Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Vendredi 29 avril 2005

Vu Jospin hier sur France 2.

Une partie de son intervention m'a rappelé la prestation de VGE l'autre jour dans l'émission "100 minutes pour comprendre".

Ils ont évacué avec la même efficacité, face au même interviewer qui dans les deux cas n'a pas cherché à approfondir, toute discussion sur la 3ème partie du traité, celle qui concerne les politiques : "rien de nouveau là-dedans", "c'est la compilation des traités précédents que nous avons déjà acceptés", "il fallait bien les mettre quelque part".

Mais, enfin, qui ne voit que le problème, justement, pour ceux qui votent non, et encore plus parmi les socialistes, repose sur ces politiques dans lesquelles ils ne croient plus et dont ils souhaitent précisément la modification.

Evacuer le débat de la sorte, c'est un peu leur dire "ces politiques ne vous plaisent pas, mais bon c'est ainsi on les garde, on ne peut pas faire autrement".

Pense-t-on réellement convaincre les tenants du non de cette façon ?

Cette fois-ci, pour gagner, il ne suffira pas de dire "voter non, c'est voter contre l'Europe", ce qui est somme toute assez humiliant pour les "non" de gauche.

Il faudra répondre avec sérieux à des arguments qui le sont tout autant.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Jeudi 28 avril 2005

Savez-vous que le Président du Sénat dispose d'un appartement de fonction de 200m2 rue Bonaparte à Paris ? Vous n'êtes pas sans ignorer pourtant que le Président du Sénat est l'homme politique le mieux payé de la République.

Savez-vous, par ailleurs, qu'il peut conserver cet appartement jusqu'à la fin de ses jours ? L'appartement de fonction est aussi un appartement d'après-fonction !

ça fait mal, hein ? Allons, allons, que cela ne vous empêche pas de travailler le lundi de pentecôte. Pensez à tous ces anciens qui n'ont pas les privilèges du sage Poncelet !

par sébastien publié dans : coups de gueule
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Mercredi 27 avril 2005

Le cardinal espagnol Ricard Maria Carles a appuyé l'objection de conscience vis-à-vis des mariages homosexuels, qui seront autorisés dès cet été en Espagne, en estimant que suivre la loi avant sa propre conscience "menait à Auschwitz".

"Si l'on fait prévaloir l'obéissance à la loi sur l'obéissance à la conscience, cela mène à Auschwitz", a dit mardi soir l'archevêque à la retraite de Barcelone à la chaîne de télévision TV3.

"Ceux qui ont fait Auschwitz n'étaient pas des délinquants, mais des gens qu'on avait contraints ou qui pensaient qu'ils devaient obéir aux lois du gouvernement nazi, plutôt qu'à leur conscience", a ajouté le cardinal espagnol.

Le Vatican, en la personne du cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, avait appelé vendredi les fonctionnaires espagnols à "l'objection de conscience" face à la loi autorisant mariage et adoption pour les homosexuels.

L'évêque de Castellon, Juan Antonio Reig Pla, a, quant à lui, appelé les maires à la "désobéissance civile" car, selon lui, un catholique doit "obéir à Dieu avant d'obéir aux hommes".

La conseillère municipale de Madrid Ana Botella, épouse de l'ancien chef du gouvernement José Maria Aznar, a rejoint mardi la fronde de nombreux maires et conseillers municipaux conservateurs qui ont affirmé qu'ils ne marieraient pas d'homosexuels. (AFP)

Le rapprochement avec l'Holocauste avait déjà été utilisé, on s'en souvient, au sujet de l'avortement.

Au chapitre 22 de son cinquième livre, "Mémoire et identité", Jean-Paul II écrivait ainsi : "Un Parlement régulièrement élu a porté Hitler au pouvoir dans l’Allemagne des années 30. Ce même Parlement (...) lui a ouvert la route pour la politique d’invasion de l’Europe, pour l’organisation des camps de concentration et pour la mise en oeuvre de la Solution finale, c’est à dire l’élimination de millions de fils et de filles d’Israël".

Il poursuit : "nous devons nous interroger au début d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire sur certains choix législatifs décidés dans les parlements des régimes démocratiques actuels. Quand un Parlement autorise l’interruption de la grossesse, consentant la suppression d’une naissance, il commet un grave abus contre un être humain, qui plus est innocent et privé de toute possibilité de se défendre". "Les parlementaires qui autorisent et promulguent de telles lois doivent être conscients d’outrepasser leurs compétences et de se mettre en conflit ouvert avec la loi de Dieu et la loi de la nature", conclut-il.

1) La loi de Dieu ? Elle ne vaut que pour ceux qui y croient. Pas pour les Etats, qui ne respectent que la loi des hommes. L'Europe, ce n'est pas l'Arabie saoudite, messieurs les curés.

