Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mercredi 11 mai 2005

Un article ce matin dans Le Figaro qui présente les résultats d'une étude menée par l'Académie des sciences américaines et qui tendent à démontrer que l'on naît gay plutôt qu'on ne le devient.

En ce qui me concerne peu importe si l'on naît gay ou si on le devient. En tous les cas on ne le choisit pas. Pas plus que l'on ne choisit d'être noir ou gaucher.

par sébastien publié dans : vie gay
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Mercredi 11 mai 2005

Le Parlement européen vote ce matin en 1ère lecture sur le projet de directive sur le temps de travail adopté par la Commission européenne en septembre dernier.

Ce projet prévoit des semaines de travail maximales de 48 heures.

L'Angleterre de Tony Blair s'oppose à ce projet. Elle souhaite des dérogations de manière à rendre le travail plus flexible.

La France, elle, s'oppose à toutes formes de dérogation.

Preuve s'il en fallait que les notions de "gauche" et de "droite" ne constituent plus des marqueurs significatifs !

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mercredi 11 mai 2005

Demain, le ministre de l'Intérieur présentera au Conseil des ministres un projet de loi pour lutter contre l'immigration illégale.

Il ne comporte qu'un volet policier : création d'une police de l'immigration, mise en place des visas biométriques, création d'un service public de l'immigration qui regroupe l'ensemble des administrations concernées sous la seule tutelle du ministre de l'intérieur, création d'un fichier national des attestations d'accueil, modification du code civil pour supprimer la reconnaissance automatique par la France des unions conclues à l'étranger.

Que les services de police soient réorganisés pour être plus efficaces est une chose que l'on peut naturellement concevoir.

Mais qu'un texte sur l'immigration illégale se limite à un seul volet policier, voilà qui, à mon sens, tombe à côté de la plaque.

D'abord, parce que l'on sait que l'immigration est amenée à jouer un rôle important dans l'avenir du pays et du continent, en raison de la démographie qui remet en cause les systèmes sociaux et diminue la part de la population active. En envoyant un seul message policier, on flatte peut-être l'opinion, mais on rend plus difficile les réformes à venir, forcément nécessaires.

Ensuite, parce que l'on ne diminuera pas le flux entrant de l'immigration illégale par le seul renforcement des services policiers. La majorité des immigrants n'ont rien à perdre. Qu'ont-ils de plus à craindre quand ils ont déjà quitté leur terre et leur famille ? La méthode policière ne tarit pas les flux, elle les renvoit.

Enfin, et surtout, l'immigration illégale est aussi le produit de complexités administratives qui échappent à tous ceux qui veulent tenter leur chance. Une loi qui voudrait tarir les flux d'illégaux devrait réformer, en particulier, deux procédures :

1) aujourd'hui, pour venir travailler en France de manière régulière, il faut engager une procédure lourde, longue et incertaine. Le futur employeur doit délivrer un contrat qui sera ensuite examiné par les Directions départementales du travail. Celles-ci s'attacheront à déterminer s'il est effectivement nécessaire, en l'espèce, de faire appel à une main d'oeuvre étrangère. Devant la longueur des procédures et l'incertitude sur la décision finale, le candidat à l'immigration est tenté de passer outre.

2) la réforme de l'Aide médicale d'Etat est nécessaire. Aujourd'hui, pour avoir droit à cette aide, il faut être sans-papier puisqu'elle n'est délivrée qu'à ceux qui sont en France depuis plus de 3 mois. Nombreux sont ceux qui, devant la maladie, préfèrent venir se faire soigner dans l'illégalité que souffrir chez eux, en étant réguliers.

Je suis contre les régularisations massives. Parce qu'elles sont injustes vis-à-vis de tous ceux qui, malgré leur complexité, essaient de respecter nos règles. La régularisation est, quelque part, une prime à l'illégalité.

Mais, il est nécessaire de réformer nos règles en matière de contrat de travail et d'assistance aux malades, sans quoi, l'immigration illégale se poursuivra, faute de mieux, appelant en retour un plus grand contrôle policier.

Dès lors, c'est bien un cercle vicieux que l'on met en place.

par sébastien publié dans : Politique-France
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Samedi 7 mai 2005

Si la France vote comme ma famille, ce sera non !

A l'occasion de ce weekend prolongé, je retrouve la verdure reposante de la campagne, ce silence qui est un luxe et une grande partie de ma famille. L'occasion de sonder les esprits sur le futur référendum, sans trop insister toutefois car il s'agit de se quitter dans les meilleurs termes !

