Bonjour !
Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).
Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.
J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !
Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com
La championne Colette Besson est morte hier. A cette triste occasion, j'observe que les médias ne parlent plus de "longue maladie", comme ce fut longtemps le cas, mais évoquent désormais, sans tabou, le terme de "cancer". Constat que j'avais fait, déjà, à deux ou trois reprises précédemment.
Or, la manière dont on nomme les choses n'est jamais neutre. Elle révèle la perception que l'on s'en fait.
Si, par exemple, le Pentagone, le Département d'Etat et la Maison Blanche s'affrontent aujourd'hui sur le point de savoir s'il faut parler ou non de "guerre contre le terrorisme", c'est bien parce que la perception des uns et des autres est différente. Elle préfigure, alors, des stratégies de défense diverses et variées.
Désormais, le mot "cancer" n'effraie plus. Les choses sont dites. C'est là le signe d'un changement d'état d'esprit, symbolique, dans la lutte contre la maladie.
Nommer les choses, c'est, en effet, accepter de les voir en face, de ne pas détourner le regard, c'est engager le combat. Quand le discours par allusion ne fait que révéler la crainte ou l'ignorance d'un fléau, le discours qui nomme est celui qui annonce l'affrontement.
A la manière des conquérants qui nommaient les terres qu'ils prenaient pour s'assurer de leur possession, nommer précisément les maladies, plutôt que les évoquer avec mystère, revient à fuir l'inconnu pour engager l'épreuve de vérité.
Signe, donc, que le combat avance.