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Bonjour !
Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).
Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.
J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !
Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com
Dans Le Figaro d'aujourd'hui, Bernard Debré, député UMP de Paris, demande solennellement à la mairie de Paris et la région Ile de France de ne pas soutenir la candidature du collectif parisien à l'organisation des Gay Games dans la capitale en 2010.
Il estime que cette manifestation constitue un abus communautariste, voire même une forme de ségrégation vis-à-vis des hétérosexuels. Rien que cela !
Un article qui appelle 4 commentaires :
1) Sur la forme, le ton de Debré me paraît déplacé. Accuser les homosexuels de faire acte de ségrégation, c'est y aller fort de café ! M. Debré devrait comprendre, parce qu'il est intelligent, que l'on est victime de ségrégation quand on a moins de droits que les autres, et ce en raison de son identité (orientation sexuelle, couleur de peau, ...). Jusqu'à plus amples informations, et à moins d'avoir hiberné sans m'en rendre compte, il me semble que ce sont les gays qui ont toujours moins de droits que les hétéros dans notre pays. Il y a là une inversion des rôles qui prêterait à sourire si la chose n'était pas sérieuse.
2) Contrairement à ce que prétend M. Debré, les Gay Games ne sont pas réservés aux athlètes homosexuels, de même que la Gay Pride n'est pas une marche réservée aux seuls gays. Ce sont toutes deux des manifestations auxquelles chacun peut participer dès lors qu'il en partage les objectifs, à savoir la lutte contre l'homophobie et l'égalité des droits.
3) C'est l'inégalité des droits qui créent le repli communautaire, et parfois les excès du communautarisme. C'est bien parce qu'il y a des causes à défendre que des évènements médiatiques s'organisent. Si M. Debré le regrette, qu'il se mette à militer pour le mariage gay !
4) Enfin, il ne faut pas être naïf. Quand bien même l'égalité des droits interviendrait un jour, on ne pourra pas empêcher des gens qui partagent une identité commune et qui, surtout, peuvent connaître des difficultés à l'assumer, à se regrouper au sein d'associations et autour de manifestations. Cela permet de rompre la solitude, de faciliter l'intégration, et de valoriser ainsi sa propre image.
Les Gay Games n'appellent pas à plus de droits pour les gays que pour les autres, ce n'est donc pas du communautarisme. C'est le désir, là encore, de poursuivre le combat pour une égalité de droits, en appelant au soutien de tous. C'est le désir, aussi, de partager une identité commune. Désir somme toute naturel.
Add : Vous trouverez une autre critique de l'article de Bernard Debré sur le blog de Philippe Liotard.
De toute façon, moi les JO (gay ou pas gay) ça me gonfle, alors...
Nous passerions pour un "pays de pédés" parce que nous organiserions les Gay Games ?
Où est le problème ?!
Et ces jeux passeront de toute manière pour des jeux d'une communauté qui s'auto-parialise... Même si ces jeux sont ouverts à toute personne qui soutient les valeurs des Gay Games.
Personnellement, mise à part la perspective d'organiser une manifestation sportive dans une ambiance bon enfant, je ne suis pas trop pour. Car je crains que cette manifestation soit considérée comme une ségrégation volontaire.
Ce sur quoi je souhaite intervenir, c'est sur l'accusation de « communautarisme » : en France, elle sert systématiquement à disqualifier tout attitude, propos, institution qui n'entre pas dans le cadre de l'uniformité du groupe dominant
Non, non, c'est pas bizarre, c'est une activité de groupe dominant
Groupe dominant pour la laïcité, j'aurais dit principe régulateur entre goupes différents : la laïcité est pour les religions ce que l'assemblée nationale est pour les partis politiques, sauf qu'il n'y a pas d'élection pour permettre aux uns d'imposer aux autres... ils sont tous mis au même niveau sous une entité qui ne les nie pas, mais les contients dans une sphère où les conflits sont temporisés.
Pour la critique "communautariste" en revanche je trouve la remarque intéressante car met le doigt sur le fait qu'aujourd'hui, comme dans l'article de Debrés, les mots sont moins signifiants qu'expressifs, ce qui n'est d'ailleurs pas de bon augure.