Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Vendredi 10 juin 2005

A noter l'excellente chronique de Bernard-Henri Lévy cette semaine dans Le Point. Il rapproche le discours de la gauche "radicale" avec celui du Front national. La même propension à critiquer les "élites" et le "système".

J'approuve complètement le diagnostic. Et, sur le style, c'est quand même bien balancé !

par sébastien publié dans : Politique-France
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Jeudi 9 juin 2005

 

par sébastien publié dans : humour
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Jeudi 9 juin 2005

Chaque peuple a, généralement, sa victime favorite sur laquelle il exerce un humour qui n'est pas toujours des plus fins.

Ainsi, les Français ont leurs histoires belges et suisses. Les Turcs se moquent des lazes, ces paysans de la mer Noire. Les Brésiliens exercent leurs talents sur leurs compatriotes du Nordeste. Et, à peu près tout le monde dispose de blagues sur les Juifs, à commencer par les Juifs eux-mêmes.

Et de qui se moquent les Américains ? Et bien ils ont leur french jokes.

Exemples :

- le général Schwartzkopf : "Partir en guerre sans les Français, c'est comme aller à la chasse au chevreuil sans son accordéon."

- le général Patton : "Je préfère avoir une division allemande devant moi qu'une division française dans mon dos !".

- la seule bataille navale jamais remportée par la France fut celle contre le Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande.

- Pourquoi la France doit-elle être à nos côtés dans la guerre menée contre Saddam et Al-Qaïda ? Parce qu'elle pourra leur montrer comment on fait pour se rendre.

- les Français exigent des preuves supplémentaires établissant que Michael Jackson a pratiqué de la chirurgie esthétique.

La plupart de ces "blagues" mettent l'accent sur notre supposée couardise, notre manque de courage, notre vénération de l'Etat et d'une certaine qualité de vie qui, aux yeux des Américains, confine à une paresse coupable.

Une façon cruelle d'observer la manière dont nous sommes perçus de l'autre côté de l'Atlantique.

par sébastien publié dans : politique-monde
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Mercredi 8 juin 2005

Comme la France connaît depuis trente ans un chômage de masse, que chaque élection est désormais l'occasion de sanctionner les gouvernements en place et que, de manière générale, le pays paraît douter de lui-même, beaucoup parlent à présent d'une "crise de régime".

Le mal est tel que le remède passerait inéluctablement par une refonte des institutions. 

Ainsi, Olivier Duhamel se prononce pour un régime parlementaire. Jack Lang prône l'instauration d'un régime présidentiel. Arnaud Montebourg met en place la Convention pour la VIème République. Et à droite, aussi, l'idée fait son chemin.

Pour ma part, je reste réservé pour au moins trois raisons :

1) D'abord, dans mon esprit, le changement des institutions ne doit être une réponse qu'à un moment critique de l'Histoire, comme cela fut le cas par le passé :

- la 1ère république (1792-1799) est née des émeutes d'août 1792, de la fin de la monarchie constitutionnelle de 1791 et de la guerre engagée avec l'Autriche et la Prusse ;

- la 2ème République (1848-1852) naît de la Révolution de 1848 ;

- la 3ème République est issue de la guerre de 1870 ;

- la 4ème République apparaît au sortir d'une guerre mondiale et au lendemain de la défaite de juin 40 ;

- la 5ème République, enfin, s'élabore dans un climat de guerre civile.

En sommes-nous là aujourd'hui ? Je ne crois pas. Des tensions fortes, certes. Mais ni guerre à l'extérieur, ni guerre à l'intérieur. Pas de crise militaire, mais une crise économique et sociale. Pas de problème avec les autres, mais des difficultés avec nous-mêmes.

Ainsi, pour résoudre une crise de cet ordre, je ne crois pas qu'il faille utiliser l'outil institutionnel. Nous sommes encore dans le domaine du choix politique, des programmes, des alternatives, qui tous peuvent évoluer au sein du cadre unique, unanimement partagé, des institutions actuelles.  

