Le paradoxe de Bush

Publié le par sébastien

Hier, Bush a utilisé son droit de véto pour empêcher la mise en oeuvre d'une décision du Congrès autorisant les scientifiques à travailler sur les cellules souches à des fins thérapeutiques.

Le même jour, il s'est opposé à toute résolution du Conseil de sécurité visant à instaurer une force d'interposition internationale, sous légide de l'ONU, dans le Liban Sud afin de désarmer le Hezbollah, au motif qu'Israël serait en droit de se défendre par elle-même.

D'un côté, la préservation d'êtres en devenir, encore à l'état de promesse, au nom d'une morale personnelle et au mépris des espoirs suscités par la science. Défendre la vie avant qu'elle ne soit là.

De l'autre côté, le soutien d'Israël, au mépris de la vie de civils, qui eux existent bel et bien. Ne plus défendre la vie ici présente. 

Les êtres en devenir comptent-ils donc plus, selon la "morale" de Bush, que les vivants d'aujourd'hui ? 

Publié dans politique-monde

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butterfly 28/07/2006 09:21

Si seulement c'était un paradoxe... A ce stade-là, c'est de la bêtise. Pas un seul conseiller pour lui indiquer combien ses choix en politique extérieure sont irrémédiablement dangereux. C'est triste...