1er constat : le non est majoritaire.

2ème constat : ceux qui votent "non" et ceux qui votent "oui" ont un point commun : ils ne savent pas pourquoi ! On "sent" ou on ne "sent pas" les choses, c'est tout !

3ème constat, qui est une conséquence du second : on ne vote pas par rapport à un texte, on vote par rapport à une situation personnelle. Ceux qui ont un emploi stable et ont la chance de voyager votent plutôt "oui". Ceux qui vivent de petit boulot en petit boulot et ont rarement été plus loin que l'horizon du département, voire du canton, votent "non".

Et rapidement la même question qui domine le débat : comment faire face aux délocalisations ? Comment lutter face aux pays où la main d'oeuvre est si bon marché ?

Fabius a vu juste : il y a aujourd'hui "deux France".

Comment expliquer que voter "oui" à la Constitution est utile, mais que probablement cela ne changera rien à la situation de ceux qui, comme ma mère, n'ont toujours pas 4 chiffres au bas de leur fiche de paie, même après 40 ans de travail ?

On n'est plus alors dans le débat politique. On est dans l'ordre du décent et de l'indécent.

par sébastien publié dans : my life
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Mercredi 4 mai 2005

Chers lecteurs, dont je ne connais pas le nombre depuis un certain temps, vu qu'over-blog semble en panne au niveau des statistiques, je vous souhaite à ceux qui le peuvent un bon weekend de l'ascension.

L'occasion pour moi de découvrir une région, la Bourgogne, que je ne connais pas du tout. L'occasion aussi de recharger les batteries après l'achat très stressant de mon appartement et un changement de fonction tout neuf !

A la semaine prochaine !

 

par sébastien publié dans : my life
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Mardi 3 mai 2005

Vu hier le film "Va, vis et deviens" de Radu Mihaileanu.

En 1984, les Etats-Unis et Israël organisent l'opération "Moïse" qui permettra à 4000 juifs éthiopiens de fuir la famine et la guerre pour la Terre sainte.

Parmi eux, un enfant de 9 ans à qui sa mère, chrétienne, exhorte de se faire passer pour juif pour se sauver : va, vis et deviens ! L'amour d'une mère qui va jusqu'au sacrifice de son enfant.

Celui qui s'appellera désormais Schlomo est accueilli par une famille française. Difficultés de l'intégration. Haine des extrêmistes pour ces Noirs qui ne sauraient être leurs égaux. Et là encore l'amour d'une mère de substitution pour panser les blessures du déracinement.

Comment vivre loin des siens et de sa terre. Comment vivre au contact de l'inconnu et de la haine.

Il y faut l'amour des mères et l'espérance des lendemains.

Pour moi, le plus beau film que j'ai vu cette année. Plein d'émotions, sans jamais être larmoyant, plein de scènes drôles et de phrases fortes, plein d'amour surtout.

Un film qui vous donne envie d'être meilleur.

72 Ko

par sébastien publié dans : cinéma
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Lundi 2 mai 2005

Ce sont des histoires de corps que l'on frôle dans des bordels enfumés, de peaux que l'on caresse sur des rythmes sensuels et de vapeurs d'alcool qui enivrent de dangers.

Ce sont des volcans toujours prêts à rugir et des hommes toujours prompts à combattre. La vie qui joue avec la mort.

Ce sont des voyages. Des quais dans la brume. Et des bars, toujours, pour principaux repaires.

Ce sont des chansons où le Bien et le Mal ne font qu'un : l'amour torture, le soleil brûle et le danger est doux.

La pénombre attire car on y devine la vérité des hommes et de la vie.

Pour Bernard Lavilliers, c'est dans l'ombre que l'on trouve la lumière. Et autant que sa musique et ses textes, c'est cette idée qui me séduit.

"Je suis là sur le seuil de ce matin sacré

Les embruns de la nuit à mon cuir accrochés

Les lieux troubles ambigus

Où je brûle ma vie

Ont glissé sur ma voix un voile qui séduit

Rendez-vous à Bahia où l'aigle du Brésil

Est aussi orgueilleux que le puma des villes

Tatouages marins ou chansons des bordels

Je t'emmène en musique vers le rêve

essentiel"

L'amour et la mort (1977)

par sébastien publié dans : coups de coeur
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Lundi 2 mai 2005

Le 1er mai 2004, 10 nouveaux pays faisaient leur entrée dans l'Union.

