Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Samedi 3 juin 2006

Ehoud Olmert, le Premier ministre israélien, a son plan pour sortir de la crise au Proche-Orient : le désengagement unilatéral. Il est venu le vendre à Washington et Bush l'a adoubé.

Or, ce désengagement, comme l'explique fort bien Jimmy Carter, loin d'être une solution, risque plus certainement de poser problème.

Car, loin de se retirer sur les frontières internationalement reconnues par des résolutions du Conseil de Sécurité, Israël se retirerait à sa façon, c'est-à-dire sur des frontières qu'elle aura fixées elle-même et qui n'auront la légitimité qu'elle seule voudra bien lui accorder. Un découpage qui partagera la Cisjordanie en trois parties, assurant à Israël le contrôle d'un large pan de la Cisjordanie et faisant de la Palestine un assemblage de territoires discontinus.

Ce retrait, de cette façon-là, ne peut que susciter la colère et voir redoubler les haines dans les territoires occupés.

Bush ne doit pas soutenir ce plan. A la guerre en Irak, au scandale d'abou Ghraïb, aux victimes innocentes d'Haditha, à la suspension de l'aide aux Palestiniens, surtout ne pas ajouter de nouvelles injustices, en adoubant un plan qui porte en lui les germes de la haine.

Doit-on vraiment choisir son interlocuteur lorsqu'il s'agit de faire la paix ?

par sébastien publié dans : politique-monde
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Jeudi 1 juin 2006

Vu hier sur Arte un reportage sur le championnat de football des favelas au Brésil.

Le reportage est terrible : il semble que les jeunes des favelas n'aient guère le choix. Soit ils réussissent dans le football, en se faisant remarquer dans ce championnat, soit ils rejoindront les gangs des favelas, avec la mort pour compagnie intime.

Devant ce terrible destin qu'il leur est proposé, on pourrait attendre de ces jeunes un grand désamour vis-à-vis du pays dans lequel ils ont grandi et qui ne leur apporte ni la sécurité, ni l'éducation, ni la santé.

Au lieu de cela, j'ai remarqué, ce qui m'a surpris, que ces jeunes portaient des boucles d'oreilles aux couleurs du Brésil.

Quelle différence avec ce qui se passe chez nous ! Là-bas on souffre et porte fièrement le jaune et le vert. Ici, où les conditions de vie sont malgré tout moins dramatiques, le patriotisme est un brin regard. La haine de la France se nourrit des inégalités sociales.

Dès lors, pourquoi aime-t-on réellement son pays ?

Petite tentative d'explication qui vaut ce qu'elle vaut :

- le Brésil a des valeurs identitaires - la fête, le métissage, l'importance de la famille - qui dépassent finalement les aléas de la politique : celle-ci peut être désolante, elle n'est pas finalement constitutive de l'âme brésilienne. Dès lors, déplorer cette politique n'est pas détester le drapeau. L'une ne se confond pas avec l'autre ;

- en France, en revanche, la passion du débat politique, et l'idée que celle-ci peut tout changer, sont ancrées dans l'identité française. La France moderne s'est construite sur des valeurs essentiellement politiques : la liberté, l'égalité, la fraternité. Dès lors, la politique n'est pas rien ; elle est, au contraire, l'instrument par lequel les valeurs qui fondent l'identité française seront ou non réellement mises en oeuvre. Si bien que la politique se confond, ici, avec le drapeau.

Quelle autre explication, selon vous, à l'amour du pays là-bas, malgré l'inconséquence de la politique qu'on y mène, et le faible patriotisme, ici-même, pour des conditions de vie pourtant moins catastrophiques ?

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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Lundi 27 février 2006

Philippe est français. Robson est brésilien. Ils s'aiment. Ils veulent vivre ensemble. Ils se pacsent. Robson est en situation irrégulière. La préfecture ordonne son expulsion. Trois ans de pacs n'auront donc suffi à rien. Pas suffisant aux yeux de l'autorité publique et de la justice pour justifier d'une vie commune.

Injustice du droit. Impossibilité de vivre son amour quand d'autres parce qu'ils sont hétérosexuels et franco-français n'ont aucun problème. Liberté ? Egalité ? Fraternité ? Mots creux quand on laisse sur le bord de la route ceux et celles qui n'ont même plus le droit de s'aimer.

Philippe a créé un site pour raconter son histoire. Recenser les mêmes injustices qui arrivent à d'autres. Et alerter l'opinion, les pouvoirs publics et les médias sur ces injustices. Je soutiens sans réserve son combat et vous invite, si vous le partagez, à signer la pétition sur son site.

par sébastien publié dans : mariage gay
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Lundi 27 février 2006

Je prenais tranquillement un café, ce dimanche, place du Châtelet. Un oeil sur les passants, un autre sur le journal, lorsque deux jeunes étudiants vinrent me faire la réclame de ce que je croyais définitivement hypothéqué par l'Histoire : le Communisme.

