Bonjour !
Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).
Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.
J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !
Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com
Vu hier "les poupées russes" de Cédric Klapisch. C'est la suite de "l'auberge espagnole", qui racontait l'histoire d'une bande d'étudiants européens qui, dans le cadre des échanges ERASMUS, travaillaient et faisaient la fête à Barcelone.
Aujourd'hui, les mêmes approchent ou dépassent légèrement la trentaine. Qu'ont-ils fait de leur vie ? Sont-ils heureux ?
Pas vraiment. L'ex du jeune héros (Audrey Tautou) a eu un fils mais s'est séparée du papa. La jeune anglaise s'est éprise d'un cinglé, d'une jalousie maladive. Notre amie lesbienne (Cécile de France) vient de plaquer sa copine. Et notre héros (Romain Duris) poursuit des boulots d'écriture divers et variés auxquels il ne prend guère de plaisir, dans l'attente, de surcroît, de la femme qui lui apportera la stabilité.
Bref, des situations bancales, loin des rêves de prince charmant de l'adolescence !
Les scènes comiques parcourrent le récit et font que l'on passe un bon moment.
Mais, surtout, le film est plus profond que le précédent. Les choses sont plus sérieuses. La mélancolie, plus présente.
Les acteurs se posent des questions : "quand on n'a personne on est triste, quand on a quelqu'un on se demande si c'est le bon !".
Les films sur la trentaine se multiplient. Souvent pour évoquer un certain refus de grandir, le désir de demeurer plus longtemps encore dans l'adolescence. Un phénomène que des sociologues avertis appellent l'adulescence et qui s'explique, selon eux, par le refus de s'engager dans un monde qui paraît tout sauf confortable.
La mondialisation, plus que les voyages et les nouvelles technologies, évoque, il est vrai, d'abord le stress et les exigences de rendement au travail. La vie affective et sexuelle semble elle-aussi plus délicate à assumer : il n'y jamais eu autant de célibataires qu'aujourd'hui.
Pour ma part, j'aurais 30 ans à la fin de cette année. Evidemment, les chiffres ronds appellent le bilan. La situation est honnête sans être glorieuse !
Le phénomène qui est décrit dans ce film existe. Mais, il me paraît limité : il est d'abord urbain, voire parisien.
De votre côté, vous reconnaissez-vous dans le tableau de cette génération un peu désabusée ?

sénile à 35 ans ???? que devrais-je dire alors !!!
Jj