Bonjour !

Au départ, j'ai créé ce blog pour diffuser un papier de ma composition qui m'était cher : ma réponse à Lionel Jospin sur la question du mariage gay (article du 25 novembre 2004).

Ce site me permet à présent de faire part de mes remarques sur des sujets variés, principalement sur l'actualité et la politique.

J'espère que cet outil me permettra d'avoir des contacts et des débats intéressants avec d'autres bloggers. Bonne lecture !

Pour m'écrire : sebo75@hotmail.com

 

Mercredi 22 juin 2005

Est-ce que vous connaissez "The Onion" ? C'est un journal satirique américain hebdomadaire. Et j'adore leur humour !

Je vous invite à lire la "une" de cette semaine : "Democratic Middle Eastern Union votes to invade US" !

Un vrai morceau de politique-fiction : l'Union des pays démocratiques du Moyen-Orient, constituée en 2042, a décidé de mettre un terme à l'occupation par les Etats-Unis, Etat-voyou, de 31 pays dans le monde ! Il s'agit d'apporter la liberté au peuple américain oppressé.

La preuve aussi que certains Américains peuvent rire d'eux-mêmes.

A lire aussi, l'article sur le 5ème clone de Dick Cheney, qui a remporté l'appel d'offres pour reconstruire le Midwest, après la guerre féroce qui a opposé les forces loyales du Texas aux seigneurs de guerre locaux.

L'un des premiers chantiers consistera à rétablir les lignes satellites dont la disparition a empêché la population de consulter, depuis 2052, les hologrammes qui leur donnent des nouvelles de leurs célébrités préférées.

On apprend aussi que la Maison Blanche se trouve désormais à Crawford, que le Texas est un empire dont la capitale s'appelle Rumsfeld et que la nouvelle monnaie américaine depuis 2055 est le "néo-yen" qui est émis par la société ChaseMitsubishi.

J'aimerais bien assister à leurs conférences de rédaction !

par (paris) publié dans : coups de coeur
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Mardi 21 juin 2005

La fondation Robert Schuman analyse ici les conclusions du dernier Conseil européen qui portent sur la ratification de la Constitution et sur le budget 2007-2013.

1) Sur la première question, la Fondation Robert Schuman estime qu'il faut d'abord travailler à la démocratisation du fonctionnement du système européen. C'est l'un des rares consensus qui unit les divers tenants du non : le fonctionnement de l'Europe n'est pas clair ; elle est trop éloignée des citoyens.

Les deux enquêtes Eurobaromètre, effectuées au lendemain des référendums en France et aux Pays-Bas, ne confirment cependant pas cette analyse : parmi les premières raisons invoquées au vote "non" figurent moins l'illisibilité des institutions européennes que des préoccupations nationales. 

Les citoyens se contenteraient volontiers d'institutions éloignées si elles étaient efficaces !

N'empêche, tout ce qui clarifie le système est bon à prendre.

La fondation propose en particulier la publicité des débats au sein du Conseil. Cela permettrait aux journalistes de mieux faire leur boulot. Cela interdirait également aux politiques, de retour dans leur pays, de faire peser le poids de décisions impopulaires sur le seul compte de l'Union.

Au-delà de cette disposition, on recherche vainement de nouvelles idées : "il conviendra de poursuivre cette discussion sur le défi démocratique à relever", preuve que les think tanks les plus créatifs paraissent eux-aussi assez désemparés aujourd'hui !

2) Sur la question du budget, la Fondation déplore la manière dont le débat s'est engagé.

Au lieu de penser d'abord en terme de contibution pour chaque pays, il faut au préalable se demander de quels moyens l'Europe doit disposer à partir de 2007 pour mener à bien les objectifs qui lui sont assignés.

Pour la Fondation, deux axes sont à mettre en avant :

- la solidarité avec les nouveaux membres, ce qui implique probablement un plafonnement au-delà du 1% du revenu national brut européen ;

- le recentrage sur les politiques qui favorisent la croissance (R&D, réseaux transeuropéens, ...).

Sur ce dernier point, la Fondation, sans le dire explicitement soutient vraisemblablement la méthode Blair.

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mardi 21 juin 2005

Intéressant reportage d'une jeune journaliste française qui vit à Lima au Pérou. Elle a rendu visite à plusieurs femmes qui ont migré vers la capitale, en raison des menaces exercées dans les campagnes par le Sentier Lumineux et également par les militaires.

Elle raconte le quotidien difficile de ces habitants.

par sébastien publié dans : politique-monde
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Mardi 21 juin 2005

Pour ceux et celles qui sont sur Paris, le magazine de la RATP "A Nous Paris" a sorti aujourd'hui un numéro spécial sur la fête de la musique.

L'idéal pour faire son choix. Et en plus c'est gratuit !

Pour ma part, je sens bien Palais Royal, Louvre, Tuileries et retour à Bastille !

Si vous êtes dans le coin, laissez-moi un message !

