Misère et religion

Publié le par sébastien

Un article du Figaro ce matin faisait part de l'audience croissante du mouvement évangéliste au Brésil. Plus de 3 millions de membres, des télés, des radios, des églises géantes et, désormais, un parti politique, diffusent à longueur de journée la "bonne Parole".

Cette évolution témoigne, de nouveau, comme je l'indiquais dans une note précédente que le fanatisme se nourrit de la misère et, surtout, de l'absence d'Etat. Là où l'Etat faillit, des mouvements religieux s'imposent qui, sous couvert de bonnes actions, font du prosélytisme.

Une grande tristesse m'envahit particulièrement puisqu'il s'agit du Brésil. Douloureux de voir ce pays, où la liberté sous toutes ses formes est si constitutif de l'identité nationale, se convertir à vitesse accélérée au mouvement liberticide que représente le mouvement évangéliste.

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Jean-Yves 02/11/2005 11:20

J'espère qu'il reste quelques brésiliens qui ont conscience de la nécessité de l'Etat.
Il y en a au moins un : ton ami.
J'espère aussi qu'il va bien.