Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Lundi 27 février 2006

Je prenais tranquillement un café, ce dimanche, place du Châtelet. Un oeil sur les passants, un autre sur le journal, lorsque deux jeunes étudiants vinrent me faire la réclame de ce que je croyais définitivement hypothéqué par l'Histoire : le Communisme.

Ils étaient dans le quartier afin de rameuter les foules contre le CNE et le CPE, en vue de la prochaine manifestation.

Je les soupçonne d'avoir mis un peu de "charbon dans la chaudière" à la fois pour se donner du coeur à l'ouvrage et vaincre le froid qui, hier, était de mauvaise compagnie, y compris pour les prosélytes les plus convaincus de la pensée marxiste. L'effet de désinhibition aidant, ils m'adressèrent la parole dès leur entrée, me demandant si j'allais faire grève ou bien si l'on discutait, là où je travaille, du démantèlement du Code du Travail opéré par la dictature bourgeoise.

Je leur répondis, par politesse et sur le ton le plus neutre possible, que j'estimais honnête de laisser leur chance à ces nouveaux contrats et qu'il serait toujours temps le jour venu d'en faire une juste évaluation.

La réponse, bien entendu, ne les convainquit pas. Ils repartirent de plus belle dans leurs diatribes apprises par coeur, firent assaut de concepts et de références au terme desquels on ne pouvait conclure qu'à l'inéluctable résurrection bienfaitrice du communisme et de la dictature du prolétariat.

Je leur demandais s'ils pouvaient m'expliquer pourquoi l'expérience communiste fut toujours prolongée par la dictature politique, en quoi le monopole de l'Etat sur l'activité marchande créerait plus de richesse que la propriété privée et, pour finir, si j'aurais la tête sauvée s'ils devaient arriver au pouvoir, dans la mesure où, bien qu'indubitablement membre de la classe bourgeoise dictatoriale, ma mère demeure cependant de la classe prolétarienne la plus pure puisqu'ouvrière en chaussures à moins de mille euros net par mois, après 40 ans de bons et loyaux services.

Je n'ai pas la prétention d'avoir instillé le doute dans leurs cerveaux si réceptifs à la critique ! D'ailleurs, je n'ai pas eu d'assurance quant à la sauvegarde de ma propre tête.

Voilà, ils ont une vingtaine d'année, étudiants en sociologie, mathématiques et physiques. Ils auraient peut-être dû s'inscrire au module "Histoire du XXème siècle" ! Ils semblent convaincus de leur propos, en tout cas au point de distribuer des prospectus un dimanche après-midi place du Châtelet. Qu'on se le dise : le fanatisme rouge n'est pas mort !

par sébastien publié dans : my life
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Lundi 2 janvier 2006

A tous ceux qui viendront lire ces pages, je souhaite une bonne année 2006.

Plus que le bonheur, qui est un sentiment fugace et dont on ne prend généralement conscience qu'après coup, que cette nouvelle année vous apporte la sérénité, c'est-à-dire la satisfaction d'être soi-même, en paix avec les autres.

par sébastien publié dans : my life
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Mardi 13 septembre 2005

J'ai fait la rencontre aujourd'hui d'un couple de retraités australiens. Ils sont en vacances à Paris pour 5 jours, avant de partir pour la Suisse, l'Italie et l'Espagne.

Au fil de la conversation, j'observe que trois choses les étonnent plus particulièrement dans la capitale :

- le nombre de gens de couleur d'abord : "dans certains quartiers, c'est presque la moitié !" ;

- la circulation dans Paris et, surtout, la manière avec laquelle se garent les motards : "se garer sur un trottoir vaudrait une amende de 500 euros à un motard australien !" ;

- le fait que les gens fument à l'extérieur sans restriction : en Australie, il y a des "restricted areas", y compris à l'extérieur.

Ils regrettent aussi, comme moi d'ailleurs, les graffitis sur la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Je leur explique que la Techno parade s'est tenue ce weekend. A leurs yeux, ce n'est sûrement pas une explication satisfaisante : seuls des dégénérés peuvent faire ça !

Je ne sais si ces Australiens représentent l'impression générale des touristes à Paris.

Mais leur regard est précieux. Là où beaucoup s'inquiètent du fait que la police renforce chaque jour son contrôle sur nos comportements, ils ont davantage l'impression, en ce qui les concerne, d'un laisser aller !

 
par sébastien publié dans : my life
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Vendredi 19 août 2005

Je n'ai pas pour ambition de faire de ce blog un "journal extime", pour reprendre l'expression judicieuse de Michel Tournier. Il n'y a rien de plus impudique, en effet, que de s'exposer à la vue d'inconnus. Loin de constituer une solution, de tels actes révèlent, au contraire, une profonde désespérance : on fait part de ses maux intimes à des inconnus sur la Toile à la manière d'un Robinson qui jette sa bouteille à la mer. L'ultime espoir des bâteaux échoués.

