Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Samedi 17 septembre 2005

Que vous soyez pour, ce que je souhaite, ou contre, ce qui n'est pas forcément rédhibitoire, vous pouvez faire votre contribution sur la question du mariage gay sur le nouveau blog "marions les homos !".

Débattez dans la joie, mais respectez-vous !

par sébastien publié dans : mariage gay
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Jeudi 15 septembre 2005

Dans Le Figaro d'aujourd'hui, Bernard Debré, député UMP de Paris, demande solennellement à la mairie de Paris et la région Ile de France de ne pas soutenir la candidature du collectif parisien à l'organisation des Gay Games dans la capitale en 2010.

Il estime que cette manifestation constitue un abus communautariste, voire même une forme de ségrégation vis-à-vis des hétérosexuels. Rien que cela !

Un article qui appelle 4 commentaires :

1) Sur la forme, le ton de Debré me paraît déplacé. Accuser les homosexuels de faire acte de ségrégation, c'est y aller fort de café ! M. Debré devrait comprendre, parce qu'il est intelligent, que l'on est victime de ségrégation quand on a moins de droits que les autres, et ce en raison de son identité (orientation sexuelle, couleur de peau, ...). Jusqu'à plus amples informations, et à moins d'avoir hiberné sans m'en rendre compte, il me semble que ce sont les gays qui ont toujours moins de droits que les hétéros dans notre pays. Il y a là une inversion des rôles qui prêterait à sourire si la chose n'était pas sérieuse.

2) Contrairement à ce que prétend M. Debré, les Gay Games ne sont pas réservés aux athlètes homosexuels, de même que la Gay Pride n'est pas une marche réservée aux seuls gays. Ce sont toutes deux des manifestations auxquelles chacun peut participer dès lors qu'il en partage les objectifs, à savoir la lutte contre l'homophobie et l'égalité des droits.

3) C'est l'inégalité des droits qui créent le repli communautaire, et parfois les excès du communautarisme. C'est bien parce qu'il y a des causes à défendre que des évènements médiatiques s'organisent. Si M. Debré le regrette, qu'il se mette à militer pour le mariage gay !

4) Enfin, il ne faut pas être naïf. Quand bien même l'égalité des droits interviendrait un jour, on ne pourra pas empêcher des gens qui partagent une identité commune et qui, surtout, peuvent connaître des difficultés à l'assumer, à se regrouper au sein d'associations et autour de manifestations. Cela permet de rompre la solitude, de faciliter l'intégration, et de valoriser ainsi sa propre image.

Les Gay Games n'appellent pas à plus de droits pour les gays que pour les autres, ce n'est donc pas du communautarisme. C'est le désir, là encore, de poursuivre le combat pour une égalité de droits, en appelant au soutien de tous. C'est le désir, aussi, de partager une identité commune. Désir somme toute naturel.

Add : Vous trouverez une autre critique de l'article de Bernard Debré sur le blog de Philippe Liotard.

par sébastien publié dans : cinéma
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Mercredi 14 septembre 2005

Au début du mois, plusieurs équipes de scientifiques ont détecté une explosion gigantesque à 12,7 millairds d'années-lumière de la Terre.

Une année-lumière correspond à la distance parcourue par la lumière en une année, sachant qu'elle se déplace à 300 000 km par seconde. Vous multipliez cette distance hallucinante par 12,7 milliards et vous vous trouvez là où a eu lieu l'explosion.

L'énergie déployée par l'explosion correspond à 300 fois l'énergie émise par le soleil tout au long de sa carrière, laquelle durera environ 10 milliards d'années.

Que sommes-nous dans tout cela ? Rien me paraît déjà trop !

L'astrophysique est une formidable école d'humilité !

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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Mercredi 14 septembre 2005

Il y a peu de temps, j'ai fait un billet tendant à démontrer que la France était un pays où l'on réforme en douce.

Aujourd'hui, un nouvel exemple pourrait être évoqué : le plafonnement de l'imposition à 60%. quels que soient ses revenus, on est assuré de ne pas en donner plus de 60% à l'Etat.

La mesure est habile. Nulle part le mot d'ISF est lâché.

Pourtant, ce plafonnement devrait réduire pour plusieurs milliers d'assujettis à l'ISF la facture en fin d'année.

Un travail d'artiste !

par sébastien publié dans : cinéma
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Mardi 13 septembre 2005

Bien souvent, je m'oblige à voir des films qui, pourtant, à leur sortie, ne m'attiraient guère.

Mais, ayant connu un succès considérable, ils en disent beaucoup sur l'état de l'opinion, ses envies et ses attentes, et ils deviennent alors des objets d'étude sociologique qu'on aurait tort d'éviter.

Ainsi, c'est avec un retard considérable sur le reste du monde que j'ai regardé les deux premiers épisodes du "Seigneur des Anneaux" ou le "Alexandre" d'oliver Stone.

