Bonjour !
Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).
Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.
J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !
Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com
Au regard des autres formes de gouvernement qui ont jalonné l'histoire du monde, la démocratie paraît encore relativement jeune. Née avec le suffrage universel, élevée dans l'alternance des régimes, la démocratie semble désormais bien établie en Occident et s'impose peu à peu de par le monde, à la faveur de la chute du communisme et de l'affirmation un peu partout des identités nationales.
Pourtant, la démocratie semble aujourd'hui connaître des difficultés. Paradoxalement, à mesure qu'elle se propage sur la planète, elle paraît également se vider de sa substance. Comme si son extension se faisait au prix de sa consistance. Le retour des nationalismes, un peu partout, semble annoncer un repli du jeu démocratique. Ou, à tout le moins, de vraies menaces.
Il semble que deux phénomènes se conjuguent pour affaiblir ainsi la démocratie :
D'abord, l'extension du marché, par la mondialisation du modèle libre-échangiste, modèle désormais partagé par la grande majorité des Etats du monde, se fait au prix d'une suppression progressive des frontières. La multiplication des acteurs internationaux, firmes, ONG, médias, opinion, est telle que les marges de manoeuvre des dirigeants, se réduit comme peau de chagrin. La démocratie, qui se vit sur un territoire, perd de sa superbe devant le marché, que l'absence de frontières enivre.
En second lieu, la prédominance d'un modèle unique réduit les choix pour le citoyen. L'absence d'alternative conduit à l'absence d'alternance, laquelle est pourtant à la base de la démocratie. C'est Royal qui fait du Sarkozy et Sarkozy qui fait du Royal. L'opinion se réfugie alors dans l'abstention ou les extrêmes, ces autres symptômes d'une démocratie malade.
Dès lors, la démocratie relève de plus en plus de l'artifice. Elle se joue, plus qu'elle ne se vit. A la manière de l'acteur raté qui surjoue pour donner l'illusion d'exister, mais en qui aucun spectateur ne croit plus, la démocratie joue à son tour des moulinets, à coup de tables rondes, livres blancs et autres assises, comme pour se donner l'illusion d'agir. Mais chacun pressent bien que l'essentiel est ailleurs.
Deux réactions sont alors possibles :
- la mise en avant d'une démocratie d'opinion : c'est le retour de la démocratie par le bas. Par le terrain, l'expérience vécue,
- ou le retour des nationalismes, c'est-à-dire la réaffirmation des frontières.
Dans les deux cas, l'affirmation que "la terre ne ment pas". Que face aux élites déligitimées, il faut réaffirmer la force des idées simples. La faillite de la démocratie ?
Votre article me semble très intéressant.
Mais vous semblez laisser de côté toutes les possibilités de réforme de la démocratie, comme par exemple le permis de voter.
Pour en savoir plus sur ce type d'alternative, je vous renvoie à:
www.permisdevoter.fr
Bonne continuation