Des craintes s'exprimaient à leur endroit : des migrations massives étaient à prévoir, le marché intérieur serait déstabilisé par l'introduction de produits aux normes de qualité forcément inférieures, les 15 ne pourraient faire face aux conditions de production plus souples des 10 nouveaux.

Un an après, qu'en est-il ?

Le "grand exode" n'a pas eu lieu, y compris vers les pays où aucune transition n'était programmée (Angleterre, Irlande, Suède).

Aucune des 3 clauses de sauvegarde (pour perturbations d'un secteur de l'économie, dysfonctionnement du marché intérieur ou manquement à la coopération judiciaire et policière) n'a dû être mise en jeu.

Les chiffres présentent en outre un enrichissement mutuel :

- pour les 10 nouveaux :

* une croissance de 5% en 2004, contre 3,7% en 2003

* une prévision de croissance de 4% en 2005, soit le double de celle estimée pour les 15.

* une opinion davantage acquise à la construction européenne qu'un an plus tôt.

- pour les 15 :

* l'augmentation des exportations à forte valeur ajoutée.

* un investissement chez les nouveaux entrants de 13,8 milliards d'euros, contre 7 milliards en 2003.

* des entreprises davantage implantées, qui tirent partie de cette ouverture.

- pour la France :

* 3ème investisseur de la région (1er en Pologne et 1er en Roumanie)

* des exportations qui ont quadruplé depuis 10 ans.

* 130 000 emplois induits pour le pays (Source : ministère des finances).

Ainsi, l'élargissement fonctionne, ce qui renforce la capacité d'attraction de l'Union :

- le président ukrainien, à peine avait-il endossé son nouveau costume, qu'il précisait que l'intégration à l'Union constituait un objectif fondamental de son mandat ;

- le président moldave n'a dû sa réélection que parce qu'il affirmait, contre la logique de son parcours jusqu'alors, que l'Europe était un véritable projet d'avenir pour son pays ;

- le président géorgien ne fait plus un discours officiel sans le drapeau européen derrière lui.

Au moment où l'on parle beaucoup de délocalisations et de "plombiers polonais", il est important, je crois, d'avoir ces chiffres à l'esprit. De confronter la réalité d'aujourd'hui aux peurs d'hier. Et, une fois n'est pas coutume, de saluer le travail de ces "technocrates", dont il est paraît-il justifié de dire le plus grand mal, mais qui sont pourtant les artisans de cette réunification du continent.

Fantasmes d'hier et vérités d'aujourd'hui. Fantasmes d'aujourd'hui ...

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Vendredi 29 avril 2005

Vu Jospin hier sur France 2.

Une partie de son intervention m'a rappelé la prestation de VGE l'autre jour dans l'émission "100 minutes pour comprendre".

Ils ont évacué avec la même efficacité, face au même interviewer qui dans les deux cas n'a pas cherché à approfondir, toute discussion sur la 3ème partie du traité, celle qui concerne les politiques : "rien de nouveau là-dedans", "c'est la compilation des traités précédents que nous avons déjà acceptés", "il fallait bien les mettre quelque part".

Mais, enfin, qui ne voit que le problème, justement, pour ceux qui votent non, et encore plus parmi les socialistes, repose sur ces politiques dans lesquelles ils ne croient plus et dont ils souhaitent précisément la modification.

Evacuer le débat de la sorte, c'est un peu leur dire "ces politiques ne vous plaisent pas, mais bon c'est ainsi on les garde, on ne peut pas faire autrement".

Pense-t-on réellement convaincre les tenants du non de cette façon ?

Cette fois-ci, pour gagner, il ne suffira pas de dire "voter non, c'est voter contre l'Europe", ce qui est somme toute assez humiliant pour les "non" de gauche.

Il faudra répondre avec sérieux à des arguments qui le sont tout autant.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Jeudi 28 avril 2005

Savez-vous que le Président du Sénat dispose d'un appartement de fonction de 200m2 rue Bonaparte à Paris ? Vous n'êtes pas sans ignorer pourtant que le Président du Sénat est l'homme politique le mieux payé de la République.

Savez-vous, par ailleurs, qu'il peut conserver cet appartement jusqu'à la fin de ses jours ? L'appartement de fonction est aussi un appartement d'après-fonction !

ça fait mal, hein ? Allons, allons, que cela ne vous empêche pas de travailler le lundi de pentecôte. Pensez à tous ces anciens qui n'ont pas les privilèges du sage Poncelet !

par sébastien publié dans : coups de gueule
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