Si, demain, on accepte l'idée que l'on peut remettre en cause les institutions à l'occasion de crises économiques et sociales, je prends le pari que la 6ème République ne sera alors que la première d'une longue série ; le changement des institutions deviendrait un instrument "parmi les autres" et non plus une arme exceptionnelle de résolution de crises majeures.

2) Ce que l'on peut reprocher à la Vème République, c'est de permettre ce scénario improbable qu'est la cohabitation, laquelle, on le sait, est source d'immobilisme et de tensions inutiles au sommet de l'Etat.

Or, le quinquennat assure, sauf accidents, la fin de ce système étrange.

Il y aurait une ironie particulière à sanctionner la Vème république au moment où elle vient de soigner le principal de ses maux.

3) Le changement de régime me paraît d'autant moins nécessaire que nombre de réformes peuvent être initiées dans le cadre de notre Constitution actuelle.

Rien n'interdit des réformes qui pourront rendre nos institutions plus efficaces. Parlons, pourquoi pas, d'un "programme pour une Vème bis" avec, par exemple :

- la réforme du Sénat : un système qui assure toujours la victoire d'un même camp  n'est pas a priori très démocratique ;

- la réforme du mode d'élection de nos députés pour rendre l'Assemblée plus représentative ;

- la création d'un statut de l'élu obligeant, par exemple, un patron à reprendre dans son entreprise un employé qui s'est absenté le temps d'un mandat électif.

Ainsi, la Vème pourrait être plus vivante.

Finalement, dans cette demande réitérée de changement de régime, je vois surtout une autre façon d'exiger la table rase. Une idée très française qui consiste à penser le neuf par l'élimination d'abord de l'ancien. De penser l'avenir en repartant de zéro. Plutôt que la réforme, le réflexe révolutionnaire ?

par sébastien publié dans : Politique-France
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Mardi 7 juin 2005

C'est une période marquée par un déficit budgétaire chronique et une situation économique dégradée : on se plaint notamment de la flambée des prix.

C'est une période marquée par une farouche opposition aux réformes de l'Etat et de la fiscalité.

Aucun des premiers ministres successifs ne réussit à faire passer les réformes nécessaires au redressement des finances du pays.

C'est une période où le chef de l'Etat, par ses alternances de fermeté et de mollesse, n'inspire plus confiance. Il n'est pas soutenu par le peuple.

C'est une période où le peuple remet en cause les privilèges des élites.

C'est une période, enfin, où l'on estime que c'est au peuple et à personne d'autre de décider par une Assemblée constituante de la rédaction d'une prochaine Constitution.

Cela vous dit quelque chose ?

Mais, oui, bien sûr :

- les premiers ministres se nomment Turgot, Necker, Calonne et Brienne ;

- le chef de l'Etat s'appelle Louis XVI ;

- l'Assemblée constituante commence ses travaux le 20 juin 1789 ...

Ah oui, j'oubliais : comparaison n'est pas raison !

par sébastien publié dans : Politique-France
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Lundi 6 juin 2005

La lecture des dépêches AFP apporte son lot d'émotions.

Aujourd'hui, deux colères :

1) La Cour suprême américaine qui interdit l'utilisation de la marijuana dans les traitements médicaux.

On connaît pourtant les vertus médicales de ces plantes. Elles sont régulièrement utilisées, en particulier pour les malades du sida.

En interdisant ces produits, la Cour supprime des traitements qui ont le mérite de réduire la souffrance de certains patients.

Pour la Cour, de tels traitements favorisent la mise en place d'un marché dont on aurait du mal à maîtriser les effets pervers.

