Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

lectures

Lundi 14 février 2005 1 14 /02 /2005 00:00

Au rayon lectures, j'ai avalé récemment :

- la fin de l'illusion jacobine d'Edouard Balladur : L'ancien Premier Ministre estime que l'idée des Lumières selon laquelle l'Homme est universel et que en tout lieu sur le globe il prétend aux mêmes droits, cette idée est dépassée et elle est injuste. Il prône une laïcité tolérante. Il était par exemple contre l'interdiction du voile à l'école.

Sous des dehors bourgeois, la pensée de balladur est en réalité plutôt anti-conformiste. Il est pour la discrimination positive par exemple. Ne pas se fier aux apparences !

A lire pour découvrir un livre clair aux idées finalement originales.

- - "ce monde qui vient" d'alain Minc : une description futuriste du monde de demain, avec selon Minc, la dérive des continents entre l'Europe et l'Amérique, la montée en puissance de la Chine et la nécessité pour la France de poursuivre le projet européen.

L'analyse sur la Chine est intéressante : la liberté du commerce ne débouchera pas sur la liberté pour les hommes. Au contraire. Le marché n'est pas une garantie de démocratie.

Par sébastien - Publié dans : lectures
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Jeudi 3 mars 2005 4 03 /03 /2005 00:00

Lu, il y a un petit moment déjà, "Le Nouveau désordre mondial - Réflexions d'un Européen" de Tzvetan Todorov.

Publié en septembre 2003, ce petit livre (111 pages) remet en cause l'intervention américaine en Irak, discute les motifs avancés par l'administration Bush, sans faire sienne pour autant la position française, trop immobiliste. De sorte qu'est esquissée une troisième voie, intermédiaire, "les démocraties n'étant pas vraiment obligées de choisir entre Munich (lâche capitulation) et Dresde (bombardements meurtriers)".

Mieux qu'un long discours, quelques extraits qui témoignent de la clairvoyance de l'auteur, sur le fond, et de sa clarté, sur la forme :

- "les néoconservateurs ne méritent pas le terme de conservateurs - ni néo ni paléo-. Un mot plus juste pour les désigner serait néofondamentalistes : fondamentalistes car ils se réclament d'un Bien absolu qu'ils veulent imposer à tous ; néo parce que ce Bien est constitué, non plus par Dieu, mais par les valeurs de la démocratie libérale."

- "Ce n'est pas un hasard si l'on trouve parmi eux, que ce soit aux Etats-Unis ou en France, nombre de trotskistes ou maoïstes : le même esprit interventionniste qui refuse de se résigner aux imperfections de ce monde se manifeste ici et là, la même attirance pour la violence et l'action internationaliste."

- "Les médias américains semblaient, dans l'ensemble, toujours informer "à charge" ou "à décharge", se souciant plus d'emporter la conviction que de chercher la vérité. Un tel choix n'implique pas que l'on mente ni qu'on falsifie les faits, il suffit pour cela de sélectionner les informations de manière bien orientée : le réel est suffisamment complexe pour illuster n'importe quelle thèse."

- "Entre pays les rapports restent dans l'état de nature ; dans chaque pays règne en revanche l'état de société. Pourquoi est-ce ainsi ? Parce que les citoyens de chaque pays ont renoncé à l'usage de la violence, en la confiant à l'Etat qui les englobe, alors que les pays, ne faisant pas partie d'un Etat universel, ne reconnaissent pas d'instance à laquelle ils pourraient déléguer leur force ; ils la gardent donc pour eux.

- "Une politique se juge non à ses intentions, mais à ses résultats."

- "La "paix par la loi" et la "paix par l'empire" n'épuisent pas toutes les voies possibles."

- "Le pacifisme repose tantôt sur une idée fausse, à savoir que l'agressivité humaine est en train de dépérir et que la violence disparaît progressivement de ce monde ; et tantôt sur une idée lâche, à savoir qu'aucun bien, aucun idéal ne vaut la peine qu'on se sacrifie pour lui."

On sait lorsqu'on a fait une lecture utile : c'est lorsqu'on a l'impression d'être devenu un petit peu plus intelligent ! Et de ce point de vue, voilà une lecture utile et urgente.

Par sébastien - Publié dans : lectures
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Mercredi 6 avril 2005 3 06 /04 /2005 00:00

Viens de terminer "Fort Matignon" de Dominique Ambiel, l'ancien conseiller communication du Premier ministre.

Ce livre est l'occasion pour l'auteur de revenir sur ses deux ans à Matignon, sur "l'affaire" avec la jeune prostituée et sur son parcours professionnel qui mêle activités politiques et de production pour la télévision.

Sur son passage à Matignon, on mesure combien les rivalités internes à la droite ne sont pas de purs fantasmes de journalistes ! Ambiel arrondit les angles, soigne les plaies, met de l'huile dans les rouages. Il se décrit comme un "câlinothérapeute" !

La découverte des coulisses du pouvoir est assez passionnante. On suit par exemple avec curiosité les négociations entre Ambiel, le directeur de la rédaction de "L'express", et les actionnaires du groupe de communication, pour atténuer les effets d'une "une" désagréable qui annonce la "fin" proche du Premier ministre. On découvre aussi le quotidien du conseiller à Matignon et ses horaires de galérien.

Sur "l'affaire", Ambiel défend la thèse du complot. Même si ses arguments ne semblent pas avoir convaincu jusqu'à présent les tribunaux, il reste que des zones d'ombre demeurent et ne permettent pas d'avoir finalement sur cette affaire une position toute faite.

Enfin, Ambiel rappelle les étapes de son parcours professionnel et essaie d'en restituer une logique. Qu'y a-t-il de commun au producteur qui monte "Fort Boyard" ou "l'affaire Dreyfus" et au conseiller politique, qui a soutenu Giscard en son temps et serait prêt à soutenir de nouveau Raffarin s'il le fallait ? Probablement la même passion de faire, de créer, d'inventer. De faire du neuf.

D'une lecture facile, ce livre est celui d'un homme passionné par la création populaire et la chose publique. 

Par sébastien - Publié dans : lectures
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Mardi 12 avril 2005 2 12 /04 /2005 00:00

Devant la nouvelle doctrine américaine qui vise à répandre la démocratie partout, on entend des critiques qui relativisent cette ambition en considérant que la démocratie est un concept occidental qu'il serait vain de vouloir exporter partout, sans tenir compte des histoires locales.

C'est un débat qui divise les "universalistes" d'un côté aux "relativistes" ou "culturalistes" de l'autre.

Sur ce sujet, je viens de terminer une lecture intéressante : un petit livre de Amartya Sen, Prix nobel indien d'économie, intitulé "la démocratie des autres".

Pour lui, il serait inopportun de croire que la démocratie n'est pas universelle, simplement parce que la situation demeure chaotique en Irak.

Au contraire, pour lui, la démocratie est un bien auquel tout être humain a légitimement droit et il n'existe pas à proprement parler de spécifités locales telles qu'elles interdiraient un tel mode d'organisation sur toute la surface du globe.

Il condamne ainsi toute forme de relativisme qui viserait à accepter des formes autoritaires de gouvernement au nom de tel ou tel particularisme.

Pour en arriver à cette conclusion, Sen considère d'abord que la démocratie ne serait se limiter à des procédures ou à des élections. C'est d'abord le débat public, l'échange libre, qui caractérisent cette forme de gouvernement.

A partir de cette définition, il montre qu'au cours de l"histoire, de tels échanges ont été possibles dans maints endroits du globe qui sont aujourd'hui sous la tutelle de gouvernements autoritaires. Pourquoi ce qui était possible hier ne le serait-il pas aujourd'hui ?

Autre analyse intéressante de Sen : il démontre, contrairement à une idée qui se répand, que le développement économique est mieux assuré sur le long terme dans les démocraties que dans les dictatures.

La lecture de ce petit livre (80 pages) est donc doublement pertinente.

Par sebastien - Publié dans : lectures
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Mardi 12 avril 2005 2 12 /04 /2005 00:00

Lu également ce weekend "une certaine idée de l'Europe" de Laurent Fabius. C'est le petit bouquin qu'il avait sorti avant les élections internes au parti socialiste sur le projet de traité constitutionnel.

