La 3ème partie ? Quelle 3ème partie ?

Publié le par sébastien

Vu Jospin hier sur France 2.

Une partie de son intervention m'a rappelé la prestation de VGE l'autre jour dans l'émission "100 minutes pour comprendre".

Ils ont évacué avec la même efficacité, face au même interviewer qui dans les deux cas n'a pas cherché à approfondir, toute discussion sur la 3ème partie du traité, celle qui concerne les politiques : "rien de nouveau là-dedans", "c'est la compilation des traités précédents que nous avons déjà acceptés", "il fallait bien les mettre quelque part".

Mais, enfin, qui ne voit que le problème, justement, pour ceux qui votent non, et encore plus parmi les socialistes, repose sur ces politiques dans lesquelles ils ne croient plus et dont ils souhaitent précisément la modification.

Evacuer le débat de la sorte, c'est un peu leur dire "ces politiques ne vous plaisent pas, mais bon c'est ainsi on les garde, on ne peut pas faire autrement".

Pense-t-on réellement convaincre les tenants du non de cette façon ?

Cette fois-ci, pour gagner, il ne suffira pas de dire "voter non, c'est voter contre l'Europe", ce qui est somme toute assez humiliant pour les "non" de gauche.

Il faudra répondre avec sérieux à des arguments qui le sont tout autant.

Publié dans Politique-Europe

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Didier 02/05/2005 10:09

je pesne qu'il nous faut maintenant faire de la Politique et que les harmonisations dont vous parlez sont de son ressort. Le TCE va le permettre. Nous avons avancé sur des critères économiques que je qualifierais de "pragmatiques" même si certains nous le reprochent. Un simple exemple : nous n'avons pas été en mesure, par déficit de politique, de mettre en place un Droit des Sociétés Européennes, ce qui a améné la plupart des grands groupes à choisir le Droit néerlandais, le plus souple en la matière. Il nous faut revisiter tout cela.

sébastien 02/05/2005 09:46

D'accord avec vous, Didier, sur la "concurrence libre et non faussée". Mais, concernant l'harmonisation fiscale et sociale, ne pas revenir sur un principe de laisser-faire alors que l'élargissement s'accélère, voilà qui génère de l'incompréhension légitime, à laquelle il faut répondre.

Didier 30/04/2005 09:40

Sébastien, votre raisonnement est juste mais assez théorique. Les choses ont changé en Europe dans un processus évolutif lent qui a permis une certaine adaptation. Un e espèce de Darwinisme européen -) La fameuse "concurrence libre et non faussée" ou le marché commun si on préfère, sont des principes intemporels, mais leur mode d'application a bien évolué depuis 50 ans. Je pense pour parler en ingénieur, que nous suivons un chemin critique évolutif. Il serait irresponsable de reconsidérer les principes et les principaux modes opératoires surlesquels on s'est engagé sous peine de remettre tout l'édifice en cause. L'Europe, à juste titre, prend son temps pour le faire, mais de grace une fois adoptées, ne revenont pas sur les décisions.

AL1 29/04/2005 18:14

Et puis ce qu'on oublie dans tout ça, c'est qu'on nous propose pas une constitution (le nom Constitution Européenne est usurpé !) mais un traité de plus... Et plutôt que d'avoir rédigé un texte qui englobe (mal) plein de thèmes différents, pourquoi ne pas avoir annulé les traités précédents et préparer plusieurs nouveaux traités ayant chacun un thème unique, tels que les institutions européennes, la citoyenneté européenne, l'emploi, la santé, la justice, l'Euro et la politique monétaire, le commerce, la politique étrangère, etc... et qui puissent être révisables chacun individuellement sans remettre en cause autre chose... Déjà je crois que cela aurait été lisible plus facilement...

sébastien 29/04/2005 13:48

Il n'est pas forcément irresponsable de changer d'avis. Surtout lorsque le contexte évolue rapidement :
- en 1957 (traité de Rome), la mondialisation n'existait pas ;
- en 1986 (Acte unique) et 1992 (Maastricht), l'élargissement à 10 nouveaux pays n'était pas pris en compte.

Au contraire, je trouverais plutôt sain, compte tenu de ces transformations, que l'on s'interroge sur le bien-fondé de politiques décidées il y a un demi-siècle.