Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mercredi 1 juin 2005

J'ai passé les dix derniers jours sur les routes de France, ce qui explique l'absence de notes ces derniers temps. A l'origine, une fatigue récurrente due à l'absence de vacances depuis un bout de temps, un déménagement stressant, un nouveau boulot avec de nouveaux dossiers et, enfin, l'inquiétude permanente pour mon ami, dont j'ai déjà parlé par ailleurs. Bref, un désir de page blanche, d'agenda vide, de course au néant.

C'est un de mes plaisirs récurrents que de prendre ainsi le large, ou plutôt la voiture, pour aller découvrir de nouveaux horizons. Ne cherchant rien de particulier, mon attention se porte aux belles choses. Je ne demande alors qu'à être étonné et à m'abreuver de jolis paysages, de beaux visages, de nouveaux accents.

J'ai traversé une bonne partie de la France : Beauce, Sologne, Berry, Limousin, Périgord, Massif central et enfin Languedoc-Roussillon, pour finalement retrouver un ami du côté de Nîmes.

Et bien, la France est belle ! Sous le soleil qui tape, rien de plus reposant que ces petits champs dorés qui paressent au bord des ruisseaux. Le bonheur, c'est simple comme une route qui se perd ainsi dans la campagne sous le soleil.

Parmi les beautés croisées : Capdenac et Martel dans le Lot, et surtout Uzès dans le Gard.

Et Avignon et Nîmes sont de pures merveilles, avec ses petites places sur lesquelles on arrive comme par accident au détour de ruelles ombragées. Le bonheur !

La plage de l'Espiguette, pour ceux qui connaissent, reste un endroit surprenant. Et assez pathétique, je trouve.

Le Casino de la Grande Motte est un grand spectacle. Il y a les habitués qui ont leurs machines préférées, les flambeurs dont on devine aux yeux fatigués, aux habits fripés et à l'odeur étrange qu'ils jouent là leur dernière carte. Il y a ce côté boîte de province, néons partout, peaux hâlées, qui donnent déjà en ce fin mai une odeur de grandes vacances.

Evidemment, les résulats du référendum m'ont peiné. Mais cette balade en France m'a apporté tant de joie que j'en excuserais presque les Français.

par sébastien publié dans : my life
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 juin 2005

Dans un article du Weekly Standard, intitulé "une nouvelle Europe ?" le néo-conservateur William Cristol fait part de sa satisfaction suite à la montée du non au référendum en France (l'article a été écrit peu avant le jour du vote si bien qu'il ne parle pas encore de victoire).

J'ai un peu de mal à saisir les raisons de sa satisfaction. Soit parce que mon anglais est réellement basic, soit parce qu'il s'exprime mal.

Mais, en gros, je crois qu'il est content de la remise en cause des élites, qu'elles soient politiques et médiatiques, réalisée par la poussée du non. Il estime qu'elle ouvre la voie à des changements dans un sens, selon lui, plus favorable à l'Amérique.

On peut évidemment douter de son analyse.

Mais, le résultat est là : les néoconservateurs sont satisfaits !

par sébastien publié dans : politique-monde
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 juin 2005

Les Français ont le goût de la contradiction :ils votent "non" au référendum car ils jugent la constitution trop libérale, mais leur homme préféré pour Matignon reste Nicolas Sarkozy. Comprenne qui pourra !

Dans le même esprit de paradoxe, il y a toujours deux choses que j'ai du mal à m'expliquer :

1) Pourquoi les profs les plus diplômés sont aussi ceux qui dispensent leur savoir le moins d'heures dans la semaine ?

2) Pourquoi les routes les plus sûres sont aussi les seules payantes ?

Ah, je viens d'en trouver un autre : pourquoi prendre pour chef un diplomate quand on fait de la réduction du chômage sa nouvelle priorité ? Bêtement, je pensais que les économistes en savaient plus sur le sujet.

 

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 20 mai 2005

Nous voici dans la dernière ligne droite.

L'occasion pour moi de faire le point sur ce que l'on perdrait en cas de rejet du traité. Pour voter en connaissance de cause.

Pas moins de 13 avancées, à mon avis, seraient alors remises en cause :

1) La majorité qualifiée ne serait pas assouplie (55% des Etats membres et 65% de la population dans le traité contre 72% du total des voix pour Nice). Plus difficile donc de prendre des décisions.

2) Le vote à la majorité qualifiée ne serait pas étendu, en particulier au domaine de la coopération judiciaire et policière, et à certaines décisions en matière de politique étrangère et de sécurité commune.

3) Les clauses-passerelles qui permettent de passer de l'unanimité à la majorité qualifiée ne seraient pas introduites. Avec Nice, il faudrait une ratification à l'unanimité des Etats membres.

