Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mardi 2 août 2005

Pour moi, longtemps, le sida n'a été qu'un fléau abstrait, une addition de statistiques, une succession de commentaires attristés.

Désormais, c'est un visage. Celui de la seule personne que j'ai véritablement aimée.

Les chiffres n'ont pas d'âme. Ils ne disent rien des souffrances, des fatigues, des effets qui n'ont de secondaires que le nom.

Me revient en mémoire une scène de "Pierrot le Fou" de Godard. L'amie de Belmondo allume la radio de la voiture et le bulletin d'information égrène alors les chiffres du jour : ici une guerre, là un tremblement de terre. L'actrice s'interroge alors sur la sécheresse de ces chiffres, sur ces morts anonymes que l'on aura oubliées dès le lendemain.

En ce qui me concerne, difficile d'oublier. Plus jamais cette maladie ne me sera étrangère. Plus jamais je ne pourrais entendre les critiques des bonnes consciences pour qui cette maladie est moins grave que d'autres, au motif que si on le voulait vraiment on pourrait l'éviter.

Au bout du bout, il y a la mort. S'y résoudre.

Comment renaître à la vie, comment aimer à nouveau, lorsque l'on est ainsi touché en plein coeur ? Et comment donner le change vis-à-vis de tous ceux qui ne savent pas et auxquels on n'a pas même envie d'expliquer ?

Le blog, alors, comme un exutoire.

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil

Recherche

Blog : Economie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus