Retrait israëlien unilatéral

Publié le par sébastien

Ehoud Olmert, le Premier ministre israélien, a son plan pour sortir de la crise au Proche-Orient : le désengagement unilatéral. Il est venu le vendre à Washington et Bush l'a adoubé.

Or, ce désengagement, comme l'explique fort bien Jimmy Carter, loin d'être une solution, risque plus certainement de poser problème.

Car, loin de se retirer sur les frontières internationalement reconnues par des résolutions du Conseil de Sécurité, Israël se retirerait à sa façon, c'est-à-dire sur des frontières qu'elle aura fixées elle-même et qui n'auront la légitimité qu'elle seule voudra bien lui accorder. Un découpage qui partagera la Cisjordanie en trois parties, assurant à Israël le contrôle d'un large pan de la Cisjordanie et faisant de la Palestine un assemblage de territoires discontinus.

Ce retrait, de cette façon-là, ne peut que susciter la colère et voir redoubler les haines dans les territoires occupés.

Bush ne doit pas soutenir ce plan. A la guerre en Irak, au scandale d'abou Ghraïb, aux victimes innocentes d'Haditha, à la suspension de l'aide aux Palestiniens, surtout ne pas ajouter de nouvelles injustices, en adoubant un plan qui porte en lui les germes de la haine.

Doit-on vraiment choisir son interlocuteur lorsqu'il s'agit de faire la paix ?

Publié dans politique-monde

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