Lavilliers : l'ombre et la lumière

Publié le par sébastien

Ce sont des histoires de corps que l'on frôle dans des bordels enfumés, de peaux que l'on caresse sur des rythmes sensuels et de vapeurs d'alcool qui enivrent de dangers.

Ce sont des volcans toujours prêts à rugir et des hommes toujours prompts à combattre. La vie qui joue avec la mort.

Ce sont des voyages. Des quais dans la brume. Et des bars, toujours, pour principaux repaires.

Ce sont des chansons où le Bien et le Mal ne font qu'un : l'amour torture, le soleil brûle et le danger est doux.

La pénombre attire car on y devine la vérité des hommes et de la vie.

Pour Bernard Lavilliers, c'est dans l'ombre que l'on trouve la lumière. Et autant que sa musique et ses textes, c'est cette idée qui me séduit.

"Je suis là sur le seuil de ce matin sacré

Les embruns de la nuit à mon cuir accrochés

Les lieux troubles ambigus

Où je brûle ma vie

Ont glissé sur ma voix un voile qui séduit

Rendez-vous à Bahia où l'aigle du Brésil

Est aussi orgueilleux que le puma des villes

Tatouages marins ou chansons des bordels

Je t'emmène en musique vers le rêve

essentiel"

L'amour et la mort (1977)

Publié dans coups de coeur

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