En ce qui me concerne, ces films ne m'ont pas enthousiasmé plus que cela. En vérité, je n'ai guère envie de voir le dernier épisode de la trilogie.

Bien sûr, il y a des batailles gigantesques, des images superbes, des effets spéciaux grandioses, de l'imagination à revendre.

Mais, en ce qui me concerne, il n'y a guère d'émotion. Les tableaux se succèdent mais je les suis à distance. Rien ne me touche vraiment. Et, finalement, l'ensemble m'ennuie plutôt.

Je ne cherche pas à me distinguer à tout prix. Et il y a même quelque chose de plutôt inquiétant à se démarquer ainsi de l'avis général du public.

Mais c'est ainsi ! Comment expliquer une telle distance ?

Je crois, simplement, que les hommes, dans ces films, se comportent davantage en machines qu'en humains. Une imagerie chevaleresque, ponctuée de dialogues qui sont autant d'extraits de codes d'honneur, remplissent le discours. Pas de place pour l'auto-critique ou l'ironie. Ici, le héros affirme. Il n'hésite pas.

Or, pour moi, l'émotion au cinéma naît, justement, lorsque les êtres découvrent leur intimité. Lorsqu'ils fendent l'armure, plutôt que lorsqu'ils bombent le torse. Lorsqu'ils sont faibles, c'est-à-dire lorsqu'ils aiment ou lorsqu'ils souffrent.

Le cinéma me touche quand il nous parle de nos faiblesses. C'est terriblement français, ça, non ?!

 
par sébastien publié dans : cinéma
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Mardi 13 septembre 2005

J'ai fait la rencontre aujourd'hui d'un couple de retraités australiens. Ils sont en vacances à Paris pour 5 jours, avant de partir pour la Suisse, l'Italie et l'Espagne.

Au fil de la conversation, j'observe que trois choses les étonnent plus particulièrement dans la capitale :

- le nombre de gens de couleur d'abord : "dans certains quartiers, c'est presque la moitié !" ;

- la circulation dans Paris et, surtout, la manière avec laquelle se garent les motards : "se garer sur un trottoir vaudrait une amende de 500 euros à un motard australien !" ;

- le fait que les gens fument à l'extérieur sans restriction : en Australie, il y a des "restricted areas", y compris à l'extérieur.

Ils regrettent aussi, comme moi d'ailleurs, les graffitis sur la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Je leur explique que la Techno parade s'est tenue ce weekend. A leurs yeux, ce n'est sûrement pas une explication satisfaisante : seuls des dégénérés peuvent faire ça !

Je ne sais si ces Australiens représentent l'impression générale des touristes à Paris.

Mais leur regard est précieux. Là où beaucoup s'inquiètent du fait que la police renforce chaque jour son contrôle sur nos comportements, ils ont davantage l'impression, en ce qui les concerne, d'un laisser aller !

 
par sébastien publié dans : my life
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Mardi 13 septembre 2005

Dans son projet de 6ème République, Montebourg maintient l'élection du Président au suffrage universel direct, mais circonscrit ses missions à celles aujourd'hui dévolues à la Reine d'Angleterre.

Comment les Français accepteraient-ils de participer à cette grand-messe de la démocratie française que constitue l'élection présidentielle, pour voir, dès le lendemain, l'élu de leurs suffrages limité au rôle de Président de la IV ème ?

par sébastien publié dans : Politique-France
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Jeudi 8 septembre 2005

L'hospitalisation du chef de l'Etat, le besoin de se distinguer exprimé par la jeune garde du parti socialiste, la passion des Français pour la table rase, tout cela concourt à la définition d'une nouvelle Constitution, où, quels qu'en soient les auteurs et les variantes, le Président de la République verrait ses prérogatives rognées et le Parlement les siennes élargies.

Pour ma part, je ne vois ni l'urgence ni la pertinence d'un tel changement.

Certains prétendent que cette révolution légale est urgente parce qu'elle constituerait un préalable pour réformer le pays : mais, enfin, en quoi les règles actuelles interdisent-elles à un gouvernement de réformer ? En quoi un changement de régime, qu'il soit présidentiel à l'américaine, ou parlementaire à l'allemande, aurait-il plus de chances de convaincre syndicats et autres "révolutionnaires du statu quo" d'accepter demain les réformes qu'ils refusent aujourd'hui ?

Et, à bien y réfléchir, la Vème République, à l'inverse des régimes qui l'ont précédée, a plutôt fait preuve de solidité et de souplesse. Ni la guerre d'Algérie, ni mai 68, ni la cohabitation n'ont empêché en fin de compte l'Etat de poursuivre sa tâche.

En outre, un système dyarchique, dans lequel l'un s'occupe de politique étrangère et l'autre se concentre sur la politique intérieure, est de nature à mon sens à répartir des tâches qui, circonscrites dans les mains d'un seul, paraissent difficiles à assumer pleinement.

Bien sûr, des aménagements sont possibles : davantage de représentativité à l'Assemblée nationale, une réforme du Sénat indispensable, des précisions sur le statut du chef de l'Etat.

Mais rien de tout cela n'est impossible. Loin d'être condamnée à mourir, la Vème République peut s'améliorer par aménagements successifs et bien compris.

En réalité, cette "révolution légale" que certains appellent de leurs voeux, n'est ni plus ni moins que la version légitimiste de cette passion française pour la table rase, cette idée bien ancrée que rien de nouveau ne peut se faire sur ce qui a déjà été construit. La révolution plutôt que la réforme !

par sébastien publié dans : Politique-France
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Lundi 5 septembre 2005

On a pris l'habitude en France de faire les réformes au mois d'août. La presse paresse et l'opposition se repose. Le contexte idéal !

Rappelez-vous Balladur et sa réforme des retraites du secteur privé. Ou, cette année, Villepin et le contrat nouvelle embauche.

Mais il existe une autre manière, malicieuse, de réformer sans le dire : c'est celle qui consiste à noyer, sous un flot de slogans pleins de bon sens, des petites dispositions, qui, si l'on y prend garde, peuvent entraîner une modification sensible des comportements. A la manière des petits ruisseaux innocents, auxquels on ne prête guère attention, mais qui, pourtant, à force d'entraîner ce qu'ils trouvent sur leur passage, finissent par modifier les océans, leur couleur comme leur contenu.

Je pense, en particulier, à la Loi Organique sur les Lois de Finances (LOLF). Adoptée en 2001, cette loi fixe le nouveau dispositif relatif aux lois de finances, qui s'appliquera dès 2006.

Les slogans sont simples : il s'agit de privilégier une culture de résultats plutôt qu'une culture de moyens, en mettant en place des indicateurs d'activité et en donnant davantage d'autonomie aux responsables chargés de la dépense publique.

Très bien. Fermez le ban ! Personne n'ira voir plus loin. Surtout pas la presse qui n'y comprend rien, à part quelques journalistes spécialisés, mais de toute façon on ne vendra jamais rien avec ça !

Mais au coeur de ce dispositif se cache une réforme de taille, dont je m'étonne qu'elle ne soit pas davantage relayée. C'est vrai qu'elle porte un nom barbare : la fongibilité asymétrique !

La fongibilité, c'est l'idée qu'un responsable, chargé d'un budget, pourra gérer ses crédits à sa manière, en choisissant de privilégier tel poste plutôt qu'un autre. 

Mais elle est asymétrique ! Cela signifie que le responsable budgétaire pourra utiliser les crédits, initialement dédiés aux dépenses de personnel, à d'autres postes de dépenses. En revanche, l'inverse n'est pas vrai : aucune dépense sur un poste particulier ne pourra alimenter les crédits de personnel, qui, par conséquent, sont les seuls crédits limités. Il y a asymétrie !

Mesurette au mot barbare pour le plus grand nombre, cette disposition est, en réalité, révolutionnaire. Elle conduit, de facto, à une impossibilité de recrutement en cours d'année, puisque les crédits prévus pour le personnel ne pourront être dépassés.

Mieux, les dépenses de personnel seront réduites car, comment un responsable budgétaire à qui l'on dit qu'il peut tout faire, s'interdirait de toucher à ce poste ? Il serait aussitôt taxé d'inaction !

Bref, dans cette vaste réforme, dont les buts déclarés sont pleins de bon sens, se cachent des pépites qui modifieront en profondeur la gestion de la dépense publique et, par conséquent, initieront vraiment une réforme de l'Etat.

La France, le pays où l'on réforme en douce !

 
par sébastien publié dans : Politique-France
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Lundi 5 septembre 2005

Hier au 20 heures de TF1, Sarkozy faisait plus animal politique que jamais : l'oeil du tueur, la parole qui claque, les gestes secs ... Grand moment !

Mais, je ne lasse pas d'être surpris par sa formule, sur laquelle il est revenu à deux reprises, après l'avoir également employée à la Baule : "Rien ni personne" ne l'empêcheront de "mener sa mission" jusqu'au bout.

Rien ni personne ? Qu'est-ce à dire ? Soit ce "personne" vise sa femme cécilia, et on peut regretter son comportement qui n'est pas très gentleman, soit il concerne d'autres personnes, et ce serait laisser entendre que ses malheurs conjugaux sont exploités par ses rivaux. Cela veut-il dire qu'ils ont mandaté Richard Attias pour faire exploser le couple, ou qu'ils ont commandé et obtenu la "une" de Match ?

Bref, contrairement à ses habitudes, le message de Sarkozy était tout sauf clair. Qu'avez-vous compris ?

par sébastien publié dans : Politique-France
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