Ses arguments forts sont, à mon sens, les suivants :

1) Le texte interdit toute harmonisation en matière de fiscalité et de politique sociale puisque sur ces deux matières l'unanimité est requise au Conseil. Dès lors, va se développer une concurrence entre les Etats membres pour attirer les entreprises. L'harmonisation fiscale et sociale va alors se faire par le bas.

2) La conséquence de cela, c'est que les budgets nationaux auront moins de rentrées fiscales, ce qui aura des conséquences sur la qualité du service public. Cette déficience au niveau des Etats sera complétée par une incapacité au niveau européen, puisque l'Europe n'est pas autorisée à emprunter.

3) Aucune armée européenne ne sera possible. Seule une politique commune pourra être envisagée mais uniquement pour intervenir sur les théâtres extérieurs. L'obligation de compatibilité avec l'OTAN nuit à l'exercice d'une réelle autonomie.

4) Les coopérations renforcées ne pourront pas être mises en pratique compte tenu des diverses barrières prévues pour leur mise en oeuvre.

5) Le texte ne pourra pas être révisé. Les divers dispositifs pour la révision prévoient en effet tous l'unanimité au Conseil.

L'argumentaire de Fabius est très convaincant : l'Europe sera d'abord économique et très peu politique. Les nouveaux visages n'auront pas les moyens de leurs éventuelles ambitions.

Avant cette lecture, je penchais pour le oui, en me disant "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", ce qui ne me paraît pas le meilleur argument pour le oui. 

Fabius a déjà eu un rôle historique au sens où il a décomplexé le non. Désormais, le non peut aussi être européen.

Par sebastien - Publié dans : lectures
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Mercredi 13 avril 2005 3 13 /04 /2005 00:00

Très bon article dans "Le Monde" du 12 avril : "L'Europe sociale, mythe ou réalité ?". L'auteur, Christope Ramaux, est membre du conseil scientifique d'Attac.

Il montre qu'il n'y aurait rien à gagner pour les salariés français à voir la politique sociale décidée à Bruxelles à la majorité qualifiée. Le maintien de l'unanimité dans le projet de traité est donc un bon point.

En revanche, il estime que le projet de traité ne contient pas de clauses garantissant le maintien d'un socle de droits élevés en matière sociale et qu'il y a donc de grands risques de voir s'établir une harmonisation par le bas.

Plutôt que de remettre en cause le vote à l'unanimité, il serait préférable d'adopter des clauses transversales qui, pour chaque texte, assurent un mieux-disant social.

Par sébastien - Publié dans : lectures
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Lundi 16 mai 2005 1 16 /05 /2005 00:00

Lu "la mauvaise vie" de Frédéric Mitterrand.

A l'âge où, malgré soi, s'imposent les premiers bilans, Frédéric Mitterrand fait le point sur son existence. Non pas son existence professionnelle, connue de tous. Mais la principale, celle que la plupart ignore.

Il ne le fait pas à la mode traditionnelle des biographes ou des mémorialistes qui recensent, par ordre chronologique, les faits et les dates, en prenant soin de ne rien oublier. Son parti-pris est différent : en 11 chapitres, il évoque autant d'épisodes caractéristiques d'une vie qui est, selon lui, ratée.

C'est peu dire que Frédéric Mitterrand se met à nu. Il se livre avec une exigence de transparence totale. Un désir de vérité absolu.

A mon sens, ce livre est d'abord un livre sur la séparation.

Séparation des êtres, quand il évoque ses amours de jeunesse impossibles. Cette frustration du désir, douloureuse.

Séparation du monde, quand il se voit contraint à taire, si tôt, ce qu'il est : "le glissement vers la clandestinité, l'état d'alerte permanente, s'amorcent".

La séparation, dès lors, comme un mode de vie quand, pour assouvir ses désirs sans craindre les reproches ou les regrets, il multiplie les amours éphémères et tarifées dans les chambres interlopes de Bangkok ou Djakarta.