2) La loi de la nature ? Qui sont-ils pour affirmer ce qu'est la loi de la nature ? Qui peut affirmer que l'homosexualité n'est pas inscrite elle-aussi dans la nature ? Et pourquoi la loi de la nature serait-elle nécessairement supérieure ? La loi de la nature, cela reviendrait aussi à laisser agir les plus forts, est-ce cela le message de l'Eglise ?

3) Quant au rapprochement des lois sur l'avortement ou sur le mariage gay avec l'Holocauste, elle ne mérite que le mépris. Que des gens, censés transmettre des messages d'amour et de solidarité, fassent d'aussi ignobles rapprochements, voilà qui en dit long sur leur institution et sur son histoire, incapable de faire son auto-critique et toujours prompte à jeter l'anathème.

Ces "messagers de l'amour" ne sont rien d'autres que des propagateurs de la haine.  

par sébastien publié dans : mariage gay
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Lundi 25 avril 2005

Michel-Edouard Leclerc nous propose sur son site un papier "à la manière de Jean de La Fontaine" de William Abitbol, partisan du non à la constitution.

Quoi qu'on puisse en penser sur le fond, il faut lui reconnaître beaucoup de talent. Partisans du oui, à vos plumes, voilà un défi de taille qu'il faut relever !

Les animaux et la Constitution

Quinze grands-ducs s’ennuyaient. Sans penser à malice,
Ils en convièrent dix autres à faire une grande Suisse.
Les nouveaux invités ne se le firent pas dire
Et voulurent aussitôt leur morceau de l’Empire.
Las ! De morceau ou d’Empire, il n’y en avait plus guère
Et ce qui prospérait c’était bien la misère
Le labeur désertait les champs comme les villes,
L’argent devenait rare et de plus en plus vil.
L’Empire faisait pitié, devenu famélique
Tandis que s’engraissaient la Chine et l’Amérique
Personne ne comprenait.
Ne s’était-on doté de la même monnaie
L’euro, qui rayonnait du Tage à la Baltique
Répandant ses bienfaits jusqu’à l’Adriatique ?
Et d’avoir sur le Main
Un bel aréopage
Pour veiller sur nos gains
N’était-ce pas plus sage
Que de laisser chacun
Libre de son usage ?
Il y eut conciliabule.
On y vint de partout et même d’Istanbul.
Pour mener le débat, on prit un vieux babouin
Qui depuis vingt cinq ans s’ennuyait dans son coin.
Un Aigle, c’est bien le moins, eut l’idée qui fit mouche
Ce fut un mot magique qui sortit de sa bouche.
« Constitution » dit-il. Aussitôt effacés
Furent tous les soucis jusqu’alors ressassés.
« Constitution, bien sûr, ne l’ai -je toujours dit »
Se rengorgea le Coq. Même le Lion s’y rendit.
On se congratula munis d’un tel viatique,
Où tout était prévu y compris la musique
Chacun rentra chez soi répandre la nouvelle.
Les marquis en tous lieux célébraient la libelle
Dansaient sur les estrades, trônaient dans les gazettes.
On conviât les manants à être de la fête.
« Ma foi dit le Lapin., mais où est ma luzerne ? »
Il vous faut sur ce point éclairer ma lanterne.
« Constitution ? fort bien » avança le Renard,
« Mais qui me fournira les poules et le canard ? »
Là haut on s’esbaudit devant tant d’ignorance.
« Les pauvres, se dit-on, se croient toujours en France.
Nous traitons en ce lieu d’une Constitution
Et non point de leurs maux la moindre solution. »
On fit venir l’Agneau, réputé plus docile
Qui plutôt que loups choisit les imbéciles
Les grenouilles jurèrent ne plus vouloir de grue,
Le corbeau rappela qu’on ne l’y prendrait plus.

La question appartient à celui qui la pose
La réponse, bien souvent, à ceux qui s’y opposent.

Jean de la Fontaine
Pcc William Abitbol

1ère tentative de réponse :

Comme des enfants qui refuseraient de grandir
Devant ce qu'ils considéraient comme un affreux sabir
A leurs yeux, nul comportement plus responsable
Que celui, paraît-il courageux, de rejeter les nouvelles Tables.

L'entreprise leur paraissait folle, on leur rejouait le coup des Espagnols !
Cette fois, il y aurait plus qu'une simple réclamation,
La facteur, rouge de colère, en appellerait à la Révolution !

Et puisque dans tout duel, seul le résultat compte,
On mélangerait allègrement le réel et le conte,
Surtout, ne pas séparer le bon grain de l'ivraie
Puisque la victoire est à ce prix,
Craindre les lendemains, plutôt que dire vrai
Tuer les espoirs, pour mieux conquérir Paris !

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Lundi 25 avril 2005

Vous trouverez ici une réponse argumentée de Bastien François, professeur de science politique et de droit constitutionnel à l'Université Paris I, au texte d'Etienne Chouard sur le traité constitutionnel.

Pour que tout le monde vote en connaissance de cause, merci de faire circuler.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Lundi 25 avril 2005

Dans son voyage en Chine, Raffarin a estimé que la loi anti-sécession récemment votée, qui autorise le recours à la force contre Taïwan si celle-ci reconnaît officiellement son indépendance, est "compatible" avec la position française.