Je trouve curieux qu'un Etat comme l'Amérique puisse ne pas concevoir de mécanismes qui assurent la diffusion de ces produits sans craindre leur exploitation criminelle. Douter à ce point de son propre peuple, voilà un sentiment auquel nous n'étions pas habitués de leur part ! Y aurait-il des convictions cachées derrière de tels prétextes, qui valideraient par exemple les discours conservateurs de l'Administration en place ? Je ne voudrais pas y croire !

Avez-vous un avis sur le sujet ?

2) Ariel Sharon qui affirme "que Jérusalem est à nous pour l'éternité".

La poursuite de la construction de colonies, au mépris des dispositions de la feuille de route, et l'annexion de certains territoires en Cisjordanie par le biais du tracé, défini unilatéralement, du "mur de sécurité" laissent présager des négociations finales difficiles pour les Palestiniens, placés devant multitude de faits accomplis.

En quittant Gaza, Sharon doit donner des gages. Faut-il pour autant prendre le risque, de la sorte, de nourrir les discours les plus extrémistes du camp d'en face ?

3) Enfin, une satisfaction : le rapport du CIO sur les différentes candidatures pour l'organisation des JO de 2012.

Paris semble avoir un léger avantage sur ses concurrents. Souhaitons que ça aille au bout !

par sébastien publié dans : politique-monde
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Samedi 4 juin 2005

Une note un peu longue aujourd'hui. Je sais, moi non plus, j'aime pas ça ! Mais, le sujet mérite qu'on s'y attarde un peu sérieusement : il s'agit de l'accès aux traitements contre le sida dans les pays pauvres.

1) Des chiffres, d'abord, pour rappeler l'immensité du fléau :

- le sida tue chaque jour 8500 personnes dans le monde ;

- 38 millions de personnes sont infectées. 23 d'entre elles ont une espérance de vie de 8 à 10 ans maximum : le temps qu'il reste à vivre quand on n'a pas la possibilité de se faire soigner.

- l'Afrique est particulièrement touchée : l'espérance de vie au Botswana est passé de 65 ans en 1990 à 40 ans aujourd'hui, de 55 à 35 en Zambie, au Swaziland et au Zimbabwe.

2) Un fléau qui entraîne, en cascade, d'énormes difficultés économiques et sociales :

- dans les foyers touchés, l'incapacité de travailler d'une ou plusieurs personnes entraîne une perte de revenus alors que les dépenses liées à la prise en charge des malades augmentent ;

- pour compenser les pertes de ressources, les familles recourent davantageau travail des enfants qui abandonnent alors l'école ;

- intervient ensuite la vente des biens (terres, bétail, ...).

- dans le secteur industriel, les employeurs voient leurs résultats baisser avec la mort de salariés formés et la montée de l'absentéisme ;

- enfin, les administrations, elles-mêmes touchées, remplissent de moins en moins leurs missions.

3) Ainsi, sida et pauvreté s'entretiennent mutuellement.

4) Il y aurait bien une raison d'espérer : les traitements antirétroviraux (ARV) existent. Ils permettent de vivre "mieux" et plus longtemps avec le virus.

Malheureusement, les pauvres n'ont guère accès à ces médicaments. Pour deux raisons au moins :

a) d'abord, parce que la chute des prix des ARV, avec l'arrivée des génériques brésiliens et indiens en 2000, n'est pas suffisante : même à 150 dollars par personne et par an, ils restent inacessibles pour les pauvres ;

b) ensuite, parce que la pénurie de personnel et d'infrastructures empêche une meilleure diffusion des ARV.

5) A ce sombre tableau se profilent des lendemains encore plus difficiles et c'est là l'objet de cette note. Les derniers accords de l'OMC, en effet, sont insatisfaisants.