Cependant, dès lors que l'exposition de difficultés personnelles n'aurait rien de gratuit mais illustrerait, au contraire, des débats qui reviennent régulièrement sous les feux de l'actualité, alors je considère que je fais oeuvre utile. Rien de tel que des exemples pour savoir de quoi l'on parle. Il est vrai que l'on se prend parfois à philosopher un peu sur tout et, à force de se détacher de la matière, on finit par s'éloigner de la réalité. Des exemples personnels, non pas pour s'exposer, mais pour parler vrai.

Ainsi, j'évoquais récemment une discussion avec un ami gay sur son désir d'être père ou, à plusieurs reprises, les difficultés de mon ami brésilien pour se soigner du sida. Situations personnelles, qui sont autant de problèmes de société.

Aujourd'hui, j'aimerais évoquer une discussion que j'ai eue hier soir, toujours avec mon ami brésilien. Toute la détresse d'un peuple misérable, loin des clichés véhiculés à longueur de reportages en cette Année du Brésil en France.

Cristiano est malade. Rester au Brésil, c'est se condamner à mort puisqu'il ne peut s'offrir le traitement approprié, et surtout faire face aux effets secondaires qui ne sont pas pris en charge. Travailler est inconcevable : pour vivre, lorsque l'on n'a pas de formation précise, il faut assurer deux, et même plutôt trois boulots, dans la journée. Commencer à 7 heures et terminer à 23 heures. Inconcevable quand on est soumis régulièrement aux malaises et aux fatigues. Seule solution : l'Europe.

Cristiano est arrivé à Rome la semaine dernière, grâce à un ami italien qui lui a payé le billet. L'occasion de faire le point sur sa santé et de s'entendre dire "qu'il peut prendre un billet pour le Ciel" ! Ah, le tact italien ! Mais, ici aussi, Cristiano ne peut pas travailler. Les métiers qui seraient envisageables - serveur principalement - sont trop difficiles physiquement.

Cristiano a deux problèmes qui, cumulés, l'empêchent d'espérer : la maladie et l'absence de formation.

Ne restent alors véritablement, aux yeux de Cristiano, que deux possibilités. La première qui consiste à espérer un mieux "ailleurs". A abréger, de soi-même, ce qui s'assimile à une souffrance permanente. La seconde, à faire de son corps, la seule chose qu'il possède encore, l'instrument de sa survie.

Comment pourrais-je juger ces pensées auxquelles il conclut aujourd'hui après mûre réflexion ? Je ne suis que le témoin meurtri d'une situation qui n'a malheureusement rien d'originale.

par sébastien publié dans : my life
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Jeudi 18 août 2005

Tant de villes à visiter, tant de paysages à contempler, tant de visages à admirer, tant de plats à déguster, tant de livres à apprécier ... et me voilà, par cette journée ensoleillée, contraint aux activités de bureau qui mêlent à la progression hasardeuse dans des dossiers incompréhensibles, des sourires polis, forcés, à des personnes avec lesquelles on partage plus de temps qu'avec ceux qui nous sont chers.

La liberté de l'homme, c'est celle de la chèvre attachée à son piquet !

Ou, de manière plus intellectuelle et pour reprendre un auteur à la mode : "Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité" (Karl Marx).
 
Tout le monde a été, est ou sera marxiste !!! Aujourd'hui, c'est mon tour !
par sébastien publié dans : my life
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Mercredi 6 juillet 2005

Ce sera Londres. Dur !

Pauvre Chirac, obligé d'aller traîner ses guêtres dès demain chez la perfide Albion. Le voilà dans une spirale de l'échec qui fait peine à voir. Il lui reste encore un peu de temps pour se faire porter pâle.

De l'autre côté, Blair, porté par la spirale du succès. Et s'il avait établi l'agenda du G8 dans la perspective même de l'attribution des Jeux ? Mettre l'accent sur l'effacement de la dette et l'augmentation de l'aide au développement, peut-être cela a-t-il pu porter.

Le projet de Paris était beau. Il était bon. Porté par les meilleurs, soudés comme jamais. Que lui a-t-il manqué au final ?š

Peut-être cet art du lobbying dont les Anglais sont experts. Une stratégie d'influence moins performante ? Difficile à savoir : on ne saura jamais comment ont voté les membres du CIO.

2016, ce n'est pas la peine d'y penser. Les Jeux n'ont jamais lieu deux fois de suite sur le même continent. Et, en 2020, le CIO voudra-t-il désigner un pays si proche de la Grande-bretagne, géographiquement parlant ?

