christophe ne sait, compte tenu de l'indifférence de la famille vis-à-vis de cette relation qui finit presque par s'afficher, si tout cela est normal et si, lui-même, en refusant de se révolter, ne se rend pas coupable de ses propres souffrances.

Le titre de l'ouvrage, "Il m'aimait", sonne presque comme une excuse, une acceptation de la douleur, qui s'expliquerait par ce que Christophe pense être l'amour de l'autre.

Un livre qui provoque le malaise. Malaise devant l'enfant abusé, qui subit la violence du pervers, mais aussi l'indifférence de la famille.

Et grâce soit rendue aux femmes, qui les premières sauront vraiment aimer Christophe, et lui faire comprendre qu'aimer, ce n'est jamais contraindre.

par sébastien publié dans : lectures
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Vendredi 23 juin 2006

Lu récemment "La force du bouddhisme", petit ouvrage écrit à deux mains par le Dalai-Lama et Jean-Claude Carrière.

Comme à son habitude, Jean-Claude Carrière explique avec clarté des notions parfois difficiles. Il possède en outre l'art de l'anecdote qui confère encore plus de plaisir à la lecture.

L'ouvrage permet de mieux comprendre le bouddhisme, qui est à la fois une philosophie et une religion. Philosophie, car animé en permanence du désir de penser juste, de se rapprocher de la vérité, fût-ce en remettant en cause, en raison des découvertes scientifiques, certaines convictions passées. Egalement religion, car croyance en une forme de salut.

"Philosophie religieuse" en quelque sorte, en tant que le salut de notre âme passe par un travail sur nous-mêmes.

Le but étant d'accéder à la "conscience subtile". Celle qui permet d'atteindre le nirvana. Un état où plus rien ne pèse.

Je rapproche cette idée, qui a 2500 ans, d'un reportage entendu récemment à la radio, dans lequel un médecin évoquait les expériences de mort imminente, ces états où, alors qu'ils sont plongés dans un coma profond ou même parfois cliniquement morts, c'est-à-dire un stade où le cerveau n'a plus d'activité, certains malades se voient quitter leur corps, rejoindre un tunnel au bout duquel apparaît une lumière. Et tous les témoignages parlent d'un grand bien-être.

Comment ne pas rapprocher ces observations médicales, qui sont des faits indubitables, permettant de conclure en l'existence d'une certaine forme de conscience, alors même que l'activité cérébrale est nulle, de ce concept de "conscience subtile" développée par le bouddhisme ?

par sébastien publié dans : lectures
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Lundi 12 juin 2006

Lu récemment "Voyages aux pays du coton" d'Erik Orsenna.

L'auteur a choisi de s'intéresser aux divers stades de la production et de la commercialisation de cette plante pour mieux parler de la mondialisation. Il s'intéresse aux mécanismes concrets qui régissent cette économie pour mieux comprendre la mondialisation, un concept parfois abstrait dont on mesure la nouveauté mais que l'on a du mal à définir.

L'expérience est plus que réussie.

Sur la forme, j'ai eu un  vrai plaisir de lecture. Orsenna a le goût de l'anecdote et le sens du portrait. Il a cet art de dire l'essentiel avec un art consommé de la formule. Ce voyage autour du monde, qui nous fait passer de l'Afrique au Brésil, de l'Ouzbékistan aux Etats-Unis, en passant par la Chine et les Vosges est tout sauf ennuyeux.

Sur le fond, Orsenna retrouve sa formation d'économiste - il a rédigé une thèse sur les capitaux court terme ! - pour tirer plusieurs leçons de son voyage. J'en retiens au moins deux :

1) contrairement à une idée largement répandue, les Etats ne sont pas dépourvus de moyens malgré la mondialisation : chacun bâtit ainsi ses propres barrières, à coup de brevets, de réglementations protectionnistes et autres ingéniosités juridiques, de manière à encourager l'industrie nationale. Le "patriotisme économique" n'est pas une exception française, c'est l'activité normale des Etats du monde, au risque parfois de céder aux sirènes du nationalisme ;

2) partout, il est admis que le travail est une des conditions pour accéder à la prospérité, l'idée que l'on pourrait construire un monde meilleur en travaillant moins n'effleure que quelques cerveaux progressistes français !

Orsenna tire d'autres leçons qui sont elles-aussi passionnantes : la difficulté d'établir un prix "juste" et la complexité alors de mettre en place un commerce équitable véritablement éthique ; la diversité des rapports au temps dans le monde avec un Brésil qui se vit dans le futur et une Afrique si marquée par le poids des héritages.

Un livre qui se lit d'une traite et où l'on apprend beaucoup.

par sébastien publié dans : lectures
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Vendredi 27 janvier 2006

Lu récemment  "le crépuscule des petits dieux" d'Alain Minc.

Alain Minc considère, sans le déplorer ni s'en enthousiasmer, que le paysage des élites en France est en train de se modifier. Auparavant, l'élite était celle qui avait un diplôme de grande école, ou qui pouvait s'appuyer sur un réseau familial et amical, facteur de cooptation. Désormais, la capacité d'intervention de cette élite est limitée à la fois par la mondialisation et par la décentralisation. Elle est affectée de surcroît par la montée en puissance du juge, des médias et de l'opinion. Une nouvelle élite se dégage, "l'élite de notoriété", celle qui est faite et défaite par les sondages, les journalistes ou l'opinion. Une élite, à la différence de l'autre, qui est instable, sans cesse renouvelée.

L'analyse de Minc est intéressante, particulièrement lorsqu'il décrit ce qu'il nomme "l'hyper démocratie", cette démocratie d'opinion, de sondages, de quêtes du scoop. On devine là toutes les dérives qui sont à l'oeuvre. Il n'y a pas de véritable démocratie sans la présence de corps intermédiaires qui permettent de fabriquer du consensus. L'appel au peuple devient vite du populisme. L'hyper démocratie annonce alors les pires dangers.

En revanche, je ne partage pas son opinion selon laquelle l'élite d'hier serait amenée à disparaître à petits feux. Les champions nationaux sont toujours dirigés par les diplômés des grandes écoles. L'influence des réseaux d'anciens est toujours condidérable. Je me demande si ce que Minc conçoit comme une crise des élites n'est pas plutôt une crise du politique.

Enfin, il me semble accorder trop d'importance à cette "élite de notoriété". Bien sûr de nouvelles têtes émergent sans cesse. Mais, justement, le caractère éphémère de ces nouvelles élites cathodiques n'est-elle pas la démonstration, a contrario, qu'elles sont les marionnettes d'intérêts qui les dépassent ?

par sébastien publié dans : lectures
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Dimanche 1 janvier 2006

Cette citation tirée du "Prince" de Machiavel : "Il n'est rien dont l'exécution est plus difficile ou la réussite plus douloureuse ou le maniement plus dangereux que l'instauration d'un nouvel ordre de choses. Car l'innovateur a pour ennemi tous ceux qui ont prospéré dans l'ordre ancien et pour tièdes défenseurs tous ceux qui ne savent pas encore comment prospérer dans le nouvel ordre."

Autrement dit, il est plus facile de dire pourquoi il faut réformer que de démontrer comment l'on peut y parvenir. Aux multiples rapports qui insistent sur l'intérêt des réformes, où les analyses sont brillantes, les chiffres parlants et les démonstrations implacables, manque cependant cruellement "le discours de la méthode". Ne pas se contenter de répondre à la question "pourquoi" mais s'intéresser autant si ce n'est plus à la question "comment ?".

par sébastien publié dans : lectures
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Jeudi 4 août 2005

Lu pendant ces vacances deux livres dont on ne sait, pour l'un comme pour l'autre, quelle est la part du mensonge et de la vérité, où commence le roman et où finit l'Histoire.

D'abord "Overworld" de Larry J. Kolb au sous-titre plus évocateur : "mémoires d'un espion malgré lui". C'est supposé être l'autobiographie d'un ancien espion américain, qui fut aussi agent de Mohammed Ali ou brasseur d'affaires avec Adnan kashoggi. Mais, l'auteur, loin d'être le retraité apaisé, écrivant en silence au coin du feu les épisodes marquants de sa vie, est aujourd'hui enfermé en Floride, à la merci des services secrets indiens, dont il guette la menace qui pourrait lui être fatale. Une autobiographie au terme de laquelle l'auteur nous demande de lui souhaiter bonne chance !