Rappelons de quoi il s'agit :

- l'Inde, aujourd'hui de loin le 1er exportateur de génériques, a atteint cette année la date-butoir à laquelle elle doit, comme l'ont déjà fait les autres pays émergents, se mettre en conformité avec les règles de l'OMC sur la propriété intellectuelle, les accords ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce) signés en 1994 ;

- ces accords protègent par un brevet de 20 ans les médicaments postérieurs à 1995, qui dès lors ne peuvent plus être librement copiés, à la différence des ARV antérieurs à cette date. Or, pour contrer les mutations du virus, le malade doit avoir accès aux molécules les plus récentes, sinon cela ne sert à rien.

- il est vrai que les ADPIC prévoient une dérogation : un Etat, pour des raisons de santé publique, peut imposer une "licence obligatoire" à un laboratoire, ce qui lui permet de copier librement un médicament, mais pas de l'exporter.

- quid, dans ces conditions, des pays pauvres qui n'ont pas de capacités productives ? Des modalités d'accès pour ces pays ont été définies par un accord le 30 août 2003.

- Dans les faits, cet accord est inapplicable : pour importer des génériques postérieurs à 1995, un pays pauvre devra lancer une procédure de licence obligatoire, mais qui ne peut porter que sur un médicament, une quantité et une période donnée. L'opération devra être répétée pour chaque nouvelle commande. Un système kafkaïen conçu pour ne pas fonctionner : cet accord est intervenu après 2 ans d'obstruction de la part de Washington et du lobby pharmaceutique américain.

- un système qui, de surcroît, fonctionnera d'autant moins que certains pays du Sud sont en passe de durcir leur législation sur les brevets, au-delà des exigences de l'OMC : l'Inde a ainsi élaboré une loi qui prévoit qu'un laboratoire pourra opposer un recours suspensif contre une licence obligatoire. Les procédures étant très longues, le laboratoire continuera pendant longtemps d'amortir son investissement.

Pourquoi cette loi ? Parce que les labos indiens préfèrent viser les marchés américain et européens, où plusieurs médicaments vont tomber dans le domaine public, marchés autrement plus rentables que les pays pauvres. D'où leur excès de zèle.

- D'autant moins applicables encore ces modalités d'août 2003 que les Etats-Unis multiplient les accords bilatéraux où ils poussent les pays du Sud à adopter des législations plus restrictives que les ADPIC, avec en échange des concessions commerciales dans d'autres domaines que la santé ou, pire, des marchandages au profit d'intérêts privés.

6) Ainsi, alors que le monde a les moyens de traiter ces pauvres, les accords commerciaux actuels font que cela est impossible. Les majors pharmaceutiques se rassurent alors que la maladie progresse. Le commerce gagne quand la santé perd.

Aujourd'hui, il est urgent de dénoncer ces accords et de demander la renégociation des modalités d'accès des pays pauvres aux traitements.

Un accord qui ne permet pas de sauver des vies alors que l'on a les moyens de le faire est forcément mauvais.

par sébastien publié dans : solidarités
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Vendredi 3 juin 2005

Voilà, le nouveau gouvernement est formé. Il n'échappera pas à la remarque de bon sens "on prend les mêmes et on recommence". Ce jeu de bonneteau ne joue pas en faveur d'un état de grâce.

Cette semaine a été l'occasion d'observer des épisodes surréalistes qui sont autant de premières :

1) Un président de la république qui annonce lors de sa déclaration à la télévision la nomination de son ministre de l'intérieur.

2) Un premier ministre qui passe à la télé avant même la formation de son gouvernement.

3) Un ministre de l'intérieur qui veut faire du dossier de l'immigration un de ses principaux chantiers, alors même que le premier ministre a, sur cette question, des visions assez radicalement opposées. Ce qui promet des arbitrages chaleureux et, éventuellement, une démission fracassante.

4) Un ministre du commerce (qui vient de déposer sa loi au Sénat) qui échange son poste avec le ministre de la fonction publique (ancien ministre du commerce), ce qui fait qu'ils vont faire une deuxième passation de pouvoir identique à la première, mais dans l'autre sens : "je ne vous fais pas visiter, vous connaissez la maison, ...".