Et comme un cadeau n'arrive jamais tout seul, Raffarin considère également que l'embargo sur les armes est "anachronique" et "discriminatoire".

Même pour 10 Airbus, est-ce que ce n'est pas un peu too much, monsieur le premier ministre ?

par sébastien publié dans : Politique-France
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Vendredi 22 avril 2005

L'histoire se passe à la fin des années 1950.

L'Egypte de Nasser entreprend la construction d'un grand barrage sur le Nil pour couvrir les besoins du peuple égyptien en pleine expansion démographique.

Malheureusement, cette construction va noyer des trésors d'architecture de l'ancienne Nubie. Et parmi eux le temple d'Amada, l'un des plus purs joyaux contruits par l'homme.

Christiane Desroches Noblecourt, la grande égyptologue française, ne peut se résoudre à une telle perte pour l'humanité.

Aussi, au cours d'une réunion avec des officiels égyptiens, sous le coup de l'émotion et sans en avoir parlé à personne, elle assure que la France prendra à sa charge la reconstruction à l'identique du temple. Elle décidait ce jour-là d'être la voix de la France.

Mais le plus dur restait à faire : convaincre son pays de débloquer les fonds nécessaires. Elle court les administrations, rencontre les directeurs généraux, s'invite chez les ministres. Rien n'y fait. Elle ne convainc personne.

Ne reste qu'une "folle" entreprise : convaincre le Général de Gaulle, himself.

Grâce à des amis, elle obtient une audience. Elle raconte l'histoire au Général. D'abord souriant et amical, il prend rapidement la mouche :

- Comment avez-vous pu parler au nom de la France sans y avoir été autorisée ?!

Notre égyptologue s'effondre sur sa chaise et voit déjà les courants emporter son temple chéri. Jusqu'à ce qu'elle trouve cette heureuse réplique :

- Et vous, mon Général, comment avez-vous pu lancer l'appel du 18 juin sans l'accord du Maréchal Pétain ?!

De Gaulle, beau joueur, s'inclina : "Vous avez gagné !".

On trouva l'argent et le temple d'Amada fut sauvé. Quand la petite histoire rejoint la grande. Quand la folle passion d'une femme permet, à elle seule, de renverser des montagnes.

par sébastien publié dans : coups de coeur
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Jeudi 21 avril 2005

Dans libé ce matin, un article de Guy Carcassonne, professeur de droit public et spécialiste du droit constitutionnel, qui, comme Badinter, estime que la bonne question à se poser au sujet du référendum est la suivante : le texte qu'on nous propose est-il ou non meilleur que le traité de Nice ?

Un vote négatif reviendrait, selon lui, à rester pour une durée illimité sur les textes actuels.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Jeudi 21 avril 2005

De la bouche de son successeur, Luc VandeVelde, on apprend hier que Daniel Bernard a quitté Carrefour en encaissant au passage 29 millions d'euros. En plus de ses 3 ans de salaires d'indemnités qui correspondaient à 4 millions d'euros.

Comme d'autres avant lui, il a ainsi trouvé la formule de l'enrichissement garanti, indépendamment des résultats de gestion.

Est-il normal de prendre 33 millions d'euros lorsque sa société ne remplit pas les objectifs qu'elle s'était tenue d'atteindre ?

Soit on gagne et on ramasse la donne, soit on perd et on assume. Ici, à tous les coups on gagne. La gestion sans risque du patron superfonctionnaire !

Sur ce point, une réforme me semble-t-il est indispensable.

par sébastien publié dans : coups de gueule
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Jeudi 21 avril 2005
Les députés espagnols ont adopté jeudi un projet de loi autorisant le mariage entre homosexuels et l'adoption par les couples homosexuels qui devrait entrer en vigueur l'été prochain.

La loi modifie le Code civil pour introduire la phrase suivante: "Le mariage répondra aux mêmes conditions et aura les mêmes effets que les contractants soient du même sexe ou d'un sexe différent".

Un total de 183 députés ont voté pour, 136 contre et 6 se sont abstenus.

Le ministre socialiste de la Justice, Juan Fernando Lopez Aguilar, avait auparavant défendu un texte qui selon lui "dépasse les barrières de la discrimination".

Le texte doit encore être soumis au Sénat, où il sera approuvé selon toute probabilité, à tel point que les partisans et adversaires du texte donnaient déjà jeudi son adoption définitive, prévue en juin, comme une cause entendue.

Le vote a été accueilli par des applaudissements et des cris de joie par les groupes de défense des droits des homosexuels présents dans la tribune du congrès des députés, et qui s'étaient rassemblés depuis le matin devant le parlement. Parmi eux, un couple d'hommes brandissait déjà une pancarte "Habemus Matrimonium".

(AFP)

Si seulement j'avais pu naître espagnol !

par sébastien publié dans : mariage gay
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