La fête de la musique est un succès international. Quelques affiches de cette année :

Londres :

Italie :

Thaïlande :

Espagne :

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Népal :

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Liban :

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Brésil :

Panama :

Nicaragua :

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Seychelles :

par sébastien publié dans : soirées, spectacles, expos
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Samedi 18 juin 2005

Deux statistiques simples, faciles à se rappeler, et qui invitent à tout sauf à l'acceptation du monde tel qu'il va. Je la tire de l'article de Jérémy Rifkin, "I have a dream", dans le Nouvel Observateur de mercredi dernier :

- la fortune globale des 356 familles les plus riches du monde dépasse le revenu annuel total de 40% des habitants de la planète ;

- celle des trois foyers les plus riches (Bill Gates, warren Buffet et la famille walton, propriétaire des magasins Wal-Mart), le revenu annuel total des 940 millions de personnes les plus pauvres.

Cette dernière stat est hallucinante.

Que pouvons-nous faire devant le spectacle de cette inégalité ?

par sébastien publié dans : politique-monde
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Vendredi 17 juin 2005

On entend beaucoup de récriminations au sujet de la Gay Pride. Elle serait dépassée pour les uns, contre-productive pour les autres, inutilement provocante.

Pour avoir le pot-pourri de tous les reproches qui lui sont faits, il suffit de se reporter aux propos de Paul-Marie Couteaux dans VSD de cette semaine, à l'occasion du duel qui l'oppose à Jean-Luc Roméro. Rarement lu autant de propos révoltants en si peu de lignes.

Pour moi, la Gay Pride a deux bonnes raisons d'exister :

1) La première est évidente : les gays ont toujours moins de droits que les hétéros. Ils sont victimes de discriminations premières. Le combat est légitime.

Je ne peux m'empêcher, chaque jour, de regretter que je ne puisse me marier avec mon ami. Si elle était brésilienne, elle serait déjà en France, travaillerait peut-être et serait soignée. Puisque c'est un homme, il ne peut venir et travailler. Il souffre à 10000 kilomètres d'ici, parce que c'est un homme.

2) En second lieu, la Gay Pride rend service à tous les jeunes gays de province ou d'ailleurs qui ne peuvent s'assumer en raison du milieu où ils vivent. La manifestation leur renvoie l'image de personnes fières d'être ce qu'elles sont. C'est un soutien considérable.

Pour finir, on reproche souvent à la Gay Pride d'être festive. Pour faire avancer sa cause, nul besoin de danser comme des folles !

A celà, je répondrais trois choses :

- d'abord, il n'y a pas de mal à se faire du bien ! Faire la fête le samedi, au mois de juin, en plein Paris, finalement c'est plutôt sympa ;

- plus sérieusement, il serait naïf de croire que l'on ne fait avancer ses droits, aujourd'hui, que dans le cadre étroit des bureaux obscurs. Il n'y aura pas d'avancée des droits sans mobilisation de l'opinion, et donc sans le relais des médias. Or, les médias ont leur propre grille d'intérêt au sommet de laquelle figurent les images fortes et belles. Les médias sont un instrument indispensable. Il faut donc parler leur langage ;

- enfin, à ceux qui ne peuvent supporter cette balade bon enfant, je leur dis : dépêchez-vous de donner les mêmes droits aux gays. N'ayant plus rien à revendiquer, ils rentreront dans le rang et vous n'aurez plus à supporter ces drag queens fluos, ces Mr propre à string, que, dans le secret de vos alcôves, je le sens, vous mourrez d'envie d'approcher !

Allez, tous à la Gay Pride !

par sébastien publié dans : vie gay
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Jeudi 16 juin 2005

On se souvient des mariés de Bègles. La justice a annulé leur mariage au motif qu'ils étaient du même sexe. Même si le Code Civil n'est pas explicite en la matière, les juges ont considéré qu'il n'était pas dans l'intention du législateur de consacrer, par ce vide juridique, les mariages de même sexe. Discrimination, certes, mais qui s'appuie sur le droit.

Les juges ont décidé d'aller plus loin.

Camille et Monica s'aiment. Camille était un homme. Elle a décidé de devenir une femme en se faisant opérer. Monica "se sent" femme, mais elle n'est pas opérée. Aux yeux de l'état-civil, c'est toujours un homme.

Dès lors, rien ne s'oppose à leur mariage. Une femme et un homme. Le juge devrait s'incliner.

Et bien, non. Le juge dénonce une "provocation" et un "mariage militant" !

Comme le dit Eric Fassin, sociologue,  dans Libération du 15 juin, "il ne suffit pas pour le juge d'être mari et femme, encore faut-il le paraître".

Alors que dans le cas des mariés de Bègles, le juge interdit le mariage au nom du sexe, il le fait ici au nom du genre. Il ne se contente pas d'examiner l'état-civil, il lui faut en plus s'assurer que chacun correspond à l'image que le juge se fait de l'époux et de l'épouse.

Immixtion dans la vie du couple. Jugement de valeur, hors des seules normes que fixe la loi. Jusqu'où s'arrêtera la bêtise et le conservatisme de ces juges ?

par sébastien publié dans : mariage gay
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Mardi 14 juin 2005

Le dilemme de l'Europe ?

Soit c'est une Idée et elle n'a plus de frontières,

Soit elle a des frontières et ce n'est plus une Idée.