4) La charte des droits fondamentaux ne serait plus contraignante pour les actes communautaires.

5) Le Parlement européen ne verrait pas ses prérogatives renforcées en matière de co-décision, notamment dans le domaine budgétaire.

6) les réunions du Conseil ne seraient pas publiques. Une occasion ratée pour ceux qui exigent justement davanatge de transparence dans le processus décisionnel.

7) les parlements nationaux ne seraient pas impliqués dans le contrôle de la subsidiarité.

8) Pas de ministre européen des affaires étrangères. Pas plus de service européen d'action extérieure, l'embryon pourtant d'une diplomatie européenne.

9) Pas de coopération structurée en matière de défense. Pas davantage d'Agence européenne de l'armement.

10) Pas de fusion des 3 anciens piliers en un seul : voilà qui est contraire à l'objectif de simplification pourtant réclamé par les tenants du "non".

11) La clarification des compétences entre ce qui relève de l'Union et des Etats membres ne serait pas opérée.

12) Pas de personnalité juridique pour l'Union et donc pas de possibilité de signer les traités, c'est-à-dire de devenir un acteur de la vie internationale.

13) Pas de Président permanent du Conseil européen. Maintien d'un système de rotation dont tout le monde reconnaît la faiblesse.

Voilà : treize points à avoir en tête au moment de déposer le petit papier dans l'urne.

Bon vote !

 

par sébastien publié dans : Politique-Europe
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 mai 2005

Qui a dit :

"Je me désole de l'erreur collective d'appréciation commise par des journalistes militants sincères et convaincus de l'intégration européenne qui ont jugé que Nice était un échec, en décalage stupéfiant par rapport aux résultats" ?

Réponse : Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, le 12 janvier 2001.

Puisque c'est amusant, on continue. Qui a dit :

"Je ne partage pas le sentiment de ceux pour qui l'esprit européen n'a pas soufflé sur Nice. C'est le meilleur traité possible compte tenu des contraintes qui existaient et il permettra à l'Europe de demain de continuer à fonctionner avec efficacité." ?

Réponse : Jacques Chirac, Président de la République, discours du 26 février 2001, lors de la signature du traité.

Enfin, en novembre 2001, Pierre Moscovici, ministre délégué aux affaires européennes, publiera un livre, L'Europe, une puissance dans la mondialisation, dans lequel il essaye de "réparer l'erreur judiciaire dont ce traité a été l'objet". Pas moins !

Et dire que tous ces gens reprochent aujourd'hui à Fabius d'avoir changé d'avis !

par sébastien publié dans : Politique-Europe
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 18 mai 2005

Il y a deux jours, j'évoquais l'important discours de Joschka Fischer sur l'avenir de l'Europe, prononcé à Berlin le 12 mai 2000.

Quelques jours plus tard, le 27 juin, c'était au tour du Président Chirac de faire part de sa vision de l'avenir de l'Europe. C'était au Bundestag.

Un discours plus général que celui du ministre allemand. Chirac ne s'appesantit pas sur les diverses formes que pourrait prendre les futurs Parlement ou Gouvernement européens. Silence tactique ou absence de projet ?

1) D'abord, Chirac prône la constitution d'un "groupe pionnier" durant la période de transition qui suivrait la conférence intergouvernementale de Nice.

Ce groupe serait bâti selon la formule des coopérations renforcées, dont Chirac souhaite l'adoption lors de la négociation à venir à Nice : "je souhaite que dès l'an prochain (2001), le groupe pionnier puisse s'atteler, notamment, à une meilleure coordination des politiques économiques, à un renforcement de la politique de défense et de sécurité et à une plus grande efficacité dans la lutte contre la criminalité".

2) Ensuite, Chirac estime que devra être préparée la "refondation institutionnelle" de l'Union, avec deux priorités en particulier :

a) une clarification des compétences entre l'Union et les Etats membres ;

b) une réflexion sur les frontières géographiques ultimes de l'Union.

Force est de constater aujourd'hui que le groupe pionnier n'a pas vu le jour et que les frontières ne sont toujours pas définies.

En revanche, comme Fischer, Chirac doit se féliciter de la clarification des compétences opérées par le projet de traité.

A ces deux discours qui se veulent historiquement importants, un point commun à mes yeux : le décalage entre les souhaits et les réalisations pour ce qui concerne l'intégration politique.

Pas de "centre de gravité" d'un côté, pas plus de "groupe pionnier" de l'autre. Et aucune coopération renforcée significative depuis Nice.

A la relecture de ces discours, prononcés il y a tout juste 5 ans, on peut se demander si l'élargissement, opéré, n'a pas déjà eu raison de l'approfondissement, encore en gestation.

 

par sébastien publié dans : Politique-Europe
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Lundi 16 mai 2005

Lu "la mauvaise vie" de Frédéric Mitterrand.

A l'âge où, malgré soi, s'imposent les premiers bilans, Frédéric Mitterrand fait le point sur son existence. Non pas son existence professionnelle, connue de tous. Mais la principale, celle que la plupart ignore.

Il ne le fait pas à la mode traditionnelle des biographes ou des mémorialistes qui recensent, par ordre chronologique, les faits et les dates, en prenant soin de ne rien oublier. Son parti-pris est différent : en 11 chapitres, il évoque autant d'épisodes caractéristiques d'une vie qui est, selon lui, ratée.

C'est peu dire que Frédéric Mitterrand se met à nu. Il se livre avec une exigence de transparence totale. Un désir de vérité absolu.

A mon sens, ce livre est d'abord un livre sur la séparation.

Séparation des êtres, quand il évoque ses amours de jeunesse impossibles. Cette frustration du désir, douloureuse.

Séparation du monde, quand il se voit contraint à taire, si tôt, ce qu'il est : "le glissement vers la clandestinité, l'état d'alerte permanente, s'amorcent".

La séparation, dès lors, comme un mode de vie quand, pour assouvir ses désirs sans craindre les reproches ou les regrets, il multiplie les amours éphémères et tarifées dans les chambres interlopes de Bangkok ou Djakarta.

Il n'est probablement pas innocent, d'ailleurs, que le livre s'ouvre sur cette adoption de l'enfant marocain. Le voilà, à son tour, l'auteur d'un déracinement. Comme si, même pour construire son propre bonheur, il devait oeuvrer à la séparation d'autres êtres.

Pas innocent, non plus, que le livre se ferme sur les obsèques d'un ancien amant. Il était dit que ce livre serait celui de l'accomplissement impossible.

Mais la déchirure la plus vive, celle qui l'anime et le ronge en permanence, réside finalement en son for intérieur : c'est celle qui sépare ce qu'il est de ce qu'il voudrait être. Le drame de la femme qu'il aime mais qu'il sait ne pas pouvoir honorer. Cette vie qui l'oblige et dont il aimerait tant se détacher. La voilà, "la mauvaise vie".

Et puis, il y a le style. Une capacité à restituer la mélancolie et le regret, à inspecter le tréfonds des âmes avec élégance. Le malheur, aussi, peut se vivre avec grâce et honnêteté.

C'est un livre de confessions qui sort du lot. Pour beaucoup, l'écriture est une thérapie qui soigne le mal-être. Pour Mitterrand, c'est un style qui sublime le malheur.

par sébastien publié dans : lectures
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Lundi 16 mai 2005

Il y a 5 ans, le 12 mai 2000, Joschka Fischer, le ministre allemand des affaires étrangères prononçait un discours à Berlin sur l'avenir de l'Europe.

Fischer y appelait de ses voeux la rédaction d'une constitution qui fixerait de nouvelles règles permettant de faire face à l'élargissement de l'Union aux pays de l'Est. Une Constitution, aussi, qui assurerait le "parachèvement politique" de l'Union.

Quels étaient les principaux points de ce discours-projet et ont-ils été repris dans le projet de traité sur lequel nous serons amenés à voter le 29 mai ?

1) D'abord, Fischer plaidait pour une "Fédération européenne" dont les compétences seraient clarifiées par rapport à celles revenant aux Etats-nations. Sur ce point, en distinguant les compétences exclusives, les compétences partagées et les actions d'appui, le projet de constitution doit le satisfaire.

2) Sur le plan de l'architecture institutionnelle, Fischer développait l'idée d'un Parlement européen et d'un Gouvernement européen comme suit :

- un Parlement avec deux chambres :

* une, composée de députés élus appartenant en même temps aux parlements nationaux ;

* l'autre, qui soit ou bien une chambre des Etats ou bien un modèle de Sénat réunissant des sénateurs des Etats membres.

La première chambre n'a pas été retenue. La seconde existe : le Conseil est bien une Chambre des Etats.

- un Gouvernement européen qui soit au choix :

* ou bien un développement du Conseil européen ;

* ou bien, en se basant sur la structure de la Commission, un Président, élu directement et doté de larges pouvoirs.

La seconde formule se rapproche le plus du projet final, même si le Président n'est pas élu directement.