Peu importe, en vérité, que ce qui nous est conté soit vrai ou faux. C'est probablement, comme toujours, un peu des deux ! L'essentiel est que ce livre nous tient en haleine. Il se lit d'une traite tant les épisodes sont passionnants : de la mission de bons offices de Mohammed Ali au liban, à la demande de Bush père, pour libérer les otages américains du Liban, à l'opération de désinformation visant l'opposant de Rajiv Gandhi en Inde, tout cela pourrait faire un excellent scénario pour le cinéma.

Et si tout cela est vrai, alors, définitivement, il faut souhaiter bonne chance à Larry J. Kolb !

Renseignement pris, tout cela pourrait bien être vrai ...et Larry J. Kolb a même un site perso.

Dans le même genre, celui qui consiste à dépeindre les coulisses de l'Histoire, le livre de marc Dugain, "la malédiction d'Edgar" n'est pas mal non plus.

C'est plus d'un demi-siècle de magouilles, de collusions avec la Mafia, de voix achetées et d'écoutes illégales qui nous est conté.

L'auteur a choisi pour narrateur Clyde Tolson, celui qui fut le compagnon d'Edgar Hoover, l'inamovible président du FBI de 1924 à 1972.

L'Amérique ne sort pas grandie de cette peinture minutieuse et informée. Mais, étrangement, ses dirigeants nous paraissent plus attachants. En quittant leur piédestal, ils nous semblent plus humains.

Deux agréables lectures sur les hommes de l'ombre qui tirent les fils de l'Histoire.

Une critique intéressante sur le site de Michel-Edouard Leclerc.

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Jeudi 7 juillet 2005

Lu "La guerre sans fin" de Bruno Tertrais.

L'auteur, spécialiste des relations internationales, nous livre dans ce court récit une description lucide sur la politique étrangère américaine actuelle : sur ceux qui la font et sur ses objectifs.

C'est une lecture utile parce qu'elle met définitivement à mal les clichés qui sont véhiculés ici ou là :

1) la guerre en Irak n'est pas une guerre pour le pétrole : les Etats-Unis continuent de développer une stratégie d'approvisionnements diversifiés qui ne nécessite nullement une intervention de la sorte. Et, même si l'Amérique avait besoin de cet or noir, il serait mille fois plus intelligent de négocier, plutôt que de faire la guerre.

2) il convient de relativiser le discours de Bush sur "l'axe du mal" et donc d'éviter de croire que les pays visés (Irak, Iran et Corée du Nord) subiront tous trois le même sort :

a) les pays désignés sont des exemples de pays dangereux car ils allient une doctrine totalitaire avec la possession d'armes de destruction massive ; mais nulle part dans son discours Bush propose un même traitement pour ces trois cibles ;

b) Un même traitement est d'autant moins probable que l'Iran est devenu incontournable pour la stabilité de la région : il a une influence particulière dans la construction du nouvel Irak à majorité chiite et dans celle d'un Afghanistan à forte minorité chiite également ;

c) enfin, les Etats-Unis devront à terme revoir leurs alliances avec les pays sunnites que sont le Pakistan et l'Arabie saoudite dans lesquels les disciples de Ben Laden sont particulièrement implantés. Dans ce contexte, l'Iran peut devenir l'objet d'une alliance éventuelle. Il est vrai, toutefois, que le livre de Tertrais a été écrit avant l'élection du nouveau président iranien, ultraconservateur, ce qui bouleverse un peu l'idée d'une nouvelle alliance de ce type.

3) Le livre de Tertrais est aussi passionnant parce qu'il montre comment se construit la politique étrangère à Washington. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle est tout sauf homogène. Les courants de pensée sont divers, y compris dans la majorité républicaine, qui se partage entre néo-conservateurs, venus de la gauche et aujourd'hui majoritairement au pouvoir, réalistes sur le mode Kissinger pour qui la souveraineté des Etats est indépassable, et enfin fondamentalistes soucieux de porter, par la force s'il le faut, la bonne parole évangéliste.

Que l'administration Bush vienne à récolter de mauvais résultats et une autre doctrine viendra à prendre l'avantage. A la tentation de l'empire, pourra succéder le repli sur la nation. Aux Etats-Unis, en politique étrangère comme pour tout, rien n'est définitif, tout est réversible, c'est le pragmatisme qui est à l'oeuvre plus que les idéologies.