Ils étaient dans le quartier afin de rameuter les foules contre le CNE et le CPE, en vue de la prochaine manifestation.

Je les soupçonne d'avoir mis un peu de "charbon dans la chaudière" à la fois pour se donner du coeur à l'ouvrage et vaincre le froid qui, hier, était de mauvaise compagnie, y compris pour les prosélytes les plus convaincus de la pensée marxiste. L'effet de désinhibition aidant, ils m'adressèrent la parole dès leur entrée, me demandant si j'allais faire grève ou bien si l'on discutait, là où je travaille, du démantèlement du Code du Travail opéré par la dictature bourgeoise.

Je leur répondis, par politesse et sur le ton le plus neutre possible, que j'estimais honnête de laisser leur chance à ces nouveaux contrats et qu'il serait toujours temps le jour venu d'en faire une juste évaluation.

La réponse, bien entendu, ne les convainquit pas. Ils repartirent de plus belle dans leurs diatribes apprises par coeur, firent assaut de concepts et de références au terme desquels on ne pouvait conclure qu'à l'inéluctable résurrection bienfaitrice du communisme et de la dictature du prolétariat.

Je leur demandais s'ils pouvaient m'expliquer pourquoi l'expérience communiste fut toujours prolongée par la dictature politique, en quoi le monopole de l'Etat sur l'activité marchande créerait plus de richesse que la propriété privée et, pour finir, si j'aurais la tête sauvée s'ils devaient arriver au pouvoir, dans la mesure où, bien qu'indubitablement membre de la classe bourgeoise dictatoriale, ma mère demeure cependant de la classe prolétarienne la plus pure puisqu'ouvrière en chaussures à moins de mille euros net par mois, après 40 ans de bons et loyaux services.

Je n'ai pas la prétention d'avoir instillé le doute dans leurs cerveaux si réceptifs à la critique ! D'ailleurs, je n'ai pas eu d'assurance quant à la sauvegarde de ma propre tête.

Voilà, ils ont une vingtaine d'année, étudiants en sociologie, mathématiques et physiques. Ils auraient peut-être dû s'inscrire au module "Histoire du XXème siècle" ! Ils semblent convaincus de leur propos, en tout cas au point de distribuer des prospectus un dimanche après-midi place du Châtelet. Qu'on se le dise : le fanatisme rouge n'est pas mort !

par sébastien publié dans : my life
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Jeudi 23 février 2006

Moins elle parle et plus elle plaît. Les mystères de l'opinion sont parfois impénétrables ! Si les politiques qui réussissent le mieux sont aussi ceux qui discourent le moins, cela en dit long sur les attentes des Français !

Ils veulent des têtes nouvelles et "des gens qui parlent comme eux". Royal, ou le retour de Raffarin version chemisier à fleurs et jupes à carreaux. Le bossu du Poitou ressemblait trop au notaire de Province pour tromper son monde. Royal, avec ses jolis enfants, bien proprets, et sa natte dans le vent, bien tressée, ne peut pas faire grand mal non plus. Allez va pour Ségolène, j'aurais l'impression de voir ma tante à l'Elysée ! Peut-être est-ce comme cela que pensent mes chers compatriotes.

Enfin ..

De mariage homosexuel, pour Ségolène, il n'y aura pas. Des unions à la rigueur ... Ridicule ! Soit on veut les mêmes droits pour tout le monde, soit on ne le souhaite pas. Et si on le veut, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple : la chose existe déjà, elle se nomme contrat de mariage ! Une union qui n'est pas un contrat de mariage, c'est "autre chose" et cette "autre chose" révèle une volonté : ne pas donner les mêmes droits à tout le monde.

Finalement, je vais peut-être voter Sarkozy !

par sébastien publié dans : mariage gay
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Vendredi 27 janvier 2006

Lu récemment  "le crépuscule des petits dieux" d'Alain Minc.

Alain Minc considère, sans le déplorer ni s'en enthousiasmer, que le paysage des élites en France est en train de se modifier. Auparavant, l'élite était celle qui avait un diplôme de grande école, ou qui pouvait s'appuyer sur un réseau familial et amical, facteur de cooptation. Désormais, la capacité d'intervention de cette élite est limitée à la fois par la mondialisation et par la décentralisation. Elle est affectée de surcroît par la montée en puissance du juge, des médias et de l'opinion. Une nouvelle élite se dégage, "l'élite de notoriété", celle qui est faite et défaite par les sondages, les journalistes ou l'opinion. Une élite, à la différence de l'autre, qui est instable, sans cesse renouvelée.