Pour finir, une pensée pour un ami qui a acheté square des Batignolles, là où aurait dû être construit le futur village olympique. Il pensait que son appartement prendrait très vite beaucoup de valeur en cas de victoire ! Il n'y a pas que Paris qui a perdu aujourd'hui !

Comme disent nos amis Anglais : "c'est la vie !". Mais, c'est duraille quand même !

par sébastien publié dans : my life
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Mercredi 1 juin 2005

J'ai passé les dix derniers jours sur les routes de France, ce qui explique l'absence de notes ces derniers temps. A l'origine, une fatigue récurrente due à l'absence de vacances depuis un bout de temps, un déménagement stressant, un nouveau boulot avec de nouveaux dossiers et, enfin, l'inquiétude permanente pour mon ami, dont j'ai déjà parlé par ailleurs. Bref, un désir de page blanche, d'agenda vide, de course au néant.

C'est un de mes plaisirs récurrents que de prendre ainsi le large, ou plutôt la voiture, pour aller découvrir de nouveaux horizons. Ne cherchant rien de particulier, mon attention se porte aux belles choses. Je ne demande alors qu'à être étonné et à m'abreuver de jolis paysages, de beaux visages, de nouveaux accents.

J'ai traversé une bonne partie de la France : Beauce, Sologne, Berry, Limousin, Périgord, Massif central et enfin Languedoc-Roussillon, pour finalement retrouver un ami du côté de Nîmes.

Et bien, la France est belle ! Sous le soleil qui tape, rien de plus reposant que ces petits champs dorés qui paressent au bord des ruisseaux. Le bonheur, c'est simple comme une route qui se perd ainsi dans la campagne sous le soleil.

Parmi les beautés croisées : Capdenac et Martel dans le Lot, et surtout Uzès dans le Gard.

Et Avignon et Nîmes sont de pures merveilles, avec ses petites places sur lesquelles on arrive comme par accident au détour de ruelles ombragées. Le bonheur !

La plage de l'Espiguette, pour ceux qui connaissent, reste un endroit surprenant. Et assez pathétique, je trouve.

Le Casino de la Grande Motte est un grand spectacle. Il y a les habitués qui ont leurs machines préférées, les flambeurs dont on devine aux yeux fatigués, aux habits fripés et à l'odeur étrange qu'ils jouent là leur dernière carte. Il y a ce côté boîte de province, néons partout, peaux hâlées, qui donnent déjà en ce fin mai une odeur de grandes vacances.

Evidemment, les résulats du référendum m'ont peiné. Mais cette balade en France m'a apporté tant de joie que j'en excuserais presque les Français.

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Samedi 7 mai 2005

Si la France vote comme ma famille, ce sera non !

A l'occasion de ce weekend prolongé, je retrouve la verdure reposante de la campagne, ce silence qui est un luxe et une grande partie de ma famille. L'occasion de sonder les esprits sur le futur référendum, sans trop insister toutefois car il s'agit de se quitter dans les meilleurs termes !

1er constat : le non est majoritaire.

2ème constat : ceux qui votent "non" et ceux qui votent "oui" ont un point commun : ils ne savent pas pourquoi ! On "sent" ou on ne "sent pas" les choses, c'est tout !

3ème constat, qui est une conséquence du second : on ne vote pas par rapport à un texte, on vote par rapport à une situation personnelle. Ceux qui ont un emploi stable et ont la chance de voyager votent plutôt "oui". Ceux qui vivent de petit boulot en petit boulot et ont rarement été plus loin que l'horizon du département, voire du canton, votent "non".

Et rapidement la même question qui domine le débat : comment faire face aux délocalisations ? Comment lutter face aux pays où la main d'oeuvre est si bon marché ?

Fabius a vu juste : il y a aujourd'hui "deux France".

Comment expliquer que voter "oui" à la Constitution est utile, mais que probablement cela ne changera rien à la situation de ceux qui, comme ma mère, n'ont toujours pas 4 chiffres au bas de leur fiche de paie, même après 40 ans de travail ?

On n'est plus alors dans le débat politique. On est dans l'ordre du décent et de l'indécent.

par sébastien publié dans : my life
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Mercredi 4 mai 2005

Chers lecteurs, dont je ne connais pas le nombre depuis un certain temps, vu qu'over-blog semble en panne au niveau des statistiques, je vous souhaite à ceux qui le peuvent un bon weekend de l'ascension.

L'occasion pour moi de découvrir une région, la Bourgogne, que je ne connais pas du tout. L'occasion aussi de recharger les batteries après l'achat très stressant de mon appartement et un changement de fonction tout neuf !

A la semaine prochaine !

 

par sébastien publié dans : my life
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