4) Enfin, dernier aspect intéressant du livre de Tertrais, la description du phénomène qui a vu d'anciens démocrates, voire des membres de l'extrême-gauche, rejoindre les rangs dans les années 1980 des néo-conservateurs, soucieux de répandre la démocratie et les droits de l'homme par la force.

Un phénomène qui explique mieux les prises de position de certains Français lors de la dernière guerre d'Irak qui, peu nombreux il est vrai, soutenaient les Etats-Unis au nom des droits de l'homme (Bernard Koucher, Romain Goupil, André Glucksman, ...). Les anciens gauchistes et les néoconservateurs partagent un même idéal internationaliste.

Bref, une excellente lecture pour éviter de répéter banalités et clichés dans nos futurs repas de famille !

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Lundi 16 mai 2005

Lu "la mauvaise vie" de Frédéric Mitterrand.

A l'âge où, malgré soi, s'imposent les premiers bilans, Frédéric Mitterrand fait le point sur son existence. Non pas son existence professionnelle, connue de tous. Mais la principale, celle que la plupart ignore.

Il ne le fait pas à la mode traditionnelle des biographes ou des mémorialistes qui recensent, par ordre chronologique, les faits et les dates, en prenant soin de ne rien oublier. Son parti-pris est différent : en 11 chapitres, il évoque autant d'épisodes caractéristiques d'une vie qui est, selon lui, ratée.

C'est peu dire que Frédéric Mitterrand se met à nu. Il se livre avec une exigence de transparence totale. Un désir de vérité absolu.

A mon sens, ce livre est d'abord un livre sur la séparation.

Séparation des êtres, quand il évoque ses amours de jeunesse impossibles. Cette frustration du désir, douloureuse.

Séparation du monde, quand il se voit contraint à taire, si tôt, ce qu'il est : "le glissement vers la clandestinité, l'état d'alerte permanente, s'amorcent".

La séparation, dès lors, comme un mode de vie quand, pour assouvir ses désirs sans craindre les reproches ou les regrets, il multiplie les amours éphémères et tarifées dans les chambres interlopes de Bangkok ou Djakarta.

Il n'est probablement pas innocent, d'ailleurs, que le livre s'ouvre sur cette adoption de l'enfant marocain. Le voilà, à son tour, l'auteur d'un déracinement. Comme si, même pour construire son propre bonheur, il devait oeuvrer à la séparation d'autres êtres.

Pas innocent, non plus, que le livre se ferme sur les obsèques d'un ancien amant. Il était dit que ce livre serait celui de l'accomplissement impossible.

Mais la déchirure la plus vive, celle qui l'anime et le ronge en permanence, réside finalement en son for intérieur : c'est celle qui sépare ce qu'il est de ce qu'il voudrait être. Le drame de la femme qu'il aime mais qu'il sait ne pas pouvoir honorer. Cette vie qui l'oblige et dont il aimerait tant se détacher. La voilà, "la mauvaise vie".

Et puis, il y a le style. Une capacité à restituer la mélancolie et le regret, à inspecter le tréfonds des âmes avec élégance. Le malheur, aussi, peut se vivre avec grâce et honnêteté.

C'est un livre de confessions qui sort du lot. Pour beaucoup, l'écriture est une thérapie qui soigne le mal-être. Pour Mitterrand, c'est un style qui sublime le malheur.

par sébastien publié dans : lectures
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Mercredi 13 avril 2005

Très bon article dans "Le Monde" du 12 avril : "L'Europe sociale, mythe ou réalité ?". L'auteur, Christope Ramaux, est membre du conseil scientifique d'Attac.

Il montre qu'il n'y aurait rien à gagner pour les salariés français à voir la politique sociale décidée à Bruxelles à la majorité qualifiée. Le maintien de l'unanimité dans le projet de traité est donc un bon point.

En revanche, il estime que le projet de traité ne contient pas de clauses garantissant le maintien d'un socle de droits élevés en matière sociale et qu'il y a donc de grands risques de voir s'établir une harmonisation par le bas.

Plutôt que de remettre en cause le vote à l'unanimité, il serait préférable d'adopter des clauses transversales qui, pour chaque texte, assurent un mieux-disant social.

par sébastien publié dans : lectures
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