L'analyse de Minc est intéressante, particulièrement lorsqu'il décrit ce qu'il nomme "l'hyper démocratie", cette démocratie d'opinion, de sondages, de quêtes du scoop. On devine là toutes les dérives qui sont à l'oeuvre. Il n'y a pas de véritable démocratie sans la présence de corps intermédiaires qui permettent de fabriquer du consensus. L'appel au peuple devient vite du populisme. L'hyper démocratie annonce alors les pires dangers.

En revanche, je ne partage pas son opinion selon laquelle l'élite d'hier serait amenée à disparaître à petits feux. Les champions nationaux sont toujours dirigés par les diplômés des grandes écoles. L'influence des réseaux d'anciens est toujours condidérable. Je me demande si ce que Minc conçoit comme une crise des élites n'est pas plutôt une crise du politique.

Enfin, il me semble accorder trop d'importance à cette "élite de notoriété". Bien sûr de nouvelles têtes émergent sans cesse. Mais, justement, le caractère éphémère de ces nouvelles élites cathodiques n'est-elle pas la démonstration, a contrario, qu'elles sont les marionnettes d'intérêts qui les dépassent ?

par sébastien publié dans : lectures
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Jeudi 19 janvier 2006

Vous me direz que le jeu est trop facile : Chirac a fait tellement de promesses qu'il n'a pas tenues, que l'épingler à nouveau pour ce type de comportement, relève finalement d'un manque criant d'originalité.

C'est vrai. Mais, enfin, la réforme du statut pénal du chef de l'Etat est à ce point évocatrice des manières du personnage, qu'il est finalement assez pédagogique de s'y attarder. Parler de cette réforme, c'est comprendre Chirac !

Au départ, il y a un soupçon qui ne passe pas. Nous sommes lors de la campagne présidentielle de 2002 et la gauche ne se gêne pas pour évoquer les diverses casseroles qui collent aux basques de Chirac, qui a décidé de se représenter.

En réponse, pour faire taire les rumeurs selon lesquelles il ne se représenterait que pour mieux fuir les tracas judiciaires, Chirac affirme, qu'une fois réélu, il conduira une réforme du statut pénal du Chef de l'Etat. Il se pliera aux conclusions d'une commission réunissant les meilleurs juristes de la place.

Voici, par exemple, ce qu'il dit lors d'une interview à France 2 le 11 mars 2002 :

" La Constitution ne permet pas au chef de l'Etat d'être entendu par un juge. Je n'ai pas le droit de mettre en cause ou d'ignorer la Constitution. Le Conseil constitutionnel s'est clairement exprimé et quand la Cour de cassation s'est exprimée, elle a émis le même jugement.

Je suis favorable à une modification de la Constitution, à condition que cela se fasse dans la sérénité et le sérieux, non pas dans les couloirs de l'Assemblée nationale ou des partis politiques. Il s'agit des fondements mêmes de la République.

Si je suis élu, je réunirai les plus grands constitutionnalistes, les meilleurs, et je leur donnerai deux ou trois mois pour faire des propositions de réformes constitutionnelles, tout de suite, afin que soient adaptées les dispositions de la Constitution qui ont été contestées, ici ou là.

Je leur demanderai de regarder ce qui se passe dans les grandes démocraties, je leur demanderai de faire des propositions et ces propositions, je les suivrai.

Personnellement, je trouve qu'il est désagréable et très gênant que le président de la République ne puisse pas répondre à la convocation d'un juge. J'ai le plus grand respect pour la justice et je serais très heureux de sortir d'un système qui est marqué par la rumeur et la calomnie, ce serait beaucoup plus simple. "

Une fois réélu, la commission d'experts sera mise en place. Ses conclusions seront reprises dans un projet de loi constitutionnel, qui sera adopté en Conseil des ministres le 2 juillet 2003.

Que dit ce texte ? Que le Président ne peut être mis en cause dans l'exercice de ses fonctions pour des actes qui n'auront pas été accomplis en cette qualité. En revanche, les procédures antérieures sont suspendues, et donc la prescription ne court pas tant que le Président est aux affaires :

« Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l'objet d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite.

Les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre lui à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation des fonctions."

Ce texte, qui est équilibré, en tant qu'il n'affaiblit pas la fonction présidentielle et qu'il empêche une extinction des instructions, est resté encarafé à l'Assemblée nationale depuis son dépôt. Il n'a pas été mis depuis juillet 2003 à l'ordre du jour des assemblées. On voudrait l'enterrer que l'on ne s'y prendrait pas autrement !