5) Un diplomate choisi pour mener l'objectif n°1 : la bataille pour l'emploi.

Tout cela baigne dans un océan de logique évident.

Pour finir, il convient de déplorer que "le droit des victimes" n'est plus une priorité gouvernementale. Mais, qu'on se rassure "la promotion de l'égalité des chances" en devient une nouvelle.

La poésie est au pouvoir, sans aucun doute !

par sébastien publié dans : Politique-France
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Jeudi 2 juin 2005

Ce blog, vous l'aurez peut-être remarqué, prend souvent un malin plaisir à aller contre l'opinion commune. A se distinguer des discours qui font la mode.

Ainsi, il m'est arrivé d'écrire que le référendum était davantage une illusion de la démocratie plutôt que son exercice authentique, que la revendication d'une spécificité communautaire reflétait davantage un discours intolérant plutôt qu'une attitude d'ouverture, ou bien encore que ma résolution pour l'égalité de droits pour les homos ne s'accompagnait pas pour autant d'une demande de visibilité spécifique.

Aujourd'hui, je voudrais m'opposer à un autre discours convenu qui tend à faire florès : les élites seraient éloignées du peuple, et ne comprenant pas le quotidien des gens, ils en seraient réduits à faire des textes hors de propos. Ils vivraient hors des réalités, se complaisant dans des privilèges dont eux-seuls pourraient profiter, parlant une langue si absconse qu'eux-seuls pourraient la comprendre.

Non seulement ce discours est faux, mais en plus il est dangereux.

Faux, car :

- les élites ne vivent pas en dehors des réalités : faut-il rappeler que plus de 80% des parisiens viennent de province, qu'ils y ont de la famille, dont plusieurs membres vivent dans le quotidien du chômage et des fins de mois difficiles. Entre les élites et le peuple, il n'y a pas cette étanchéité parfaite qu'on voudrait nous faire croire ;

- les élites, dont il faut comprendre que ce sont en fait les décideurs ou les leaders d'opinion, sont sans cesse en train de composer avec les représentants du peuple : c'est justement parce qu'ils accordent parfois trop d'importance aux intérêts catégoriels qu'ils produisent des textes déséquilibrés, voulant satisfaire le plus grand monde. Ainsi l'élite ne gagne pas toujours à suivre le peuple. Et c'est bien parfois parce qu'elle manque de courage et de vision, c'est-à-dire lorsqu'elle ne fait pas ce que l'on est en droit d'attendre d'elle, qu'elle obtient des résultats médiocres.

Discours dangereux aussi parce que symptomatique d'une pensée creuse : la critique des décideurs vaut programme. Elle permet d'éluder les propositions alternatives.

Elle permet ensuite de caresser l'opinion dans le sens du poil. La critique de "l'établissement" entretient l'idée d'un complot général entretenu par les décideurs au préjudice des peuples.

Tout en reconnaissant que certains décideurs font parfois mal leur boulot, il est urgent aussi de dire que stigmatiser ainsi les "élites" est révélateur d'un discours qui fleure bon le populisme et la démagogie.

par sébastien publié dans : coups de gueule
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Mercredi 1 juin 2005

Les Français ont le goût de la contradiction :ils votent "non" au référendum car ils jugent la constitution trop libérale, mais leur homme préféré pour Matignon reste Nicolas Sarkozy. Comprenne qui pourra !

Dans le même esprit de paradoxe, il y a toujours deux choses que j'ai du mal à m'expliquer :

1) Pourquoi les profs les plus diplômés sont aussi ceux qui dispensent leur savoir le moins d'heures dans la semaine ?

2) Pourquoi les routes les plus sûres sont aussi les seules payantes ?

Ah, je viens d'en trouver un autre : pourquoi prendre pour chef un diplomate quand on fait de la réduction du chômage sa nouvelle priorité ? Bêtement, je pensais que les économistes en savaient plus sur le sujet.

 

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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