3) Enfin, face au problème de l'élargissement inévitable et du renforcement souhaitable, Fischer proposait 3 étapes pour la "décennie à venir" :

a) d'abord, le développement de la coopération renforcée ;

b) ensuite, la formation "d'un centre de gravité" qui conclurait un nouveau traité fondamental, ayant ses propres institutions (parlement, gouvernement, président directement élu) : "un tel centre de gravité devrait être l'avant-garde, la locomotive du parachèvement de l'intégration politique" ;

c) enfin, la dernière étape aurait consisté en une pleine intégration de la Fédération européenne.

Sur ce 3ème point, relatif au renforcement de l'intégration politique, Fischer doit être un peu déçu car le traité se limite à la seule évocation des coopérations renforcées dont les modalités de mise en oeuvre restent extraordinairement difficiles.

Ce qui ne l'empêche pas, aujourd'hui, de soutenir le projet de traité constitutionnel ...

 

par sébastien publié dans : Politique-Europe
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 mai 2005

Lu aujourd'hui un très intéressant débat dans "Le Point" entre François Gèze, sociologue et signataire du manifeste des "Indigènes de la République", et Alain Finkielkraut, philosophe, signataire quant à lui de l'appel contre le racisme anti-blanc lancé par l'association Hashomer Hatzaïr.

Pour François Gèze, il existe bien un racisme anti-noir et anti-arabe spécifique, que l'on ne saurait mettre sur le même plan qu'un racisme anti-blanc. S'il regrette les excès du texte dont il est signataire, il en revendique néanmoins le message, à savoir que la France d'aujourd'hui a une dette vis-à-vis des descendants des colonisés et des esclaves. A l'histoire qui doit être revisitée avec lucidité et honnêteté, il faut ajouter une nécessaire reconnaissance au regard des crimes passés et des discriminations actuelles.

Pour Alain Finkielkraut, un tel appel ne peut qu'entretenir un climat de guerre civile. Si l'Histoire doit en effet être revisitée avec lucidité, cela doit valoir pour tous les crimes et toutes les formes d'esclavage, sans exclusive. Par ailleurs, il s'oppose à la posture qui consiste à faire de l'Occident l'auteur de tous les crimes et des autres les créanciers d'une dette éternelle : "nous devons en finir avec ce grand partage des rôles entre un Occident, voué à l'esprit d'examen, à l'autocritique, à la distance à soi et le reste du monde replié sur ses griefs".

Dans ce débat, une fois n'est pas coutume, je prends partie pour Finkielkraut.

D'abord, parce que sur le strict plan historique, l'appel des indigènes de la République me paraît foncièrement réducteur : quid en effet de la traite africaine dont les victimes étaient exploitées par les Africains eux-mêmes, quid également de la traite orientale organisée par des négriers musulmans dont on estime les victimes à 17 millions ? Si l'on prétend vouloir revisiter l'Histoire, mieux vaut y réfléchir à deux fois : elle a ses ruses qui interdit souvent de prendre ses désirs pour des réalités.

Ensuite, sur le plan du message, comment ne pas voir, comme le souligne Finkielkraut, qu'un tel appel va nourrir les tenants d'un communautarisme radical plutôt que les défenseurs d'une cause légitime, cependant attachés au maintien de la cohésion nationale ? L'enfer est pavé de bonnes intentions.

M'objectera-t-on alors : oui, mais vous qui plaidez pour le mariage homosexuel, ne vous comportez-vous pas aussi en extrémiste de la cause, au risque de provoquer et d'entretenir les dissensions que vous déplorez par ailleurs et dont vous devinez les inévitables promesses dans notre action ?

A celà, je réponds qu'il y a une différence de taille entre ce que je préconise et ce que vous défendez.

En ce qui me concerne, je me bats pour une égalité de droits. Je milite pour l'indifférence. Je souhaite la fusion des communautés en une seule, finalement, respectueuse de toutes les différences.

Tandis que vous, toute la teneur de votre message plaide pour une reconnaissance spéciale, un statut spécifique qui correspondrait à l'effacement d'une dette historique que l'Etat colonial aurait envers vous.

Là où je plaide pour l'égalité, vous militez pour la spécificité.

par sébastien publié dans : Politique-France
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 11 mai 2005

Le Parlement européen vote ce matin en 1ère lecture sur le projet de directive sur le temps de travail adopté par la Commission européenne en septembre dernier.

Ce projet prévoit des semaines de travail maximales de 48 heures.

L'Angleterre de Tony Blair s'oppose à ce projet. Elle souhaite des dérogations de manière à rendre le travail plus flexible.

La France, elle, s'oppose à toutes formes de dérogation.

Preuve s'il en fallait que les notions de "gauche" et de "droite" ne constituent plus des marqueurs significatifs !

par sébastien publié dans : Politique-Europe
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Recherche

créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus