"Les poupées russes" : Aïe, j'ai 30 ans !

Publié le par sébastien

Vu hier "les poupées russes" de Cédric Klapisch. C'est la suite de "l'auberge espagnole", qui racontait l'histoire d'une bande d'étudiants européens qui, dans le cadre des échanges ERASMUS,  travaillaient et faisaient la fête à Barcelone.

Aujourd'hui, les mêmes approchent ou dépassent légèrement la trentaine. Qu'ont-ils fait de leur vie ? Sont-ils heureux ?

Pas vraiment. L'ex du jeune héros (Audrey Tautou) a eu un fils mais s'est séparée du papa. La jeune anglaise s'est éprise d'un cinglé, d'une jalousie maladive. Notre amie lesbienne (Cécile de France) vient de plaquer sa copine. Et notre héros (Romain Duris) poursuit des boulots d'écriture divers et variés auxquels il ne prend guère de plaisir, dans l'attente, de surcroît, de la femme qui lui apportera la stabilité.

Bref, des situations bancales, loin des rêves de prince charmant de l'adolescence !

Les scènes comiques parcourrent le récit et font que l'on passe un bon moment.

Mais, surtout, le film est plus profond que le précédent. Les choses sont plus sérieuses. La mélancolie, plus présente.

Les acteurs se posent des questions : "quand on n'a personne on est triste, quand on a quelqu'un on se demande si c'est le bon !".

Les films sur la trentaine se multiplient. Souvent pour évoquer un certain refus de grandir, le désir de demeurer plus longtemps encore dans l'adolescence. Un phénomène que des sociologues avertis appellent l'adulescence et qui s'explique, selon eux, par le refus de s'engager dans un monde qui paraît tout sauf confortable.

La mondialisation, plus que les voyages et les nouvelles technologies, évoque, il est vrai, d'abord le stress et les exigences de rendement au travail. La vie affective et sexuelle semble elle-aussi plus délicate à assumer : il n'y jamais eu autant de célibataires qu'aujourd'hui.

Pour ma part, j'aurais 30 ans à la fin de cette année. Evidemment, les chiffres ronds appellent le bilan. La situation est honnête sans être glorieuse !

Le phénomène qui est décrit dans ce film existe. Mais, il me paraît limité : il est d'abord urbain, voire parisien.

De votre côté, vous reconnaissez-vous dans le tableau de cette génération un peu désabusée ?

79 Ko

Publié dans cinéma

Commenter cet article

Jj 14/09/2006 22:59

sénile à 35 ans ???? que devrais-je dire alors !!!
Jj

Alexandre 01/07/2005 16:04

Et bien à 35 ans, me voilà propulsé doyen de la rubrique...
Ca ne s'appellait pas encore Erasmus pour moi, mais j'ai eu l'occasion de faire balancer mes études entre le Canada et l'Angeleterre, sur un mode proche de celui de l'univers de Klapisch...

Et vu mon grand age (!), on a tous vieillis à la façon des "poupées russes", où les autres reflètent finalement plus le temps qui passent que la perception que l'on a de soi-même !

Quand aux chiffres ronds, je n'y crois encore pas trop... La vie m'apparait faite de tournans, de pages qui se tournent régulièrement, et dont on prend parfois conscience avant même qu'elle se soit vraiment tournées, histoire d'en profiter une dernière fois avant de se lancer dans de nouvelles aventures...

Mais voilà que la sénilité me fait délirer ! Excusez-moi...

sébastien 30/06/2005 22:18

Oui, matthieu, moi-aussi je trouve que ce serait bien une suite à nouveau, que l'on voit ces personnages grandir (vieillir !) avec nous.

Les scènes de pipeau rappellent inévitablement des expériences personnelles ! Bien vu !

JJ, ton blog est sympa, donc je n'effacerais pas ton commentaire. Au contraire !

Jj ou Effix 30/06/2005 21:41

Merci pour ton commentaire sur mon blog, et le livre que tu citais était l'un de mes premiers articles aussi, je suis tout à fait d'accord avec toi !
http://jj-tryskel.over-blog.com/article-291018.html
je comprendrais que tu détruises mon commentaire si tu en as envie... @+ Jj

Jean Yves 30/06/2005 19:22

Ton article est intéressant mais je n'ai pas vu le film...