Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mercredi 23 février 2005

En août 2004, peu avant sa mort, le philosophe Jacques Derrida était interviewé par "Le Monde".

Il rappelait, en particulier, qu'il avait soutenu l'initiative de Noël Mamère visant à consacrer le 1er mariage homosexuel en France.

Mais, il allait plus loin. Il suggérait, en effet, l'idée de remplacer le mariage par un contrat à durée déterminée, "ajusté entre des partenaires de sexe ou de nombre non imposé". Il s'agit donc d'autoriser les unions de même sexe mais aussi de légaliser la polygamie.

Derrida avançait, en particulier, deux arguments :

D'une part, il considère que le mariage est à l'origine un rite religieux. Celui-ci a été importé sous une forme voisine au sein de la République. Le mariage est ainsi une concession de la République à l'Eglise. Cela a-t-il un sens dans un Etat laïc ?

D'autre part, il estime que le mariage consacre la monogamie et l'hétérosexualité. Ces manières d'aimer ne sont pourtant ni universelles ni implantées de longue date.

Derrida reconnaît que c'est là une utopie. Mais il prend date.

Pour ma part, je suis partisan de cette formule :

1) A mes yeux, l'Etat ne fait pas la morale et le mariage est porteur d'une certaine morale ;

2) L'Etat doit légitimer toutes formes d'amour, dès lors qu'elles sont consenties ;

3) Enfin, l'union étant à durée déterminée, il faudra la renouveler explicitement pour la poursuivre. Nous nous marierons ainsi plusieurs fois avec la même personne. Génial !

Tout cela est évidemment utopique. Mais il n'est pas interdit de rêver ! Qu'en pensez-vous ?

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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Mardi 22 février 2005

Lors de la discussion en 1ère lecture à l'Assemblée nationale du projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école, un amendement du député UMP Jérôme Rivière a été adopté.

Il s'agit d'introduire "l'apprentissage de l'hymne national dans les établissements du premier degré".

Deux objectifs sont évoqués : d'abord, faire en sorte que chacun apprenne et s'approprie ce qui est un symbole de la République, ensuite, permettre de mieux assimiler les populations "extérieures".

Cet amendement est, à mon sens, une réaction face au monde tel qu'il va qui fabrique soit des "citoyens du monde" qui vivent à fond la mondialisation, soit des "membres de tribu" qui ne se sentent bien qu'avec ceux qui leur ressemblent. Comment faire dès lors pour maintenir un sentiment d'appartenance nationale ?

Cet amendement s'inscrit dans la logique même du débat l'année dernière sur le voile : à l'heure des migrations, des sociétés métissées, de la mondialisation et de la construction européenne, il s'agit de rappeler, avec force de loi s'il le faut, ce qui fonde et caractérise la nation française.

Je note avec curiosité que le même débat existe au Japon.

Pour ma part, je suggère trois idées :

1) Oui, apprenons la Marseillaise mais changeons les paroles. Appeler les citoyens à prendre les armes ou à abreuver de sang les sillons est-il vraiment d'actualité ?

2) Apprenons aussi l'hymne européen, car si nous sommes français, notre avenir, c'est aussi l'Europe.

3) Enfin, proposons à l'ONU de lancer un concours pour créer un hymne mondial, qui serait chanté dans chaque pays à la même date.

Nous sommes français et nous ne sommes pas que cela. Il faut construire l'idée d'une appartenance multiple. Les identités ne s'annulent pas, elle s'ajoutent.

Qu'en pensez-vous ? Faut-il chanter la Marseillaise à l'école ?

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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Mardi 15 février 2005

J'ai connu Cristiano il y a 4 ans. Nous nous voyions alors de manière très espacée. Cristiano vivait avec qqn. Puis, progressivement, sans que j'y sois pour grand chose, il s'est tourné vers moi et avons fini par former un couple.

Au plaisir de l'union, s'ajoutaient aussi des moments de terrible désenchantement. Son goût pour l'alcool, sa difficulté à trouver du boulot, la vie avec la maladie ... Tout être normal aurait mis un terme à la relation, je n'en étais pas capable.

Aimer, c'est lorsque l'on accepte de souffrir.

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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