Hollande a raison de rappeler cette promesse à Chirac. Parce qu'elle n'a pas été faite au détour d'une fin de banquet arrosée, mais lors d'un journal télévisé, devant des millions de français. Plus qu'une promesse, sa mise en scène avait valeur d'engagement.

Parce que Chirac doit s'expliquer sur les affaires où ce sont ses subordonnés qui ont trinqué.

Parce que, surtout,elle est symptomatique de cette manière de faire de la politique, qui explique, pour une large part, le peu de considération des Français à l'endroit de ceux qui les gouvernent.

par sébastien publié dans : Politique-France
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Jeudi 19 janvier 2006

Avant-hier, le Parlement européen a voté une résolution contre l'homophobie, invitant les Etats membres à agir contre toute forme de discrimination liée à l'orientation sexuelle.

Lors du vote de la résolution, la droite européenne s'est divisée. Une partie y était favorable. Une autre y était opposée (149 députés).

Concernant le vote des députés français, 8 députés UMP sur 17 ont voté contre cette résolution. C'est le cas, par exemple, d'Alain Lamassoure, de Nicole Fontaine, ou encore de Tokia Saïfi.

Ce vote démontre, à la suite du manifeste des députés UMP et UDF sur l'homoparentalité, que la droite est divisée sur ces questions, les uns étant plutôt ouverts, tandis que d'autres, hélas encore très nombreux, sont particulièrement agressifs sur ces sujets.

On ne sera pas particulièrement surpris d'apprendre que les plus violents soient les droites polonaise et italienne.

Cet épisode est particulièrement bien expliqué sur ce blog, qui rend régulièrement compte des travaux bruxellois.

par sébastien publié dans : vie gay
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Mercredi 18 janvier 2006

Après les parlementaires qui écrivent l'histoire officielle, voici les parlementaires qui pétitionnent ! Plus d'une centaine de parlementaires UMP et UDF ont ainsi rédigé un manifeste dans lequel ils condamnent l'homoparentalité. La famille, c'est un homme et une femme. Point barre.

Sur la forme, c'est curieux. On n'attend pas de représentants du peuple qu'ils usent des armes de celui-ci. La pétition est réservée à ceux qui ne légifèrent pas. Faut-il que le sujet soit sérieux à leurs yeux, pour qu'aux textes qu'ils votent, ils éprouvent le besoin d'ajouter des textes qui condamnent.

Sur le fond, évidemment, je suis contre. Si, une famille, c'est un homme et une femme, que n'interdisent-ils pas le divorce, que ne condamnent-ils pas les familles recomposées ou monoparentales ? Pourquoi exiger des couples homosexuels ce que l'on n'exige de personne ?

Enfin, c'est un texte qui est loin des réalités. Beaucoup d'homosexuels ont eu des enfants dans une précédente vie hétérosexuelle. 200.000 enfants sont élevés par des couples homosexuels. Beaucoup d'homosexuels jouent les célibataires pour adopter. N'attend-on pas justement des représentants du peuple qu'ils se coltinent avec la réalité, plutôt qu'ils ne se bercent d'illusions à coup de manifestes ?

par sébastien publié dans : vie gay
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Mercredi 4 janvier 2006

Dans ses voeux adressés au gouvernement, Chirac souhaite que soit renforcée la parité dans les exécutifs locaux. Il propose ainsi d'augmenter les amendes pour les partis qui contreviendraient à leurs obligations en la matière.

Chirac sait-il, ce faisant, qu'à l'instar de M. Jourdain qui pratiquait la prose sans le savoir, qu'il promeut, sans apparemment y voir de contradiction, la discrimination positive, cette abomination qu'il porte cependant aux gémonies, quand il s'agit d'autres populations que la gent féminine ? Car, qu'est-ce donc que de privilégier des postes pour certaines personnes, en raison de leur identité et non de leur mérite, si ce n'est de la discrimination positive ?

Pour ma part, je n'ai rien contre. A une seule condition : que ces règles ne valent que pour une durée limitée. Il s'agit d'initier un mouvement, non d'instaurer un ordre permanent qui placerait pour toujours les particularités identitaires au-dessus des critères de compétence. Dans l'intérêt général, promouvoir par l'expérimentation la cohésion sociale. Démontrer par l'absurde que la compétence n'est pas liée à un sexe ou une couleur. Mais, dans l'intérêt général toujours, parce que le modèle républicain l'exige, faire en sorte que cet ordre d'exception ne fasse jamais figure de règle définitive.

par sébastien publié dans : Politique-France
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