 

par sébastien publié dans : Politique-Europe
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Mardi 14 juin 2005

Travaillant dans la fonction publique, je suis amené à observer régulièrement comment se passe la mobilité en son sein.

Il est de bon ton pour tout nouveau ministre de chanter les vertus de la mobilité. Source de motivation pour le fonctionnaire, prêt à rejoindre sa région d'origine qu'il chérit tant, elle est aussi un gage de dynamisme pour la fonction publique. Tout le monde devrait y gagner.

Or, il y a loin des discours aux actes.

Quelques exemples pour s'en convaincre :

1) Un ami, qui est depuis 4 ans sur le même poste, cherchait à rejoindre sa région d'origine ou une région voisine. Refus, sans motif.

2) Un autre ami, qui avait multiplié les recherches pour trouver un point de chute dans une autre administration et qui y était finalement parvenu, s'est vu refuser ce mouvement par son administration d'origine. Sans raison explicite, là non plus.

3) Enfin, un autre ami, qui venait de terminer un congé sabbatique d'un an et qui, à ce titre, n'avait pas tous les atouts en main, est néanmoins parvenu à décrocher le poste de son choix, au coeur d'une très belle ville, sans même que son poste soit proposé à la concurrence. Il faut croire que le fait que son père soit député PS ait pu jouer, dans cette ville et cette région acquises à la gauche ...

Ainsi, en l'absence de motivation explicite, la mobilité au sein de la fonction publique obéit à des décisions discrétionnaires.

Devant un système si injuste, que peuvent faire les plus malchanceux ? Remplir poliment les formulaires ne dure qu'un temps. Vient le moment où il faut faire comme les autres, c'est-à-dire :

1) faire la retape devant son député ou son sénateur ;

2) s'encarter dans un syndicat, de préférence celui qui a le dernier mot dans les commissions qui décident du sort de telle ou telle demande.

Ainsi, même s'il le déplore, le fonctionnaire honnête devra à terme, parce qu'il y est contraint, se soumettre aux règles de copinage du système.

Les politiques n'osent pas s'attaquer à ces dysfonctionnements, parce qu'ils hésitent à s'en prendre à un système verrouillé par les syndicats qui y voient une façon de gonfler indirectement leurs rangs.

Mais alors il faut être en phase avec ses actes et cesser les discours ronflants qui ne trompent personne.

Ou alors, on peut rêver, prendre le taureau par les cornes en exigeant la motivation des décisions et la mise en concurrence de tous les postes.

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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Lundi 13 juin 2005

Vendredi soir, je me trouvais Place de la Concorde. Il était environ 19h30. J'allais prendre le métro Place de la Madeleine. C'est alors que j'ai vu un fort attroupement dans le jardin des Invalides.

Je m'approche avec curiosité. Je me dis que c'est peut-être un tournage de film. Mais pas de gros projecteurs. C'est autre chose.

Je pense alors que c'est peut-être une manifestation en faveur de la candidature parisienne aux JO. Mais pas d'anneaux olympiques. Pas de banderoles. Rien.

Il doit y avoir un millier de personnes environ. Que diable font-ils ?

Et bien, ils tiennent tous des verres en plastique. Et ils font une drôle de chaîne : chacun vide le contenu de son verre dans celui de son voisin. Et ils chantent "il était un petit navire". Surprenant !

Et puis, d'un coup, une clameur parcourt la foule. Chacun jette son verre. Tout le monde se met à taper des mains. Et, très vite, on se sépare, comme si rien ne s'était réellement passé.

Ne voulant pas mourir idiot, je m'adresse à l'un des maillons de cette chaîne, la quarantaine, tiré à quatre épingles :

"- C'est quoi ce truc ?

- Un flash-mob.

- Et c'est quoi exactement ?

- Les gens se donnent rendez-vous par SMS et par e-mails. Et voilà.", me dit-il, l'air légèrement condescendant et le pas vif, afin probablement de semer ce pauvre type qui ne connaît rien aux moeurs de la nouvelle technologie.

C'était donc un flash-mob. Une manifestation collective et courte, organisée par l'échange de SMS et d'e-mails. Comment comprendre ces manifestations d'un nouveau genre ?

Deux tentatives d'explication, peut-être :

1) En dépit des nouveaux et nombreux outils de communication, le besoin demeure de se retrouver ensemble, non plus à portée de clic mais à portée de main. Il n'est pas anodin, d'ailleurs, que la manifestation choisie soit une chaîne humaine : le contact physique assure de la réalité de la relation.

Communiquer, ce n'est pas seulement s'adresser des messages, c'est surtout être avec l'autre.

2) Ces manifestations me rappellent aussi une définition de la mode : il s'agit "d'être différent tous ensemble". Le désir de se distinguer mais dans le réconfort d'une tribu. D'être original sans être marginal.

A nouveaux outils de communication, nouveaux comportements et nouveaux codes qui permettent de s'assurer d'une même appartenance à "l'élite électronique".

Avez-vous déjà participé à des manifestations de ce type ?

par sébastien publié dans : Réflexions-idées
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