Il n'est probablement pas innocent, d'ailleurs, que le livre s'ouvre sur cette adoption de l'enfant marocain. Le voilà, à son tour, l'auteur d'un déracinement. Comme si, même pour construire son propre bonheur, il devait oeuvrer à la séparation d'autres êtres.

Pas innocent, non plus, que le livre se ferme sur les obsèques d'un ancien amant. Il était dit que ce livre serait celui de l'accomplissement impossible.

Mais la déchirure la plus vive, celle qui l'anime et le ronge en permanence, réside finalement en son for intérieur : c'est celle qui sépare ce qu'il est de ce qu'il voudrait être. Le drame de la femme qu'il aime mais qu'il sait ne pas pouvoir honorer. Cette vie qui l'oblige et dont il aimerait tant se détacher. La voilà, "la mauvaise vie".

Et puis, il y a le style. Une capacité à restituer la mélancolie et le regret, à inspecter le tréfonds des âmes avec élégance. Le malheur, aussi, peut se vivre avec grâce et honnêteté.

C'est un livre de confessions qui sort du lot. Pour beaucoup, l'écriture est une thérapie qui soigne le mal-être. Pour Mitterrand, c'est un style qui sublime le malheur.

Par sébastien - Publié dans : lectures
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Jeudi 7 juillet 2005 4 07 /07 /2005 00:00

Lu "La guerre sans fin" de Bruno Tertrais.

L'auteur, spécialiste des relations internationales, nous livre dans ce court récit une description lucide sur la politique étrangère américaine actuelle : sur ceux qui la font et sur ses objectifs.

C'est une lecture utile parce qu'elle met définitivement à mal les clichés qui sont véhiculés ici ou là :

1) la guerre en Irak n'est pas une guerre pour le pétrole : les Etats-Unis continuent de développer une stratégie d'approvisionnements diversifiés qui ne nécessite nullement une intervention de la sorte. Et, même si l'Amérique avait besoin de cet or noir, il serait mille fois plus intelligent de négocier, plutôt que de faire la guerre.

2) il convient de relativiser le discours de Bush sur "l'axe du mal" et donc d'éviter de croire que les pays visés (Irak, Iran et Corée du Nord) subiront tous trois le même sort :

a) les pays désignés sont des exemples de pays dangereux car ils allient une doctrine totalitaire avec la possession d'armes de destruction massive ; mais nulle part dans son discours Bush propose un même traitement pour ces trois cibles ;

b) Un même traitement est d'autant moins probable que l'Iran est devenu incontournable pour la stabilité de la région : il a une influence particulière dans la construction du nouvel Irak à majorité chiite et dans celle d'un Afghanistan à forte minorité chiite également ;

c) enfin, les Etats-Unis devront à terme revoir leurs alliances avec les pays sunnites que sont le Pakistan et l'Arabie saoudite dans lesquels les disciples de Ben Laden sont particulièrement implantés. Dans ce contexte, l'Iran peut devenir l'objet d'une alliance éventuelle. Il est vrai, toutefois, que le livre de Tertrais a été écrit avant l'élection du nouveau président iranien, ultraconservateur, ce qui bouleverse un peu l'idée d'une nouvelle alliance de ce type.

3) Le livre de Tertrais est aussi passionnant parce qu'il montre comment se construit la politique étrangère à Washington. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle est tout sauf homogène. Les courants de pensée sont divers, y compris dans la majorité républicaine, qui se partage entre néo-conservateurs, venus de la gauche et aujourd'hui majoritairement au pouvoir, réalistes sur le mode Kissinger pour qui la souveraineté des Etats est indépassable, et enfin fondamentalistes soucieux de porter, par la force s'il le faut, la bonne parole évangéliste.

Que l'administration Bush vienne à récolter de mauvais résultats et une autre doctrine viendra à prendre l'avantage. A la tentation de l'empire, pourra succéder le repli sur la nation. Aux Etats-Unis, en politique étrangère comme pour tout, rien n'est définitif, tout est réversible, c'est le pragmatisme qui est à l'oeuvre plus que les idéologies.

4) Enfin, dernier aspect intéressant du livre de Tertrais, la description du phénomène qui a vu d'anciens démocrates, voire des membres de l'extrême-gauche, rejoindre les rangs dans les années 1980 des néo-conservateurs, soucieux de répandre la démocratie et les droits de l'homme par la force.

Un phénomène qui explique mieux les prises de position de certains Français lors de la dernière guerre d'Irak qui, peu nombreux il est vrai, soutenaient les Etats-Unis au nom des droits de l'homme (Bernard Koucher, Romain Goupil, André Glucksman, ...). Les anciens gauchistes et les néoconservateurs partagent un même idéal internationaliste.

Bref, une excellente lecture pour éviter de répéter banalités et clichés dans nos futurs repas de famille !

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Jeudi 4 août 2005 4 04 /08 /2005 00:00

Lu pendant ces vacances deux livres dont on ne sait, pour l'un comme pour l'autre, quelle est la part du mensonge et de la vérité, où commence le roman et où finit l'Histoire.

D'abord "Overworld" de Larry J. Kolb au sous-titre plus évocateur : "mémoires d'un espion malgré lui". C'est supposé être l'autobiographie d'un ancien espion américain, qui fut aussi agent de Mohammed Ali ou brasseur d'affaires avec Adnan kashoggi. Mais, l'auteur, loin d'être le retraité apaisé, écrivant en silence au coin du feu les épisodes marquants de sa vie, est aujourd'hui enfermé en Floride, à la merci des services secrets indiens, dont il guette la menace qui pourrait lui être fatale. Une autobiographie au terme de laquelle l'auteur nous demande de lui souhaiter bonne chance !

Peu importe, en vérité, que ce qui nous est conté soit vrai ou faux. C'est probablement, comme toujours, un peu des deux ! L'essentiel est que ce livre nous tient en haleine. Il se lit d'une traite tant les épisodes sont passionnants : de la mission de bons offices de Mohammed Ali au liban, à la demande de Bush père, pour libérer les otages américains du Liban, à l'opération de désinformation visant l'opposant de Rajiv Gandhi en Inde, tout cela pourrait faire un excellent scénario pour le cinéma.

Et si tout cela est vrai, alors, définitivement, il faut souhaiter bonne chance à Larry J. Kolb !

Renseignement pris, tout cela pourrait bien être vrai ...et Larry J. Kolb a même un site perso.

Dans le même genre, celui qui consiste à dépeindre les coulisses de l'Histoire, le livre de marc Dugain, "la malédiction d'Edgar" n'est pas mal non plus.

C'est plus d'un demi-siècle de magouilles, de collusions avec la Mafia, de voix achetées et d'écoutes illégales qui nous est conté.

L'auteur a choisi pour narrateur Clyde Tolson, celui qui fut le compagnon d'Edgar Hoover, l'inamovible président du FBI de 1924 à 1972.

L'Amérique ne sort pas grandie de cette peinture minutieuse et informée. Mais, étrangement, ses dirigeants nous paraissent plus attachants. En quittant leur piédestal, ils nous semblent plus humains.

Deux agréables lectures sur les hommes de l'ombre qui tirent les fils de l'Histoire.

Une critique intéressante sur le site de Michel-Edouard Leclerc.

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Par sébastien - Publié dans : lectures
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Dimanche 1 janvier 2006 7 01 /01 /2006 13:34

Cette citation tirée du "Prince" de Machiavel : "Il n'est rien dont l'exécution est plus difficile ou la réussite plus douloureuse ou le maniement plus dangereux que l'instauration d'un nouvel ordre de choses. Car l'innovateur a pour ennemi tous ceux qui ont prospéré dans l'ordre ancien et pour tièdes défenseurs tous ceux qui ne savent pas encore comment prospérer dans le nouvel ordre."

Autrement dit, il est plus facile de dire pourquoi il faut réformer que de démontrer comment l'on peut y parvenir. Aux multiples rapports qui insistent sur l'intérêt des réformes, où les analyses sont brillantes, les chiffres parlants et les démonstrations implacables, manque cependant cruellement "le discours de la méthode". Ne pas se contenter de répondre à la question "pourquoi" mais s'intéresser autant si ce n'est plus à la question "comment ?".

Par sébastien - Publié dans : lectures
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